EXPÉRIENCES SUR LES IPÉCACUANA
J'en fis quelques autres dans le même temps qui ne laissèrent pas d'avoir aussi leur désagrément: je' me livrai à des recherches sur les ipécacuanas. Après avoir déterminé l'origine botanique des diverses espèces confondues sous ce nom, je voulus essayer leurs propriétés, et comme je n'avais pas de malades à émétiser ce fut sur moi-même que je fis mes essais. De temps en temps je me faisais vomir avec diverses racines, prises à diverses doses, et je parvins à me rendre ainsi assez maigre et un peu malade. J'ai consigné les résultats de ces recherches dans un mémoire présenté en 1804 ou 1805 à la Société des professeurs de l'École de médecine, et qui, soutenu par le zèle et l'amitié de Duméril, m'en fit nommer membre. Ce mémoire a été imprimé par extraits dans ceux de la Société médicale d'émulation, et dans le Bulletin philomathiqve. Il avait été adopté pour les mémoires de la Société de l'École, et j'en ai même une épreuve imprimée par elle, mais je ne sais par quelle cause le volume dont il faisait partie n'a jamais paru. Quelques années plus tard, A. Eichard a repris ce travail et sa publication a rendu mon mémoire inutile.