Cette phrase a été ajoutée par Sancy sur le manuscrit A
la division entre eux, qui a appelé les armes d'Espagne et les a réduits à l'état' où ils sont maintenant.
Mais, puisqu'ils ont recours au Roi et implorent sa miséricorde, il est de son honneur de les protéger; le seul nom d'alliés, sans aucun mérite de leur part, leur acquiert ce bien-là.
Leur oppression est injuste; cela suffit pour obliger la bonté du Roi de les assister en leur légitime besoin. La puissance royale doit être si prompte et si prête à faire bien à ceux qui ont recours à elle, qu'aux affligés il suffit, pour remède, (ju'ils lui fassent savoir qu'ils le sont, le terme de leur mal ne devant pas passer, s'il se pouvoit, outre le moment qu'il en est averti.
L'intérêt de son État et de toute l'Europe est grand ; l'union des États de la maison d'Autriche séparés ôte le contre-poids de la puissance de France qui donne la liberté à la chrétienté.
Les Suisses, autrefois sujets de la maison d'Autriche, ne demeureront guère à être divisés par pratiques secrètes, et par là rappelés à l'ancienne sujétion.
Davantage, l'Espagne avoit grand sujet de croire que nous la craignons; elle n'ignore pas nous avoir fait injure et que le François, de son naturel, ne souffre pas volontiers; elle sait, et par nos intérêts qui lui sont connus comme à nous, et par les instances que nous en avons faites, combien nous désirons le rétablissement des choses en leur premier état ; et partant elle fera tous les jours de nouvelles entreprises contre