Jacques V
3. Odet de la Noue, ambassadeur en Hollande, était fils de La Noue Bras-de-Fer, célèbre chef huguenot, mort en 1590, et de Marguerite de Téligny. Il signait Lanouë.
4. Henri de Schonberg, comte de Nanteuil (1575-1632), gouverneur de la Haute et Basse-Marche et maréchal de camp général des troupes allemandes pour le service du Roi après son père. En 1608, il lut nommé lieutenant de Roi en Limousin et, en 1615, envoyé en ambassade extraordinaire en Angleterre. Il signait Schonberg.
5. Gaspard de Schonberg, d'origine allemande, d'abord protestant, converti au catholicisme sous Charles IX, naturalisé en 1570, mourut en 1599.
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détention du prince de Gondé et de la patience de S. M., qui avoit été poussée jusques à l'extrémité par l'opiniâtreté et insolence des grands de son royaume, qui, abusant de sa clémence, ne pouvoient recevoir tant de grâces d'elle qu'ils ne commissent de nouveaux crimes; et, bien que ces derniers les rendissent indignes du pardon qu'ils avoient reçu de leurs fautes premières, ils prétendoient néanmoins être mal traités si on ne les leur remettoit encore, en sorte qu'on leur laissât le moyen de pouvoir toujours récidiver, comme ils en avoient la volonté, et tenoient à sujet d'offense et de plainte les précautions dont S. M., en leur pardonnant, vouloit user afin de les retenir en leur devoir à l'avenir.
Et, d'autant que l'instruction que je dressai pour le comte de Schônberg explique fort particulièrement l'ordre qui lui fut donné et justifie le mieux qu'il se peut toute la conduite du gouvernement de l'État depuis la mort du feu Roi jusques alors, joint que les princes d'Allemagne étoient ceux que principalement on considéroit, et du secours desquels le Roi avoit plus de sujet de craindre, j'ai cru la devoir mettre, non ici, où elle pourroit être ennuyeuse, mais à la fin de ce livre, où on la pourra voir*.
Le duc de Nevers, cependant, donna des commis-
1. Cette pièce, qui portait la date du 29 décembre 1616, a été imprimée déjà à diverses reprises et notamment dans les Mémoires pour thistoire du cardinal-duc de Richelieu, par Aubery, t. I, p. 17. Avenel en a donné un texte soigneusement revu (t. l, p. 209); il semble donc inutile de la reproduire en Appendice. Le texte original de cette instruction, de la main de Charpentier, se trouve aux Affaires étrangères, Corr. politique, Allemagne 5, fol. 253-268.
sions pour faire des compagnies de chcvau-légers dans son gouvernement, fait d'autres levées dans le Nivernois ; il fait entrer des gens de guerre étrangers dans le royaume, les loge dans Mézières; il met dans Rethel jusques à mille hommes de garnison, leur fait faire montre publiquement, fait travailler par corvées et contraintes aux fortifications de Ghàteau-Porcien * et Richecourt, fait provisions d'échelles, cordages, pics, pétards et autres choses nécessaires pour surprendre des places, fait levées de pionniers; le tout sans ordre ni permission du Roi. Il écrit des lettres aux villes qui décrient le gouvernement, fait ruiner un des faubourgs de Mézières pour se préparer à se défendre si on l'assiège, fait prendre le prévôt provincial de Rethelois avec quelques-uns de ses archers prisonniers ; en fait autant à un appelé Chariot, habitant de Mézières, et lui fait écrire à son fils^ qui étoit un des juges de Montdejeu^, prisonnier pour avoir porté les armes contre le service de S. M., qu'il recevroit le même traitement dans la citadelle de Mézières qui seroit fait audit Montdejeu^.
MM. du Maine et de Bouillon, pour donner à connoître qu'ils sont unis avec lui, témoignent au Roi