‹ MémoiresChapitre 160 sur 172 · Louis Testu : ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Louis Testu : ci-dessus, p

3. L'homme chargé de porter de l'argent à Barbin était M. d'Argouges, trésorier de l'Epargne. Néanmoins Barbin se

La Reine cependant se prépare à satisfaire au désir qu'elle avoit de longtemps de se voir avec le Roi son fils^ : elle l'avertit du dessein de son voyage et convie le sieur de Montbazon, qui la devoit venir quérir, de s'avancer. Luynes, de sa part, la sollicite en apparence de venir et lui dépêche, au nom du Roi, le sieur de Marossan^ pour la prier de se trouver à Paris, au retour du voyage du Roi à Compiègne, pour renouer une étroite et entière intelligence. Mais ce n'étoit rien au prix de la croyance et des lettres que le sieur évéque d'Aire^ lui portoit, pleines d'amour et d'impatience de la voir. Ces deux ambassadeurs, aussi différents dans le cœur que semblables en langage, et dont l'un trompoit autant que l'autre étoit trompé, firent ce qu'ils purent, l'un en apparence et l'autre en effet, pour y disposer son esprit.

L'évêque de Luçon^, prévoyant bien que Luynes

serait plaint de ce que Richelieu ne lui avait rien envoyé à sa sortie de la Bastille. Mais, dans une minute de lettre qu'il écrivait à Barbin (Aff. étr., France 772, fol. 147), minute dont nous tirons ces détails, Richelieu proteste de son amitié pour Barbin et affirme que d'Argouges fut chargé de lui remettre quelque somme de la part de la Reine.

1. Dans une lettre au P. Arnoux, qu'Avenel date de la fin de décembre 1619, Richelieu assurait qu'il avait fait, avec le P. Suffren, a tout ce qu'il avait pu et dû sur ce sujet » (Avenel, t. VII, p. 478).

2. Le sieur de Marossan était une créature du duc de Luynes dont Richelieu parle deux ou trois fois dans ses Mémoires. Voyez aussi Avenel, t. VII, p. 473. Arnauld d'Andilly [Journal, p. 442) l'appelle M. de Marousan.

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