‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 25 sur 200 · C'est-à-dire aucunes · texte numérisé non relu

C'est-à-dire aucunes

munies de sorte qu'elles puissent résister à une armée royale;

Pour les hommes, qu'ils seroient ou Fran(;ois ou étrani,rers; si François, légers et sujets à quitter les partis où ils se mettent ; si étrangers, (ju'ils n'auroient autre tin que faire leurs affaires en France et déchirer et diviser, s'ils pouvoient, l'État auquel ils n'auroient point de part ;

Qu'on suivra sa fortune, ou par vertu ou par intérêt; que des uns le nombre en est petit, des autres fort grand ; mais, peu de moyens de les retenir, le dérèglement des esprits étant tel qu'un avantage qui eût autrefois contenté un prince ne satisferoit pas maintenant un suivant;

Qu'ainsi il arriveroit qu'on n'auroit pas seulement à combattre ceux qui seroient ouvertement ses ennemis, mais encore ceux qui seront du même parti ;

Que les huguenots, nonobstant ses continuels refus, prendroient les armes en sa faveur, ou qu'ils lui seroient contraires; que s'ils les prenoient, elle auroit réputation d'avoir fait un parti avec eux et d'avoir contribué à leur accroissement : ce qui est incompatible et avec le zèle qu'elle a à la vraie religion et l'intérêt qu'elle prend en leur affoiblissement et en la grandeur du Roi son fils; que s'ils sont contraires, après l'avoir souvent sollicitée de faire mal, ils ne laisseroient pas de tirer vanité d'avoir suivi les volontés du Roi et combattu ses armes ^ ;

Que Luynes avoit la haine et elle l'amour de tous les peuples; qu'il étoit à craindre que la guerre ne tour-

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