Var. : aura quelque répugnance (rns. Français
gnance, comme tardive à s'engager à ce qu'elle ne saura pas assurément être approuvé de lui.
Le Roi reçut ses compliments avec un visage si ouvert que la Reine, en ayant la nouvelle, elle dit publiquement qu'elle se tenoit maintenant heureuse, puisqu'elle lui pouvoit faire paroître sa passion, et que rien ne l'empêcheroit plus de lui témoigner l'amour qu'il lui avoit toujours porté.
Mais il ne fut pas si tôt arrivé à Paris, ce qui fut le ^iS" janvier, que les ministres reprirent leurs premières erres. Le Chancelier ^ qui, ne sachant de quel côté tourneroient les affaires, avoit fait force protestations à la Reine de s'unir avec elle, jusqu'à lui témoigner ne vouloir pas s'en mêler, si la principale conduite n'étoit mise entre ses mains, s'unit^ cependant avec les autres; aussi la Reine les avoit-elle reçues, en y ajoutant autant de foi que l'expérience qu'elle avoit du passé le requéroit.
Tous ensemble, après avoir considéré qu'il falloit^ ou que le Roi se servît de la Reine sa mère, ou de Monsieur le Prince, ou qu'eux seuls eussent pouvoir dans l'administration de l'État, connoissant leurs bonnes intentions mieux que personne, estimèrent^ qu'ils pouvoient en conscience faire résoudre le Roi à en donner quelque apparence à la Reine et à Monsieur le Prince, et qu'eux auroient tout le crédit sans leur en faire part. Ils considéroient la Reine pour sa seule qualité, et Monsieur le Prince pour celles de son