Le chancelier de Sillery
3. Le sentiment qu'exprime ici Richelieu ne l'empêcha pas d'adresser au chancelier de Sillery et à son fils de chaleureux remerciements pour les bons offices qu'ils lui auraient prêtés à l'occasion de sa promotion au cardinalat l'Avenel, t. I, p. 726, 727).
avec le Roi, il avoit trouvé de la facilité en son esprit, et qu'il disoit souvent que je ne trahirois jamais la Reine sa mère, mais que je ne ferois rien contre son service et qu'il se souvenoit qu'étant secrétaire d'État il m'avoit commandé certaines choses que j'avois fidèlement exécutées.
IP partit de Tarascon, le \6^ novembre, et alla à Avignon, où le duc de Savoie^ le vint voir; de là, passant à Valence et à Grenoble, arriva à Lyon le 6® décembre, où les reines allèrent au-devant de lui ; et, peu de jours après, le prince et la princesse de Piémont^ le vinrent voir^.
Il fit de grandes caresses à la Reine sa mère, vécut avec elle avec familiarité °, lui témoigna confiance, s'ouvrit à elle des desseins qu'il avoit reconnus en Monsieur le Prince, comme il butoit à sa couronne, tous les mauvais offices qu'il lui avoit rendus et pour l'éloigner de sa personne et de sa bienveillance; qu'il ^ n'avoit rien oublié pour faire qu'elle demeurât à Paris au commencement du voyage et ensuite pour faire croire que sa maladie étoit feinte, qu'elle ne vouloit pas s'éloigner de Monsieur, qu'elle avoit intelligence avec les huguenots; que, lorsqu'il' le^ voyoit entrer en