Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII
2. Var. : que ceux qui étoient auprès de lui (ms. Français 17542).
éclat, qu'elle se promet que sa fille* ne saura pas plus tôt ses intentions, qu'elle se portera d'elle-même, par des voies douces et amiables, à lui donner satisfaction ; que son âge excuse sa facilité"^ et qu'on doit pourvoir aux divisions domesticjues avec secret.
Quelque raison qu'elle apporte, elle ne peut changer la résolution, elle ne peut s'exempter de cette corvée.
Elle dit au Roi qu'elle prévoit bien qu'on se veut décharger sur elle de ce conseil, mais qu'elle aime mieux en porter le blâme que de ne point faire ses volontés.
Elle ne se fut pas si tôt acquittée de ce commandement que Puyzieulx et sa femme ne l'accusent d'en être la cause, qu'ils ne le condamnent d'injustice, qu'ils ne s'offrent à le faire changer.
On anime la fille contre la mère; on divise ce que Dieu veut être si étroitement uni.
Puyzieulx sollicite le Roi de révoquer cette défense ; ne l'ayant pu obtenir, non plus que la Reine de se joindre à sa prière, elle lui dit qu'il eût été bon de ne le pas faire, mais encore pis de la changer; que, comme elle ne le put conseiller pour ce qu'il y va de la dignité du Roi, aussi elle n'y apportera pas d'empêchement, puisqu'il y va du contentement de sa fille.
Gomme dans la cour les esprits sont toujours partagés, les uns échauffent la Reine contre sa mère, d'autres lui font connoître la vérité du fait.