‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 156 sur 200 · Le traité de Lindau, conclu le 30 septembre 1622, fut · texte numérisé non relu

Le traité de Lindau, conclu le 30 septembre 1622, fut

Les choses étant en tel état, les uns conseilloient au Roi de négliger entièrement cette aiVaire, les autres le portoient à entreprendre la guerre contre l'Espagne.

La Reine prit le milieu, n'estimant pas qu'il fallût aller si vite que d'agresser ouvertement un si puissant ennemi, ni aussi l'appréhender de telle sorte que laisser aller les intérêts de l'État pour cette crainte.

Elle estime qu'il falloit continuer le traité qu'on avoit commencé sur cette affaire, témoigner aux Espagnols qu'on désire avec passion de continuer la bonne intelhgence qui dès longtemps avoit été entre ces deux couronnes, leur représenter le tort qu'ils avoient d'entreprendre sur nos alliés et, au même temps ^ qu'on useroit de cette procédure civile, leur déclarer qu'on est résolu de ne le pas souffrir; laisser, pour montrer qu'on y pense fortement, dix mille hommes effectifs sur la frontière d'Italie, dans la Bourgogne, le bailliage de Bugey et Veromey^, ce qui n'apportoit pas de nouvelle dépense au Roi, vu qu'on étoit obligé d'y entretenir des gens de guerre pour obliger les huguenots du Languedoc et du Dauphiné à l'exécution de la paix; en mettre autant en garnison en toute la Picardie sur la frontière de Flandre. Que,

ratifié le 13 octobre par l'archiduc Léopold. D'après le traité, les huit Droitures et la Basse-Engadine étaient déclarées vassales de l'archiduc d'Autriche. Celui-ci abandonnait ses prétentions sur Mayenfeld, mais avait le droit d'entretenir pendant six ans des garnisons dans cette ville et dans Coire. Enfin, le culte évangélique était supprimé dans les Droitures sujettes de l'archiduc.

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