Gaston d'Orléans, frère du Roi
Prince fut assisté par le duc de Guise et tous les amis du duc de Luynes, le comte de Soissons par M. du Maine et tous ceux qui étoient mécontents de la faveur.
Cette querelle donna Monsieur le Comte ' à la Reine mère^, le parti de laquelle n'en fut pas néanmoins beaucoup fortifié.
Mais tout cela, hormis le duc de Longueville seul, alla fondre à Angers par une imprudence extrême et faute de conseil, qui est un manquement assez ordinaire à la jeunesse de nos princes et de notre noblesse. Leur venue chargea et incommoda la Reine à Angers et fut contraire au bien de son service et à son intention ; car, ne voulant pas la guerre, mais bien la modération de Luynes, elle désiroit qu'ils allassent en Normandie, afin de faire d'autant plus appréhender une grande puissance qu'on la verroit séparée et bien établie en divers lieux ^.
Étant venus, la division se mit dans les conseils; ils en vouloient être les maîtres. Le duc de Vendôme poussa Monsieur le Comte à désirer en être le chef et persuada Madame la Comtesse à avoir la même prétention pour lui. Ils s'opposèrent tous à ce qu'on fît venir M. du Maine, à la réputation duquel ils seroient obligés de céder.