Le manuscrit B porte par erreur avoit
6. Suivent ici, dans le vol. France 773, fol. 211, ces quatre alinéas qui n'ont pas été reproduits dans le manuscrit B :
Les générales, qu'il falloit travailler à faire un accommodement entier et nouer une parfaite intelligence entre le Roi, la Reine et M. de Luynes; qu'elle avoit sujet de désirer la conservation de M. d'Epernon, qui l'avoit servie, mais qu'elle devoit abandonner M. du Maine et autres qui voudroient suivre le chemin qu'il avoit pris.
Il offrit^ encore le gouvernement de Nantes et proposoit à l'évèque de Luçon qu'il l'auroit en son nom pour faciliter les affaires, ce qui fut refusé.
La Reine fit réponse sur ces particularités que, lui donnant ces contentements, le Roi faisoit beaucoup plus pour lui que pour elle, parce qu'en [les] lui déniant il souffroit en sa réputation, et elle seulement en ses biens; qu'elle n'avoit jamais rien tant désiré
« S. M. a répondu sur le premier point que c'étoit chose étrange qu'elle fût demeurée si longtemps sans être payée des appointements destinés pour la dépense de sa maison, à faute de quoi elle a été contrainte d'emprunter de tous côtés pour vivre.
« Sur le deuxième, qu'elle a toujours bien cru que le Roi ne la traiteroit en cela d'autre façon que les princes et grands de son royaume qui ont des compagnies entretenues.
« Sur le troisième, que ceux qui l'ont suivie, n'ayant eu autre but devant les yeux que le service du Roi et le bien de son Etat, ont tout sujet d'espérer de sa bonté qu'ils ne seront point privés de ce qui leur a été donné pour récompense de leurs services.
« Sur le quatrième, que les avocats d'Angers, pour réunir les charges d'avocats et procureurs, ayant financé et étant fondés en l'édit, tant s'en faut qu'elle estime qu'il y eût de la conséquence en la prière qu'elle en a faite qu'au contraire elle croit que cette exemption fera connoître la justice et la bonté du Roi tout ensemble. »