‹ MémoiresChapitre 113 sur 172 · Le manuscrit B porte soient faites · texte numérisé non relu

Le manuscrit B porte soient faites

5. Cette jussion, en date du 25 juillet, fut apportée à Pau le 7 août par le sieur de Squille, « conseiller du Roi en sa chancellerie de Navarre » [Mercure françois, p. 219-225).

Il * prit soin aussi des affaires d'Italie, de peur que l'accusation qu'il faisoit contre la Reine et les ministres qui avoient gouverné sous son autorité, d'avoir trop incliné vers l'Espagne, ne fût rétorquée contre luimême. Il envoya Modène pour aider à M. de Béthune à poursuivre l'exécution des traités de Pavie et d'Ast- ; et pour ce qu'il fàchoit aux Espagnols de rendre Verceil contre leur coutume, et que Don Pedro ^ retardoit de jour en jour, le Roi fut contraint de parler hautement à l'ambassadeur d'Espagne '^, et lui dire que, quelques troubles qu'il eût en son royaume, il ne lairroit^ pas de passer les monts pour faire tenir la parole qui lui avoit été donnée : ce qui fit tel effet, que le 15 juin Verceil fut rendu, et les choses promises exécutées de part et d'autre.

Semblablement aussi furent exécutées toutes les choses promises par le traité qui avoit été fait entre les Vénitiens et l'archiduc Ferdinand, pour la pacification des troubles qui avoient été entre eux^.

Toutes ces choses, qui témoignoient un soin et du zèle pour la justice et la religion et la gloire du Roi, donnoient au peuple, et à ceux qui ne savoient pas le

1. C'est sans doute du Roi qu'il s'agit. Comme ce paragraphe n'a aucune liaison avec ce qui précède, on pourrait presque supposer que le copiste du manuscrit B a fait ici quelque omission involontaire.

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