Voyez ci-dessus, p. 269 et
secret du cabinet, bonne estime du gouvernement, et leur faisoient désirer qu'il demeurât en la main de ceux qui l'avoient.
Luynes ne perdoit pas ce temps favorable à l'avancement de sa grandeur et à l'établissement de sa maison. Il échangea la lieutenance générale du gouvernement de Normandie, qu'il n'avoit prise, l'année passée *, que pour être avec plus d'autorité en l'Assemblée des notables à Rouen, pour le gouvernement de l'Ilede-France et des villes de Soissons, Noyon, Ghauny, Goucy et autres, qu'a voit le duc de Mayenne, auquel il fit donner le gouvernement de Guyenne avec celui du Ghàteau-Trompette, et de quelques autres places dans le Bordelois que le colonel d'Ornano tenoit, lequel on récompensa d'une charge de maréchal de France et de ladite lieutenance générale de Normandie^.
Il eut encore La Fère et Laon, par la remise que lui en firent le duc de Vendôme et le marquis de Gœuvres, qui en étoient gouverneurs.
Gomme il s'élevoit et se fortifioit d'un côté, il parachevoit de ruiner, tant qu'il pouvoit, le parti qui lui étoit contraire, et à opprimer Barbin et lui faire condamner toute la conduite de la Reine. Ge procès faisoit un grand bruit à la cour, et sembloit qu'il y eût eu des menées capables de renverser toute la France : on sollicitoit, de la part du Roi, les juges avec instance, comme on avoit fait ceux de la maréchale