Ces trois mots sont de la main de Richelieu
fit en si grande diligence que ce fut le premier qui vint avertir la Reine de sa déroute.
Il entra chez elle avec un étonnement^ épouvantable, disant : « Madame, je voudrois être mort. » Sur quoi une de ses filles, qui ne manquoit pas d'esprit, lui répondit fort à propos : « Si vous eussiez eu cette volonté, vous n'eussiez pas quitté le lieu où il le falloit faire. »
Le duc de Vendôme fut promptement suivi de tous les autres chefs, fors du comte de Saint-Aignan, qui fut pris prisonnier.
Sur quoi le président Jeannin, outré de douleur de quoi une telle lâcheté ôtoit à lui et à ses collègues le moyen de parachever une bonne paix, ne se put tenir de dire à quelques-uns qu'il avoit bien lu et ouï dire que des maréchaux de camp tàchoient à réparer des déroutes, mais non pas qu'ils eussent plus de soin d'en apporter les nouvelles que d'en maintenir les débris.
Voir et vaincre en cette occasion fut une même chose-; car, en effet, les accidents susdits imprimèrent une telle terreur es troupes de la Reine mère qu'elles ne firent aucune résistance ; tous les soldats prirent la l'uite, et beaucoup d'officiers se retirèrent honnêtement.
Le comte de Saint-Aignan, qui n'en voulut pas faire autant, y fut pris prisonnier^, après avoir rendu combat à la tête de quelques-uns de la compagnie des