C'est-à-dire : la paix
3. Il aurait été froissé « de ce que tout avoit été traité à son desçu » et partit pour l'Italie le 9 octobre 1622 [Mercure françois, t. VIII, année 1G22, p. 830).
4. Cette déclaration portait la date du 19 octobre, veille de l'entrée du Roi à Montpellier. Elle a été imprimée dans le Mercure français, t. VIII, année 1622, p. 837-844. D'après l'analyse donnée ici, on pourrait supposer que ces questions des fortifications de Montpellier et du maintien de la Rochelle et de Montauban comme villes de sûreté étaient traitées dans la déclaration. En réalité, elles faisaient l'objet d'articles séparés [Mercure français, t. VIII, année 1622, p. 846 et suiv.j. Il faut ajouter que le duc de Rohan entrait en possession du duché de Valois pour six cent raille livres, qu'il était pourvu des gouvernements de Nîmes et d'Uzès, sans garnison, que sa pension et celle de Soubise étaient rétablies et que le sieur de Callonges recevait six mille livres de pension.
de sûreté, n'y en ayant plus d'autres, ni de sûreté, ni d'otage, ni de mariage', et que rien ne seroit démoli en ces deux places; les fortifications nouvelles seroient rasées aux autres places, mais celles de Ré et d'Oléron seroient démolies entièrement.
Le Roi donna avis à la Reine sa mère du voyage de Monsieur le Prince et de la résolution qu'il avoit à la paix, ses affaires ne lui permettant pas de prendre un autre parti : elle s'en réjouit, et ce, d'autant plus volontiers, qu'elle voit par cet accommodement sa personne hors des périls de la guerre et des maladies contagieuses qui étoient dans les armées^.
Elle lui conseille néanmoins, pour terminer une guerre, qui lui avoit été heureuse, par une paix honorable, de foire démolir les places, comme il étoit accordé par les articles de la paix, de mettre en Dauphiné des gouverneurs catholiques, de conserver le fort de la Rochelle et la garnison de Montpellier, jusqu'à tant que tous les articles promis par les huguenots fussent exécutés.
Le Roi reçoit ces avis de très bonne part et se résout de les pratiquer, ayant donné la paix à ses sujets, grâce aux coupables et le repos à ses armées.
La nouvelle de cette paix, celle du départ inopiné de Monsieur le Prince et de ma promotion au cardinalat , qui étoit arrivée aux quatre -temps de septembre^, touchèrent tellement Ruccellai qu'il ne put survivre à tant de bonheur.
1. On appelait villes de mariage celles des villes huguenotes qui n'avaient pas de garnison et dépendaient des places de sûreté voisines, qui les gardaient par de petits détachements.