La Reine mère
2. Ces trois mots ont été ajoutés entre les lignes par Sancy sur le manuscrit B.
3. Var. : lui fournissoit (ms. Français 17542). — A partir de l'année 1622 jusqu'à l'année 1626, nous indiquerons les principales leçons du manuscrit Français 17542 de la Bibliothèque nationale, sur lequel une courte notice est donnée à l'appendice de ce volume.
lui-même avec un bon conseil; qu'il y est d'autant plus obligé qu'il est important qu'il fasse voir que si, par le passé, il ne l'a pas fait, c'est qu'on l'en divertissoit et non qu'il ne le pût faire; qu'elle ne prétend aucune part à son autorité, reconnoissant si dangereux que personne du monde la partage, comme le passé l'a fait voir par une très mauvaise expérience ; qu'elle le conjure de n'en donner l'effet ni même l'apparence à qui que ce puisse être, qu'elle doit résider en sa seule personne; mais qu'il y a certains degrés d'honneur qui doivent être départis aux grands, selon la différence de leurs qualités ; que tous admirent déjà sa façon d'agir par lui-même et que, s'il la changeoit, cela diminueroit l'estime qu'on fait de son jugement ; que tous les princes les plus avisés ont toujours tenu le timon du vaisseau, mais se sont servis de bons pilotes pour les aider à le conduire; que toutes ses prétentions n'ont autre but que de recevoir de lui des témoignages qui fassent voir au public la bienveillance qu'il lui porte, la confiance qu'il a en elle; qu'elle souhaite créance auprès de lui, mais qu'elle la veut acquérir par bonne conduite, lui complaisant en tout ce qu'elle pensera lui devoir être* agréable, épousant toutes ses volontés et tous ses intérêts, qui sont les seuls qu'elle peut avoir pour elle-même; au reste, que le crédit qu'elle désire avoir n'est pas pour l'importuner, ne voulant jamais lui faire aucune demande qui vienne à la connoissance du monde qu'auparavant elle n'ait su en particulier ses sentiments , voulant être aussi prompte à se désister de ce à quoi il aura^ répu-