LIVRE m, CHAPITRE XIX
qu'ils avoient levé le siège et s'étoient retirés vers 1634.
. 5 doccrabie.
le Wirtemberg. Messieurs les Maréchaux visitèrent cependant Mannheim, donnant l'ordre nécessaire pour les travaux et pour la munir, où ledit sieur Marquis de Tonneins faisoit très-bien son devoir.
Huit ou dix jours après , les nouvelles viennent que les ennemis étoient revenus * à Heidelberg plus forts et avec plus grand équipage d'artillerie, et cela fut si soudain, que le colonel Abelmodo, Gouverneur de la place, qui en étoit sorti, n'y put rentrer, et il n'y avoit que son lieutenant. Ces messieurs mandèrent monsieur de Feuquières, et lui représentèrent que c'étoit une honte de laisser perdre celte place si près d'eux, qu'il le fit entendre à messieurs de l'Assemblée, et qu'il étoit à propos que le Duc Bernard de Weimar, qui commandoit leur armée , se disposât à ce secours , qu'ils y iroient ensemble. Ledit Duc Bernard, qui avoit repassé au delà du Pvhin à Mayence, fut repoussé par les ennemis et contraint de revenir.
Monsieur de Feuquières traite cette affaire avec messieurs de l'Assemblée des Confédérés, où étoit le grand Chancelier Oxenstiern, Directeur général^ et leur fait agréer la résolution prise; il s'en revient
* Voir ( correspondances, décembre 1634) une lettre de MM. de la Force et de Brézé au Roi.