LIVRE III, CHAPITRE XXIII
gage aru quartier avec de l'infanterie pour le gar- i«». der. Gomme ils eurent fait une lieue de chemin, ceux qu'ils avôient jetés devant, donnent jusqu'où les ennemis avpient campé, et leur rapportent qu'ils avoient délogé dés la mi-nuit et' pris leur route à Lillers, de sorte que voyant qu'ils ne pouvoient faire autre chose pour lors, ils s'en retournèrent à leur même quartier où ils attendirent des nouvelles du Roi, qui leur arrivèrent le lendemain. Le commandement leur fut donné de retourner en arrière et d'aller assiéger Renty, place petite, quarrée, avec quatre bastions et de très-bons fossés pleins d'eau et très-larges. Ils rebroussent soudain et font si bonne diligence qu'ils y arrivent le même jour. Le Maréchal de la ïîorce campe son armée au village de Fasque 4 , à la vue dudit Renty, et le Maréchal de Châtillon à Fouquembergue, aussi à la iijuui*. vue de 1%. place; ils jettent de bons corps de garde dé tous les côtés pour empêcher les secours, et le lendemain font les approches et se logent dès le pre- ■ mier jour, chacun de son côté, jusqu'à vingt pas du fossé % apportent toute diligence à faire mettre
* Voir {correspondances, 3 août 1638) une lettre du Maréchal auRoi.
2 « La tranchée fut ouverte la nuit du deuxième jour par le Marquis de Ca8telnaut,Marej5chal de camp, fils du Mareschal de la Force. p (Mercure François, tome XXII, page 109.)
m* leurs canons en batterie, et pressent si vivement les assiégés, que dans le septième ou huitième jour* cte côté et d'autre, ils passent le fossé et sont attachés apx bastions où ils assurent ceux qui travailloient à la mine. Cependant leur artillerie, qui avoit fait le trou pour loger les mineurs, ne cessoit de tirer dans la place. Les ennemis s'étonnent et ne veulent
»*oùt. attendre l'extrémité. Le neuvième jour, ils font faire la chamade pour parler. Deux heures après, la capitulation fut faite et signée. Ils baillèrent des otages de remettre la place le lendemain, ce. qui fut fait, On leur permet de sortir avec leurs armes et bagages., et les fit-on conduire jusqu'au delà de Thérouanne. Il en » sortit outre la garnison ordinaire, trois 'Cents Allemands; jlafaisoient en tout de six à sept cents hommes.
Ayant donné avis à sa Majesté qui s'étoit avancée jusqu'à Ahbeville, de ce bon succès, les Généraux reçoivent commandement * de faire travailler diH-* gemmeitf à réparer la place ; le Roi en donne le Gouvernement au sieur de Villequier, Gouvçroeu? du Çoulonnois, et en commet la charge au lieute-
l M, de C^UUon ajant été mandé par le Roi, M. 4e la Force fut Chargé de ces travaux. Voir {correspondance* 9 et 10 arit 1638) une lettre 4e M, <jes Noyers et la réponse du Maréchal qui lui 4o*ne son avis sur la ligne d'opérations À suivre apjèf 1| prise de RÇfttj.