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contre la justice et les formes ordinaires. Elle promit aussi de faire réparer l'offense que Monsieur le Prince prétendoit lui avoir été faite par l'évêque et habitants de Poitiers^ et que tous ceux qui, pour avoir eu intelligence avec lui, s'étoient retirés et absentés de la ville, y seroient rétablis, et toutes les informations et procédures faites contre eux déclarées de nul effet et valeur, et que, d'autre côté, à l'instance dudit sieur le Prince, S. M. promît qu'elle seule pourvoiroit aux charges du régiment des Gardes, ce qui, encore qui fût juste, ne devoit néanmoins être accordé à la requête dudit sieur Prince, qui sembloit le proposer en haine du service que le duc d'Épernon, en cette occasion, avoit rendu au Roi : ce qui donnoit sujet à leurs partisans de publier que ceux qui servoient le Roi en rece voient du mal et ceux qui le desservoient en servant les princes en tiroient récompense^.
La Reine eut peine à accorder une chose sur laquelle insistoit Monsieur le Prince^, qui étoit qu'il seroit chef du conseil de S. M. et signeroit tous les arrêts qui s'expédieroient. Mais elle ne voyoit pas tant de jour à la refuser que la demande qu'avec plus de chaleur les princes firent au Roi et à laquelle ils s'affermirent avec plus d'opiniâtreté, qui fut celle de la citadelle