‹ MémoiresChapitre 27 sur 47 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

Les cent jours infligés par la Providence allaient expirer ; la France ne retentissait déjà plus que du bruit des armes , du fracas des convois militaires, de la marche des troupes et des cris de vive V Empereur; le rideau de la guerre était levé ; Napoléon allait donner le signal du carnage devant le prodigieux appareil militaire de la ligue formée pour le déposséder ; un million de combattans se portait contre lui et contre son armée. Cette armée marchait avec autant d'intrépidité que de confiance sur le champ de bataille où sa destinée devait s'accomplir. La lutte allait être terrible ; la France en était effrayée. Les citoyens alarmés tournaient les yeux vers Louis XVIII , le père de la patrie, et l'appelaient à leur secours.

Des commissaires extraordinaires furent envoyés de Gand sur les frontières de la France pour agir de concert avec les délégués de l'autorité royale, qui étaient déjà en activité dans l'intérieur du royaume. Le marquis de Castries reçut l'ordre de se rendre à Namur ; le chevalier

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