‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 77 sur 200 · Il y avait ici sur le manuscrit B un paragraphe qui a été · texte numérisé non relu

Il y avait ici sur le manuscrit B un paragraphe qui a été

Le nouveau connétable, étant parvenu au comble de ses désirs, promet à la Reine de lui faire donner contentement ; elle le croit d'autant qu'elle ne doute point qu'il ne sache que tout le monde a le poignard dans le sein, n'y ayant personne qui n'ait horreur de le voir en cette dignité, joint que, dans une conjoncture si difficile, il avoit intérêt, pour sa décharge, que la France la crût participante de ses conseils. Sa créance la trompe ; la mauvaise volonté et la crainte qu'il a d'elle lui font mépriser toutes les raisons qu'il a au contraire, pour demeurer ferme en la maxime qu'il a prise de la persécuter. De Paris, on la remet à Fontainebleau, où elle ne gagne pas davantage qu'elle avoit fait à Paris.

Cependant, les affaires vont toujours de plus en plus à la guerre contre les huguenots. M. de Lesdiguières, avec permission du Roi, envoie Saint-Ronnet^ à l'assemblée de la Rochelle, pour les conjurer de se séparer, ou, s'ils ne le font, leur reprocher leur désobéissance et les menacer d'un rude traitement. L'assemblée lui^ écrit, du %" avril, avec insolence^. Les députés généraux néanmoins le prient de mettre fin pour une

barré; il était ainsi conçu : « M. de Mayenne est mandé. Le cardinal de Guise qui, pour avoir frappé M. de Nevers en cette rencontre, avoit été arrêté, fut élargi. » — L'incident du cardinal de Guise et du duc de jVevers est rapporté parle Mercure français (t. VII, année 1621, p. 570-571), mais avec bien moins de détails.

1. François de Bermond, seigneur de Saint-Bonnet, « l'un des plus braves lieutenants de Lesdiguières », ou peut-être son fils Jean.

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