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charge du premier, ayant cru devoir différer à la recevoir jusques à ce que LL. MM. fussent de retour à Paris et la paix bien assurée.
LL. MM. y arrivèrent le 16 mai* et y donnèrent les sceaux à M. du Vair ; le président Le Jay fut remis en liberté et rentra en l'exercice de sa charge au Parlement ~. Mais une liberté plus chère et moins espérée fut rendue, et plus volontiers, au comte d'Auvergne^, que LL. MM., ne sachant plus à qui des princes avoir une confiance entière, délivrèrent comme une créature anéantie à laquelle ils auroient donné l'être de nouveau. Il avoit été mis deux fois à la Bastille par le feu Roi^, et pour crime de rébellion et entreprises contre S. M.^, au ser\dce de laquelle il ne s'étoit jamais comporté de la sorte qu'il étoit obligé par sa condition. Son premier arrêt ^ ne l'ayant rendu sage, il n'y avoit point d'espérance que celui-ci dût prendre
1. La Reine mère arriva à Paris le mercredi 11 mai, le Roi et la Reine le 16. Le Mercure françois, t. IV, année 1616, p. 84-87, donne un récit détaillé de leur entrée.
2. Le président Le Jay avait, on s'en souvient, été arrêté le 17 août 1615 et emprisonné dans le château d'Amboise : voyez tome I, p. 400. La mise en liberté du président Le Jay est mentionnée par le Mercure françois, t. IV, année 1616, p. 87.
3. Charles de Valois (1573-1650), fils naturel de Charles IX et de Marie Touchet et frère de la marquise de Verneuil, maîtresse de Henri IV. Il recouvra sa liberté le 26 juin 1616. Au mois de janvier 1620, il reçut de Louis XIII le duché d'Angoulême, dont il prit le nom.
4. Le comte d'Auvergne avait été emprisonné, la première fois, pour avoir pris part à la conspiration du maréchal de Biron.
5. Les mots Sa Majesté ont été substitués après coup par Sancy, sur le manuscrit B, aux mots : sa dignité royale.