C'est-à-dire Anne d'Autriche
2. Antoinette d'Albert, sœur du connétable de Luynes, mariée en 1605 à Barthélémy du Vernet, dame d'atour de la Reine en 1619, épousa en secondes noces Henri-Robert de la Marck, prince de Sedan et comte de Braîne. Elle mourut en
3. Marie de Rohan-Montbazon, veuve du connétable de Luynes. Elle encourageait les coquetteries de la reine Anne d'Autriche et, dit M"^ de Motteville, « se laissoit entièrement occuper de ces vains amusements ».
s'attacher pas moins à ses intérêts qu'à ses humeurs : sa paix se fait; elle est mieux, dans le cabinet, que jamais, à la vue de la France, à la honte du Roi, à la perte de la Reine ^, dont le bon naturel est forcé par ses mauvais exemples.
On anime le Roi contre M. de Bellegarde sur le sujet du monde le plus chatouilleux-; il lui est commandé deux ou trois fois de se retirer en son gouvernement. Ses amis lui conseillent de s'accommoder avec ceux qui gouvernent. Il n'est pas si tôt réconcilié avec le père et le fils que le Saint-Esprit touche le cœur du Roi, en sorte qu'il change le Ijannissement en grâces^.
Il est vrai que, M. de Bellegarde désirant savoir du Roi s'il approuvoit cet accommodement parce qu'il vouloit dépendre entièrement de lui, S. M. trouva bon qu'il ne le fît qu'en apparence et non pas en effet; ce qui justifie qu'il se servoit d'eux et qu'il ne s'y fioit pas beaucoup, que, s'il en suivoit par facilité les conseils, il ne laissoit pas d'en connoître les défauts. Mais le bonheur de ces Messieurs étoit que, si le Roi en connoissoit les artifices, il ne s'en gardoitpas toujours.
La Reine, voyant les affaires en cet état, le peu de part qu'on lui en donnoit, le peu d'avantage qu'il y avoit de s'en mêler, conseillée d'ailleurs par ses médecins'^