Voyez Éd. Rott, op. cit., p
ser tous les jours leurs troupes, par le commerce et la hantise^ qu'ils prendroient avec eux, ils diminueroient l'estime de la France, dont s'ensuivroit enfin l'abandonnement de notre alliance, pour la conservation de laquelle nous avons dépendu ^ jus(|u'à ce jourd'hui des millions, et qui nous est nécessaire pour être seuls, ou, aussi bien que les Espagnols, arbitres de l'Italie.
Que^, par ces passages, nous empêchions que l'Italie tût inondée du déluge d'hommes qu'ils y feroient descendre, et en France même, de leurs États de Flandre et d'Allemagne, et qu'ils ne fermassent les portes de l'Italie à tout secours, contraignant le Pape d'être leur chapelain, et faisant plier le col à tous les autres potentats de l'Italie sous le joug de leur servitude; qu'il n'y avoit nul danger ni crainte pour la chrétienté que la France eût ces passages, en étant éloignée comme elle est.
Au contraire, étant entre les mains de l'Espagne, ils peuvent être dits à aussi bonne raison les fers et les ceps de la chrétienté, que le roi Philippe de Macédoine appeloit le fort d'Acrocorinthe\ qui étoit à l'entrée du Péloponèse, les fers dont il tenoit la Grèce captive.
1. Le scribe du manuscrit B avait écrit hautesse ; sa bévue a été corrigée par Sancy.