‹ MémoiresChapitre 115 sur 172 · Voyez ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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2. D'Ornano reçut aussi le gouvernement particulier de Pont-de-l'Arche. Ces échanges de gouvernements sont mentionnés dans le Mercure français, t. V, p. 259. D'Ornano n'obtint la charge de maréchal de France qu'en 1626; mais il en eut dès lors la promesse.

d'Ancre; on demandoit gain de cause et non justice. On mêle en cette affaire quelques personnes qui, par leur imprudence, avoient fait quelque écrit mal digéré sur le sujet de Luynes et des affaires du temps. Durand * fut mis prisonnier pour ce sujet, et un nommé Siti^, florentin, qui avoit été secrétaire de l'archevêque de Tours, frère de la maréchale d'Ancre^. Un même livre fut imputé à tous deux, et même peine leur fut ordonnée d'être rompus et brûlés avec leurs écrits en la Grève, et un frère dudit Siti, qui n'avoit fait simplement qu'en transcrire une copie, fut pendu. Ils essayoient, par ces condamnations, de souiller Barbin et quelques autres particuliers qu'ils mêloient avec lui par leur sang^, confondant leurs accusations qui sont entièrement différentes. Plusieurs autres sont pris prisonniers ; les uns sont mis à la Bastille, les autres au For-l'Évêque^, et tous à dessein d'être conduits à la mort^.

1. Etienne Durand, « l'un des gentils poètes de son temps, inventif à dresser des ballets » [Mercure français, t. V, année 1618, p. 268), fut condamné par arrêt du Grand Conseil du 19 juillet 1618 et exécuté le même jour.

2. François Siti et son frère André, dont il est question quelques lignes plus loin, furent condamnés en même temps qu'Etienne Durand (voyez le volume France 772, fol, 16). Suivant les Mémoires de Déageant (p. 116), les Siti, dévoués aux Concini, étaient des agents du grand-duc de Toscane, qui cabalait en faveur de la Reine mère.

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