LIVRE m, CHAPITRE XXI
guëes, étant travaillées de maladies et autres in- 1635. commodités. Il avoit bon besoin lui-même de repos pour les longs travaux qu'il avoit soufferts, de sorte qu'il minutoit son congé, il y avoit plus de deux mois, et continuoit ses poursuites envers sa JMajesté, d'autant plus que les troupes entrant dans leur quartier d'hiver, à présent sa présence n'y étoit beaucouj) nécessaire. Il avoit deux ou trois des siens en Cour pour cela, et le dernier fut son secrétaire Gast, qui enfin, après plusieurs remises, en tira résolution; sa Majesté lui mande* qu'elle trouve bon qu'il mette son armée en garnison, qu'ensuite elle trouve fort juste qu'après ses longs travaux et ses bons services, il prenne du repos ; qu'elle désire le voir et lui témoigner la satisfaction qu'elle en a; que cependant il laisse son armée au jNIarquis de la Force, son fils , auquel elle en donne le commandement.
* Voir {Correspondances, 13 et 14 décembre 1633) les lettres du Roi et du Cardinal de Richelieu au Maréchal,