Le Roi lui accorda une pension de cent livres
3. Bernard de Baylens, seigneur de Poyanne, conseiller d'Etat, lieutenant général en Béarn, gouverneur de Navarrenx et de Dax, chevalier du Saint-Esprit le 14 mai 1633.
4. On lit ici, sur le fragment manuscrit de France 773, qui a servi aux Mémoires, fol. 98, ces mots : « V[oyez] feuillet Q, p[age] 1, S jusqu'à SS ». On trouve, en effet, dans le même volume de France, au fol. 97, une page, cotée Q, écrite de la main de Charpentier; en marge est tracé, au début du morceau, le signe S et à la fin SS; puis, au dos, Sancy aécrit « Q, pour l'année 1620 ». Cette page est entrée dans le manuscrit B, à sa place, suivant les indications précises sus-indiquées; le début en commence avec cet alinéa.
ronne de France et une union des deux conseils desdites deux provinces pour en composer un corps de parlement, à l'instar des autres parlements de France. Le sieur Aubery, conseiller d'État, présenta le 20® octobre ledit édit au conseil de Pau, et fut enregistré le même jour. Mais, étant allé de là à Saint-Palais*, et l'ayant présenté en la chancellerie et cour souveraine de la Basse-Navarre, il y eut arrêt de partage, non sur le fait de l'union de la couronne de Navarre à celle de France, mais sur l'union des deux couronnes; et, pour juger ledit arrêt, les uns et les autres envoyèrent des députés au Conseil pour être réglés, ce qui ne sera que l'année suivante^.
Gela fait^, S. M. laisse M. de la Force en sa charge, et ses enfants, qui avoient intermis les leurs (comme a été dit ci-dessus^), en recommencent l'exercice.
Les choses étant ainsi bien établies, le Roi s'en retourne à Paris en diligence; et, peu de temps après, ledit sieur de Salles, qui avoit été gouverneur de Navarrenx, sur quelque prétexte assez mal inventé, se saisit d'un lieu, nommé Montgiscard^, qui en étoit proche, fort d'assiette et important. Soudain, ledit sieur de Poyanne en entre en jalousie, en avertit la cour et se prépare d'aller attaquer l'autre, lequel, à
1. Saint-Palais, chef-lieu de canton du département des Basses-Pyrénées.
2. Voyez pour les quatre paragraphes qui précèdent le Mercure françois, t. VI, année 1620, p. 350-368.
3. Ici reprend le récit de France 773 (fol. 98) interrompu par l'intercalation de la feuille supplémentaire cotée Q.