Louis de Bourbon-Soissons. Voyez t. I, p
6. Voyez, sur ce projet de mariage du comte de Soissons avec Henriette de France, le tome II des présents Mémoires, p. .394.
7. Cette allégation n'est pas absolument exacte. Henri IV, d'après les Mémoires eux-mêmes (t. I, p. 36), aurait songé au mariage de iVicolas de France, duc d'Orléans, son second fils, avec M"* de Montpensier. Il y eut même un projet arrêté pour cette union, et il ne pouvait être alors question de Gaston. Mais, lorsque Nicolas de France mourut en novembre 1611, on songea à Gaston pour ce mariage. En ce faisant, on restait néanmoins fidèle aux idées de Henri IV, qui désirait que le frère cadet de Louis XIII, que ce fût Nicolas ou Gaston, fût uni à M"* de Montpensier.
|1623j DE RICHELIEU. 283
un prince si sage et si judicieux, il n'y avoit point d'apparence de le rompre sans grande considération, [elle lui dit] que toutes les raisons pour lesquelles il l'avoit fait subsistoient : pour l'attacher en France par un mariage et l'empêcher de prendre une alliance étrangère qui lui donnât moyen de troubler l'État*, pour empêcher que Monsieur le Prince ne devînt trop puissant et trop riche; qu'il étoit à craindre que ceux qui sollicitoient cette rupture voulussent empêcher que sa maison n'eût point d'enfants, n'y en ayant plus pour lui, ni en Espagne, ni en Angleterre; qu'elle savoit bien qu'on avoit parlé de la fille de l'Empereur^ ou de Florence^; mais que cela lui confirmoit la même opinion, parce qu'elles étoient si jeunes que, de nécessité, l'exécution en seroit remise à de longues années; que lui-même lui avoit dit que Monsieur le Prince avoit dessein à la couronne, avoit parlé en Italie de la courte vie qu'il s'imaginoit que lui et son frère^ dévoient avoir; que cela l'obligeoit d'autant plus à lui en ôter l'espérance par un mariage dont les fruits pussent être présents ; qu'elle ne lui^ conseilloit pas encore de marier son frère; que la première chose à laquelle il devoit penser étoit d'avoir lui-même des enfants; que, cela étant, il différeroit l'exécution du mariage de son
1. Le même argument, exprimé dans des termes presque identiques, se retrouve au t. I, p. 36.
2. Renée-Cécile, fille de Ferdinand 11, épousa, en 1627, Wladislaw IV, roi de Pologne, et mourut en 1644.
3. Marguerite (1612-1679), fille du Grand Duc Côme 11 et de Marie-Madeleine d'Autriche, sœur de l'empereur Ferdinand II, épousa, en 1628, Edouard Farnèse, duc de Parme.