‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 29 sur 200 · Côrae II de Médicis, grand-duc de Toscane · texte numérisé non relu

Côrae II de Médicis, grand-duc de Toscane

2. Joseph Garaozino, nommé aussi Garaorino ou Garaurini, capitaine italien et ingénieur. Il fut tué, le 11 septembre 1622, devant Montpellier. « C'était, dit Bassompierre, un homme bien entendu pour les sièges. »

3. Voyez pour ce paragraphe un document intitulé : « Avis de Florence venu de la part de S. A. » (Aff. étr., France 773, fol. 182). C'est le surintendant Claude Bullion qui a écrit ce titre sur le document.

sur les bras, ne lui en apporta point pour se défendre, ains l'affoiblit par la cherté des vivres et la dissipation de ses propres finances.

Depuis leur arrivée, je n'eus pas grand'part dans les résolutions publiques, non que ma créance diminuât auprès de ma maîtresse, mais elle-même fut contrainte de s'accommoder aux opinions de M. de Vendôme, qui avoit formé une cabale pour emporter par le nombre des voix ce qu'il ne pouvoit espérer par la force de ses raisons.

Monsieur le Prince, averti de ces divisions, qui avoit éprouvé la puissance du nom et de la présence du Roi contre les soulèvements, sachant la difficulté qu'il y a d'assembler des troupes sous des commissions particulières, conseille au Roi d'avancer promptement ses armes, dit à M. de Luynes qu'il y a péril dans le retardement et sûreté dans la diligence.

Mais ses raisons ne firent pas si tôt impression dans son esprit', parce qu'il ^ craignoit ses ennemis et se défioit de ses amis.

Il voyoit que tout le monde favorisoit la Reine, que chacun se déclaroit contre lui, que jamais parti n'avoit été si grand, que ce n'étoit pas l'argent qu'elle pouvoit donner, moyen par lequel il lui eût été impossible de contenter la moindre partie de ceux qui l'assistoient, mais la seule commisération de voir une personne de sa qualité si maltraitée et l'aversion qu'on avoit de sa personne et de ses comportements.

Le consentement universel des grands et des petits

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