‹ MémoiresChapitre 120 sur 172 · Nous respectons le texte original qui porte qu'ils · texte numérisé non relu

Nous respectons le texte original qui porte qu'ils

soient, qui, sous notre nom et autorité, se voudroient ingérer d'aucunes pratiques et menées, ou feroient aucune chose contre la volonté du Roi, notredit sieur et fils, et la nôtre; d'avertir aussitôt le Roi, notre sieur et fils, des rapports et ouvertures contre* son service, et de ceux qui nous les auroient faits, au cas qu'il y en eût de si téméraires; de déférer et faire connoître ceux qui seront ainsi mal affectionnés, même de se joindre, si besoin est, à la poursuite qui sera faite contre eux, pour en ordonner en justice^ la punition exemplaire; de n'avoir aucune volonté de retourner à la cour, que lorsque le Roi, notredit sieur et fils, nous l'ordonnera, désirant, non seulement en cela, mais en toutes autres choses, observer religieusement ses commandements; que, si nous avons souhaité avec passion ce voyage, c'a été pour avoir l'honneur de le voir et pour lui faire connoître, par nos déportements pleins de respect et d'obéissance, que l'on nous avoit blâmée sans sujet, n'ayant eu aucun désir de nous mêler d'affaires, comme l'on l'avoit voulu faire accroire au Roi, notre sieur et fils, qui doit régner seul et qui peut, par sa prudence mieux que par l'entremise de qui que ce soit, gouverner son État avec la justice et réputation qui y est requise, reconnoissant que les bonnes qualités et inclinations qu'il y avoit de son jeune âge nous avoient été autant de promesses des effets qu'il y fait reluire de sa prudente conduite. Nous finirons par une vérité tirée de notre cœur, qui est que, si la conservation du Roi.

1. L'original porte contre à son service; le manuscrit B avait corrigé en contraires .

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