‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 40 sur 200 · Le manuscrit B porte se · texte numérisé non relu

Le manuscrit B porte se

2. Honorât de Beauvilliers, comte de Saint-Aignan (1579- 1622), fils de Claude et de Marie Babou de la Bourdaisière, fut en 1599 raestre de camp de la cavalerie légère et, en 1617, gouverneur du Berry.

72 IVIÉMOIRES [1 620]

Monsieur le Prince pendant la régence, quoi(ju'il eût une puissante armée du Roi pour s'y opposer, personne ne croyoit qu'il fut propre à empêcher le passage des rivières d'Anjou aux forces du Roi et de sa propre personne.

Le grand prieur de France, frère du duc de Vendôme, qui commandoit la^ cavalerie, ne manquoit ni d'esprit, ni de cœur, ni d'affection, à ce que je pouvois juger ^ ; mais il fut si mal conduit en toute cette affaire qu'il ne le pouvoit être davantage.

Il fit une notable faute, laissant perdre Gaen sans le secourir; et, le jour de la déroute du Pont-de-Gé, il demeura vingt-quatre heures en bataille avec toute la cavalerie proche de la contrescarpe du fossé d'Angers, attendant l'ordre de ce qu'il avoit à faire, sans que le duc de Vendôme^, qui étoit en fonctions ce jour-là, et ledit sieur de Boisdauphin, c{ui étoit avec ledit Grand Prieur, lui fissent jamais rien savoir.

On ne croyoit pas que Senneterre, qui étoit un des maréchaux de camp, eût autant d'expérience que de bonne volonté en ces occasions, ni que celle du comte de Saint- Aignan, qui étoit en la même charge, ni son activité égalassent son courage.

On ne pouvoit nier que Marillac avoit quelque capacité; mais chacun pensoit savoir que, s'il étoit beau parleur, les actions n'en étoient pas bonnes^.

On avoit désiré, prévoyant ce qui arriva, faire venir

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