‹ MémoiresChapitre 30 sur 172 · Le mot donc a été ajouté en interligne sur le manuscrits · texte numérisé non relu

Le mot donc a été ajouté en interligne sur le manuscrits

3. Dans le manuscrit B, les mots en plus ont été ajoutés de la main de Charpentier. Après ces mots figuraient les lignes suivantes, sur lesquelles a été passé un trait de plume : « La Reine, sachant qu'ils cabalent tous les corps et tâchent de s'acquérir

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i'aisoient des pratiques par la ville pour débaucher le peuple et pour j^agner les colonels et capitaines des quartiers qui y ont la charge des armes, qu'ils cabalent tous les corps, et tâchent de s'acquérir toutes les compagnies de Paris, qu'on sollicite les curés et les prédicateurs contre le Roi et elle, que déjà tout haut leurs partisans se vantoient que rien que Dieu ne les pouvoit empêcher de changer le gouvernement ; Monsieur le Prince même lui ayant avoué qu'il s'étoit trouvé en un de ces conseils-là où l'on parloit de se cantonner, et qu'à la vérité LL. MM. avoient occasion d'avoir soupçon de lui, mais [que] néanmoins elles lui étoient plus obligées qu'aux pères qui leur avoient donné la vie; nonobstant laquelle déclaration, qu'il n'a faite que des lèvres S il ne laissa pas d'adhérer à ces mauvais esprits et pousser en avant ses mauvais desseins,

toutes les compagnies de Paris, qu'on sollicite les curés et les prédicateurs contre le Roi et elle, que Monsieur le Prince pousse en avant ses mauvais desseins et que le remords qu'il en a n'est pas assez puissant pour l'en faire désister, que sa reconnoissance n'a été que des lèvres et qu'il est résolu, comme auparavant, de s'emparer des personnes de LL. MM., jugeant que, si elle attend davantage, il ne sera plus temps d'y apporter le remède qui est encore de saison, étant avertie si assurément qu'elle n'en peut douter par M. de Guise, M""® de Longueville, les ducs du Sully et de Rohan de ce qui se machine, l'archevêque de Bourges même, qui... » La première partie de ce passage, jusqu'à « que Monsieur le Prince pousse en avant », a été utilisée dans le texte. Ce qui suit n'a pas été employé entièrement, mais on retrouve plus loin la fin du passage dans le texte des Mémoires, à partir des mots « jugeant que si elle attend davantage... ».

1. Voyez le passage barré que nous donnons dans la note précédente.

jusques-là que de proposer d'aller au Parlement, poursuivant l'arrêt par lequel, en l'année précédente, la cour avoit ordonné que les princes, pairs et officiers de la couronne seroient convoqués pour délibérer du gouvernement et y pourvoir, parler de mettre la conduite de l'État entre autres mains que de celles de S. M.i.

Ces choses étoient si publiques que les ambassadeurs des princes étrangers qui étoient à la cour en donnoient des avis signés de leur main et que, dans les festins publics qui se faisoient, ils disoient tout haut pour son terme d'allégresse (sic) : Barre à bas~.

Étant tout manifeste que, d'autre part, on faisoit des levées de gens de guerre en toutes les provinces, et qu'enfin ils avoient fait tirer de Paris des armes pour armer trois mille hommes (ce qu'ils ne purent pas faire si secrètement que LL. MM. n'en eussent avis certain), la Reine jugeant que, si elle attend davantage, il ne sera plus temps d'y apporter le remède qui est encore de saison; étant avertie, si assurément

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