‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III (volume 4)Chapitre 36 sur 106 · III · texte numérisé non relu

III

1635. obligea de se contenter de cette poursuite, quiavoit heureusement réussi ^ au grand dommage et décri des ennemis et à la réputation des armes du Roi. Ils retournèrent sur leurs mêmes pas, et allèrent dans le même campement d'où ils étoient partis, et y séjournèrent tout le lendemain.

Le jour suivant, ils eurent nouvelles que le sieur de Feuquières, Ambassadeur pour le Roi en Allemagne , et lequel devoit commander douze mille Allemands, dont sa Majesté lui faisoit faire la levée en Allemagne, étoit à une journée de là avec deux mille cinq cents chevaux que le Duc Bernard de Weimar lui a voit baillés.

Il est certain que le Maréchal de la Force lui avoit écrit, et audit Duc Bernard, il y avoit plus de trois semaines, que s'ils se pouvoient assembler dans l'Alsace, vers Colmar, avec quelques forces considérables, il leur seroit facile de ruiner cette armée du Duc Charles, ce qu'ils lui avoient promis; mais au bout de quelque temps ils s'en excusèrent, disant ne le pouvoir faire; de sorte que lorsqu'il en étoit besoin, ils n'y vinrent point, et lorsqu'il ne s'y attendoit plus et que l'occasion fut passée, le sieur de Feuquières y vint. Néanmoins la résolu-

' Voir le récit de ces diiïérentes affaires dans deux lettres du Marquis de la Force à sa femme. [Correspondances, 28 et 28 mai 1638.)

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