Le 9 août
2. On lit dans le Me/'cure françois (t. VI, année 1620. p. 337) : la Reine mère fit dire par ses députés, le 9 août, « qu'elle étoit résolue de se retirer pour jamais des brouilleries et que la seule méfiance d'être opprimée l'avoit portée à prendre les armes. On répliqua que le Roi ne lui avoit jamais donné l'occasion d'en prendre. Sa justice et sa bonté furent alléguées, n'y ayant homme de son royaume qui se puisse plaindre d'aucune sorte d'oppression ».
3. L'arrangement portait la date du 10 août. Le texte original, signé de Louis XIII et de Marie de Médicis et contresigné Potier, se trouve aux Archives des Affaires étrangères, fonds France 773, fol. 105. Il a été imprimé dans le Mercure
pour la Reine que* de maintenir ceux qui l'avoient servie dans leurs charges et dignités, et elle dans la liberté d'approcher du Roi son fîls^.
La paix faite, l'entrevue est résolue entre LL. MM. à Brissac^, et, six jours après*, heureusement accomphe.
Le Roi y fit expédier une déclaration le 16® août^,
françois, t. VI, année 1620, p. 338. Les mots 10^ août ont été ajoutés par Sancy sur le document écrit par Charpentier.
1. Le document écrit par Charpentier porte ici ces mots, de la main de Sancy : Vide grand cahier, f[eiiille] 80,p[age] p[remiè]re, y y. Voici le sens qu'il faut très vraisemblablement donner à cette phrase. La « feuille », selon le style des « ouvriers » des Mémoires, était un ensemble de feuillets, sur lesquels était écrit une sorte de canevas de récit, auquel ne manquait, pour être le texte même des Mémoires, que les passages des documents qui devaient y entrer intégralement et auxquels, afin de gagner du temps, on se contentait de renvoyer pour une transcription ultérieure. Ces « feuilles » portaient des numéros (en l'espèce le numéro 80) et étaient paginées; en outre, des lettres (ici les lettres y y) tenaient lieu de points de repère. Le renvoi que nous avons expliqué devait probablement servir à celui qui était chargé de transcrire les « feuilles ».
2. La Reine mère « supplia aussi de vouloir pardonner en sa faveur à tous ceux qui l'avoient assistée et servie. Le Roi fit représenter les intérêts de ceux qui l'avoient assistée, qui avoient bien autre but que ceux de la Reine sa mère. Nonobstant cela, à sa prière, S. M. en accorda le pardon » [Mercure françois, t. VI, année 1620, fol. 337).