‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 12 sur 200 · Jean-Georges, duc et électeur de Saxe · texte numérisé non relu

Jean-Georges, duc et électeur de Saxe

5. Pour plus de détails, voyez le Mercure français (t. VI, année 1620, p. 89-93), dont les Mémoires ont utilisé ce passage (p. 92) : « Que lui, électeur de Saxe, avoit fait d'assez grands préparatifs de guerre, mais qu'il n'étoit pas tenu de leur en rendre raison, ains seulement à Dieu et à l'Empereur. Toutefois, afin qu'ils sussent la principale cause de son armement, il leur vouloit bien dire qu ayant reconnu qu'il ne restoit nul moyen de pouvoir composer ces troubles et que partout on ne tenoit que des conseils de guerre et des résolutions d'armer,

S. M. Impériale fît un édit, le \T février, par lequel elle cassa le couronnement de l'Électeur palatin* en Bohême, le convia de se désister de cet attentat, ses sujets de revenir à lui, les princes électeurs de lui prêter main-forte, et les rois et princes étrangers de l'assister en une cause si juste et qui, par exemple, regardoit un chacun d'eux en particulier^.

Au mois suivant, on tint à Mulhausen ^ une assemblée des Électeurs et princes de l'Empire, tant catholiques que de la confession d'x4ugsbourg, qui étoient demeurés en l'obéissance de l'Empereur; lesquels, après avoir considéré non plus tant les périls que toutes sortes de maux qui les environnoient et dans lesquels ils étoient plongés pour la rébellion de Bohême et la folle et ambitieuse entreprise de l'Électeur palatin, ils écrivirent audit Électeur sans lui donner titre de roi, aux États de Bohême et à tous les princes, États et noblesse qui étoient de leur ligue, et leur représentèrent à tous l'injustice de leur procédé, les conviant de revenir à leur devoir, tant pour leur

même que plusieurs troupes de diverses nations s'étoient acheminées en Allemagne pour passer, non les unes après les autres, par petites bandes, selon les constitutions de l'Empire, mais en gros et presque en corps d'armées, menaçant de ruines et de dommages les lieux de leur passage, il eût été blâmé de Dieu et de la postérité s'il ne se fût rais en armes pour la sûreté et garde tant de ses pays que de ses sujets. »

Page 1