Le manuscrit B porte épouvantement
2. Ce membre de phrase a été ajouté par Richelieu lui-même sur le document intitulé Pont-de-Cé (France 773, fol. 92).
3. Il faillit payer de sa tête son dévouement à la Reine mère. Grâce à la puissante intervention de Bassompierre et de Créquy, il n'y eut pas de poursuites criminelles; mais on lui ôta son emploi de raestre de camp. Richelieu fît plusieurs démarches
gardes de la Reine qui étoient commandés en cette occasion par La Masure qui en étoit enseigne ^ .
Le marquis de la Flocelière, qui fit fort bien en cette occasion, s'étant toujours maintenu en un poste avancé qu'on avoit donné à partie de sa mousqueterie dans les haies, dont il n'incommodoit pas peu les ennemis, fut aussi pris.
Boisguérin^, qui avoit aussi un régiment, témoigna qu'il étoit soldat en cette occasion, mais n'eut pas meilleure fortune.
Le baron de Pontchàteau^, qui y étoit avec vingtcinq maîtres d'une compagnie de chevau-légers qu'il commandoit, y fit ce qu'on devoit attendre d'un homme de bien, et, après y avoir perdu dix ou douze de ses compagnons qui furent tués, se retira dans Angers avec le reste et tous ceux qui se purent rallier à cette fin.
Le vicomte de Béthencourt^ qui étoit gouverneur
pour le lui faire restituer dans la suite. Voyez Avenel, t. I, p. G61, 664, 668.
1. Comparez avec le récit écrit par Charpentier (France 773, fol. 230) : « Le comte de Saint-Aignan s'y signala avec le baron de Pontchâteau, qui avoit vingt de ses compagnons et autant des gardes de la Reine. Il y fut pris prisonnier. » — La Masure faisait partie des gardes du corps de la Reine mère. Il est probable qu'il la suivit en exil et servit en Angleterre, par l'intermédiaire du P. Carré, Jésuite, d'espion au Cardinal.
2. Peut-être Claude du Perrier, seigneur de Boisguérin, gouverneur de Loudun en 1618.
3. Charles du Cambout, baron de Pontchâteau, était par sa mère, Louise du Plessis, cousin germain du cardinal de Richelieu. Il était gouverneur de Brest, lieutenant général de la Basse-Bretagne, chevalier des ordres et mourut en 1648.
4. Le vicomte de Béthencourt avait été pourvu, en 1619, du gouvernement des Pont-de-Céj voyez tome II, p. 362.
du Pont-de-Gé, y fit fort bien. Après avoir reçu un coup de pique dans^ la cuisse, à l'entrée du pont, il se retira dans le château, qui ne vaut rien du tout, où, lui onzième, le défendit jusqu'au lendenaain, qu'il fit sa capitulation .
Il mourut en cette occasion quarante ou cinquante gentilshommes ou officiers, trois à quatre cents soldats du côté de la Reine, quelques-uns desquels se noyèrent, et les autres se laissoient tuer en fuyant sans se défendre, tant ils étoient prévenus de la peur.
Du côté du Roi, quelques soldats y perdirent la vie, mais en petit nombre.
Le sieur de Nérestang^, maréchal de camp, y eut une cuisse cassée, dont il mourut quelque temps après.
Le sieur des Marais^, beau-fils du duc de Sully, y fut tué. Maleyssie"^, lieutenant de la mestre de camp du régiment des Gardes, y fut fort blessé.
Quelques autres emportèrent des marques d'avoir été à la mêlée ; mais la résistance fut si médiocre, et la déroute si grande, que ce n'est pas de merveille si le nombre des morts et des blessés du côté du Roi fut fort petit.