C'est-à-dire le comte de Soissons
2. Fontenay-Mareuil [Mémoires, t. I, p. 461) attribue aux démarches personnelles de Richelieu ladhésion du comte de Soissons au parti des mécontents groupés autour de la Reine mère,
3. Pour la retraite des princes hors de la cour, le Mercure françois (t. VI, année 1620, p. 271-272) donne des détails concordants.
Les uns vouloient qu'on écrivît un manifeste sanglant, sans s'armer, afin de rendre l'affaire irréconciliable ; les autres ne vouloient point signer le manifeste, prétextant leur dessein du respect qu'ils dévoient à la Reine, la voulant laisser signer seule, mais en effet pour rendre, en cas de désordre, leur accommodement plus facile.
Tous vouloient de l'argent et promettoient des merveilles; ils prirent l'un, manquèrent à l'autie et ne trompèrent personne, parce qu'on n'avoit rien attendu d'eux.
Le duc de Florence^ trompa la Reine plus honteusement qu'aucun; car, lui ayant été envoyé par elle le capitaine Gamozino^ pour, après lui avoir représenté ses justes sujets de plaintes contre Luynes et l'assistance qu'elle avoit des princes et seigneurs, qui lui donnoient espérance de pouvoir parvenir à un raisonnable accommodement, le prier de lui remettre l'argent qu'il avoit à elle, il donna avis de tout à MM. de Luynes et ne se voulut dessaisir que d'une partie de l'argent qu'il avoit en dépôt ^.
Cependant, la Reine se trouvoit bien empêchée, vu que la venue de tous les princes lui attira les forces que Luynes avoit fait préparer sous le nom du Roi,