‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 142 sur 200 · D'après Avenel, op. cit., t. I, p. 727, Puyzieulx aurait · texte numérisé non relu

D'après Avenel, op. cit., t. I, p. 727, Puyzieulx aurait

pour disposer de la place du cardinal de Retz dans le Conseil en faveur de celui de la Rochefoucauld, non par estime de sa personne, mais pour m'ôter l'espérance de l'occuper et à la Reine l'honneur d'avoir part dans ce choix ^

Cependant ce siège, qui étoit commencé le l®'" septembre, succédoit fort mal. Le 2^ septembre, les nôtres avoient pris le fort Saint-Denis, que les assiégés avoient hors la ville; mais, y ayant mis fort peu de garde par le mépris qu'ils faisoient des assiégés, le lendemain, ils en furent rechassés avec perte de quantité d'hommes, entre lesquels il y avoit beaucoup de personnes de qualité. M. de Montmorency y fut blessé, le duc de Fronsac^, le marquis de Reuvron \ Houdetot*,

appuyé la candidature de l'évêque de Luçon au cardinalat. On voit ici qu'il aurait essayé d'empêcher son entrée dans les Conseils du Roi.

1. Voyez l'analyse, de la main de Charpentier, dune lettre adressée par le Roi à la Reine mère, le 23 septembre 1622 (Aff. étr., France 775, fol. 236 v"*). Cette analyse fait partie d'une série d'analyses de lettres du Roi à Marie de Médicis, écrites par Charpentier.

2. Léonor d'Orléans-Longueville (1605-1622), duc de Fronsac, fils de François, comte de Saint-Pol, et d'Anne de Cauraont. — Avenel (t. I, p. 723) a publié la lettre de condoléances que Richelieu adressa à cette occasion à la comtesse de Saint-Pol.

3. Jacques d'Harcourt, marquis de Beuvron (voy. ci-dessus, p. 57). Il avait déjà été blessé aux sièges de Clairac et de Montauban.

4. Charles d'Houdetot, lieutenant des chevau-légers du prince de Condé, grand favori de ce prince, fils d'Adrien, marquis de Houdetot, seigneur de Vauville et d'Herville, et de Jacqueline Martel. Le Mercure françois, t. VIII, année 1622, p. 815, l'appelle Hoctot, comme le manuscrit B, et Bassompierre, dans ses Mémoires, le comte d'Ouctot.

le baron de GanillacS Montbrun-, Lestrange^, Lussan*, Gombalet^ et plusieurs hommes de commandements furent tués^.

Ils firent quelques travaux et attaques durant six semaines, mais il n'y avoit point d'espérance de prendre la ville. 11 n'y avoit point d'ordre dans l'armée; le mécontentement étoit universel et les maladies extraordinaires. Ces Messieurs touchèrent l'esprit du Roi et lui firent agréer les propositions de paix que le connétable de Lesdiguières fit de la part de M. de Rohan, qui promettoit de rendre la ville de Montpellier à l'obéissance de S. M., faire soumettre toutes les villes rebelles et abattre leurs nouvelles fortifications, moyennant deux cent mille écus que S. M. lui donne-

1. Gilbert de Beaufort-Montboissier, vicomte de la Motte- Canillac, avait épousé en 1618 Claude d'Alègre.

2. Frédéric de Hautefort, baron de Montbrun, fils de René de Hautefort et de Marie, vicomtesse de Lestrange.

3. Il nous semble que ce Lestrange et le baron de Montbrun ne font qu'une seule et même personne. A moins qu'il ne s'agisse ici du vicomte de Lestrange, dont il est question, p. 120.

4. Le Mercure français, t. VIII, année 1622, p. 815, désigne ce personnage sous le nom de Lussan l'aine. C'était probablement Jean-Paul de Lussan, capitaine des gardes écossaises et conseiller d'Etat.

5. Antoine de Grimoard de Beauvoir du Roure, seigneur de Combalet, neveu, par alliance, du cardinal de Richelieu. Voyez ci-dessus, p. 90.

6. Cette liste de gentilshommes tués à l'affaire du fort de Saint-Denis est empruntée au Mercure français, t. VIII, année 1622, p. 815. Ce recueil donne de plus amples détails sur l'affaire (p. 814) et nous apprend que « Combalet, capitaine du régiment de Navarre, étant blessé..., fut après tué de sangfroid ».

roit comptant et quelques autres gratifications à lui et à son frère*.

Elle- fut toute résolue, auparavant qu'on en dit rien à Monsieur le Prince, qui, lorsqu'il en eut avis, fit des efforts incroyables pour la rompre et, n'en pouvant venir à bout, demanda congé de s'en aller à Notre- Dame de Lorette et visiter l'Italie^.

Le Roi entra dans Montpellier le 210* [octobre], ayant fait une déclaration nouvelle^ portant une confirmation des édits de pacification, que toutes les fortifications de Montpellier seroient rasées, que La Rochelle et Montauban demeureroient seules villes

1. Les événements rapportés dans ce paragraphe occupent une quinzaine de pages du Mercure français (t. VIII, année 1622, p. 815-830). Il semblerait, d'après ce recueil, que ce fut le maréchal de Créqui qui apporta le premier au Roi des nouvelles de la soumission prochaine du duc de Rohan. L'accord définitif eut lieu le 9 octobre.

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