Chef-lieu de canton des Ardennes, à 11 kil. de Rethel
2. Le fils de ce Chariot était conseiller au présidial de Reims.
3. Ce personnage, dont le nom est orthographié Mondejous dans le manuscrit B, doit être ,Tean III de Schulemberg, seigneur de Montdejeu, père du futur maréchal de Schulemberg, qui commandait une compagnie de chevau-légers au service du duc de Bouillon.
4. Ce paragraphe est tiré du Mercure framois (t. IV, année 1617, p. 29 et 30), où se trouve in extenso (p. 20 et suivantes) la déclaration du Roi contre le duc de Nevers, donnée le 17 janvier 1617.
leur mécontentement par des lettres qu'ils écrivent à S. M.^ Le duc de Bouillon fait semblant d'avoir crainte que S. M. veuille abandonner sa protection et proteste d'employer pour sa défense ce que lui et ses parents ont de bien et de crédit. Le duc de Mayenne, ayant fait solliciter Vaugré-, dont nous avons parlé ci-devant, de dire qu'on l'avoit envoyé de Paris exprès pour attenter à sa vie, se plaint qu'on envoie des assassins pour le faire tuer et exagère sa misère, disant qu'on le veut bannir hors du royaume sous prétexte d'une charge honorable dont l'on fait semblant de le vouloir honorer en Italie; représente les services de son père, d'avoir, durant les guerres civiles, conservé l'État en son entier, et sa fidélité, qu'il veut faire passer pour être sans tache et de ne mériter une telle punition qu'il reçoit. Le Roi lui fit réponse, par le baron de Linières^ qui lui avoit porté sa lettre*,
1. Les lettres des deux ducs, datées des 6 et il janvier 1617, sont dans le Mercure francois (t. IV, année 1617, p. 2 et 13). Celle du duc de Bouillon est en copie aux Affaires étrangères, France 771, fol. 1-2. Plusieurs passages en sont soulignés, et l'on voit qu'ils ont été utilisés dans les Mémoires.
2. Vaugré, de son vrai nom Claude Gaudin, avait été des gardes du prince de Condé. Il avait été emprisonné, en novembre 1616, ainsi qu'un de ses camarades, nommé Goron, sur la dénonciation de Boursier (ci-dessus, p. 121). Relâché par la suite, Vaugré alla à Soissons, où il prétendit qu'on l'avait envoyé de Paris pour tuer le duc de Mayenne.
3. Philippe de Brichanteau, baron de Linières, capitaine de cinquante hommes d'armes et des Suisses de Gaston d Orléans, frère de Louis XIII, épousa en 1613 Claude de Meaux de Boisboudran. Il était fils d'une la Rochefoucauld.
4. La réponse du Roi au duc de Mayenne fut rédigée par Richelieu {Journal d'Arnauld d'Andilly, p. 258) et portait la date du 17 janvier 1617; elle a été imprimée dans le Mercure francois, t. IV, année 1617, p. 15, et dans Avenel, t. [, p. 255.
qu'il ne tiendroit qu'à lui qu'il n'eût raison du crime de celui qu'il disoit avoir attenté à sa vie, puisqu'il avoit fait ordonner par son Parlement que le procès seroit fait à Vaugré dans Soissons, où il le tenoit entre ses mains, et, par appel, mené à Paris pour y recevoir la peine due à l'énormité de cet attentat, s'il en étoit trouvé coupable. Pour la charge dont il parloit, qui est celle du général d'armée des Vénitiens, qu'il sait bien, en sa conscience, que c'est à son instante supplication qu'il a employé son nom^ pour la lui faire obtenir, et que son autorité royale est telle que personne ne sera jamais persécuté en son royaume pour en sortir, S. M. étant assez puissante pour empêcher qu'aucun de ses sujets n'en persécute d'autres;
Quant aux actions de son père, que l'intégrité de ses dernières fait perdre à S. M. la mémoire des premières qu'il a souvent condamnées lui-même ; et quant aux siennes, qu'il ne sait pas comme il peut appeler innocente celle du refus qu'il a fait au lieutenant général de Soissons de le recevoir en la ville de sa résidence pour exercer la justice, non plus que les levées de gens de guerre qu'il a faites depuis peu pour grossir ses garnisons, non seulement sans la permission de S. M., mais contre son commandement; que S. M. ne sait pas ce qu'il peut tenir pour crime s'il appelle ces deux actions innocentes, et qu'il n'y a personne dépouillé d'intérêt et de passion qui ne les juge du tout contraires aux lois divines et humaines, qu'elle sera aussi soigneuse d'observer comme de les faire garder aux autres^.
1. Le mot nom a été substitué par Sancy au mot autorité sur le manuscrit B.