Claude-Enoch Virey (1566-1636) avait été chargé de l'édu
Monsieur le Prince, entra, qui lui dit la même chose et beaucoup de mauvaises paroles contre l'archevêque, qui avoit eu si peu de jugement que d'exécuter si inconsidérément une chose qui lui avoit été commandée par Monsieur le Prince, en présence d'un homme qu'il savoit bien qui violentoit son esprit. Quand il lui eut dit aussi que le maréchal étoit parti, il fit de grandes exclamations, soit pour ce que le maréchal leur fût échappé, soit pour ce que son maître fût en effet marri de l'avoir offensé jusques à ce point; mais* il en devoit être marri pour autre cause qui étoit plus essentielle et lui importoit davantage que celle-là, qui étoit que, s'il fût demeuré à Paris, on n'eût rien osé exécuter contre Monsieur le Prince, pour ce que la crainte du péril, auquel il eût cru ensuite être exposé, et de la fureur du peuple qui eût forcené contre lui, l'eût empêché d'y consentir, comme il avoua depuis à Barbin.
Les choses étant donc^ venues en cet état, l'union de ces princes se maintenant et publiant toujours de plus en plus^, la Reine ayant eu avis certain qu'ils
cation du jeune prince de Condé, puis devint son secrétaire. Il a composé diverses poésies, dont plusieurs sont conservées en manuscrit à la bibliothèque de l'Arsenal : voyez duc d'Aumale, Histoire des princes de Condé, t. II, p. 266 et suivantes.
1. Tout ce qui suit jusqu'à la fin du paragraphe a été ajouté en marge du manuscrit B. — Les Mémoires d' Estrées, p. 413, sont très brefs sur l'incident qui provoqua le départ de Concini.