LEVÉE DE TAILLES
reté des villes à eux accordées : 11 est requis et nécessaire, 1822. faire vne leuée de gens de guerre, pour establir des garnisons ^ février. es villes, places et forteresses estans dans l'estendue, et dépendans de nostredit Gouuernement. Et que pour subuenir aux grands fraiz et despences des iustes armes quelle a esté contrainte de prendre pour le seruice de sa Majesté, conseruation desdites Eglises Réformées, solde et entretenement desdites garnisons : et pour cest effet imposer sur tous les contribuables aux Tailles de ladite Prouince de la basse- Guienne, telle somme de deniers que nous iugerions auec le Conseil de ladite Prouince estre suffisans tant pour la solde et entretenement desdites garnisons, que pour subuenir aux fraiz des fortifications desdites places et munitions de guerre nécessaires à leur conseruation et deffense. A ces causes en vertu du pouuoir à nous donné, de l'aduis du Conseil de ladite Prouince, aurions fait procéder à l'assiette et despartement de la somme de troyi cens mil Hures sur tous les habitans contribuables aux tailles du païs Peyrigort, payable ladite somme par chacun quartier de la présente année, sçauoir les premier F éburier, Àuril, luillet et Octobre, de laquelle somme vous est escheu pour vostre part et portion, la somme de deux mil Hures, laquelle nous vous mandons et enioignons incontinant et sans delay asseoir et imposer sur tous et un chacuns les habitans de votre lurisdictlon et Parroisse, et outre ce vn sol pour liure pour le droit attribué au Receueur à ce commis, auec les autres drolcts qui ont accoustumé d'estre leués es Tailles ordinaires, et ce pour vne fois seulement, et sans que pour les mois suiuants de la présent année, il vous soit loisible d'Imposer lesdits droits ny procéder à la faction de nouueaux roolles, ains seulement les ferez copier, transcrire et signer à la façon accoustumée, pour leuer en uertu d'iceux les quartiers suiuans de la présent année. Laquelle somme vous leuerez comme dit est par chacun quartier, et porterez es mains de Mestre Zacharie L arques t par nous establyà la recepte particulière desdits deniers en la ville de Sainte-Foy. Au payement de laquelle somme principale, droits et fraiz susdits, seront les cotisez contrains par toutes voyes deuës et raisonnables, comme pour les propres deniers et affaires du Roy. Et ou m. 16 '
2û2 CORRESPONDANCES.
1625. VOUS ne satisferez à ce que dessus aux susdits pactes, y serez 2 février, coiitrains par la rigueur de la guerre, et traitez en vos personnes et biens comme ennemis. Donné à Sainte-Foy, le second de Feburier mil six cens vinct et deux auec ung escu pour le port de ces présentes .
CAVMONT.
Par mondit Seigneur
PEGVELAS.
Dangereux projet d'un habitant de Monflanquio. — Nécessité d'assister les Proteslrnts qui se soulèvent vers la Garonne.
Je crois véritablement que le laquais de Belsunce a été tué 10 février, puisqu'il u'cst point arrivé à Sainte-Foi, ou on l'a pris prisonnier. Je vous mandois comme j'avois appris, mais de lieu assuré, qu'un habitant de Monflanquin avoit cherché dans Bergerac, par toutes les boutiques d'apothicaire, de l'arsenic et du sublimé, et même dans celle de Couvert, afin que vous en donniez avis à mon frère de Castelnaut. Je mandois aussi qu'il falloit aller vers la Garonne afin d'appuyer ceux qui commençoient à se redresser, et qui, si on les abattoit derechef, ils ne s'en relèveroient jamais; et que j'attendois ici pour voir si je pourrois prendre le temps pour l'affaire que savez; avec l'aide de Dieu, vous en oyerez parler demain. Je le supplie qu'il nous conduise et assiste par son Saint-Esprit, et veuille bénir nos bons desseins, les faisant réussir à sa gloire et au bien de son Eglise. A. de Caumont. A Monpont, ce jeudi 10'^ février.
le marquis de la force a m. de montpouillan.
Lettre de M. de la Force pour secourir M. de Castelnaut. — Entreprise sur Bergerac'
Il février; Mon très-cher frère, j'ai reçu lettres de Monsieur, que je vous envoie; vous verrez comme il désire que nous nous tenions en état pour pouvoir partir pour aller assister mon frère de Castelnaut, lequel lui mande qu'on le va attaquer, et qu'il croit nous être plus avantageux de passer par dessus Bergerac ; tellement que je crois qu'il vous faudra vous en revenir.
LE MARQUIS DE LA FORCE A LA MARQUISE DE LA FORCE. 243 J'espère aussi essayer demain l'affaire que savez : je prie l'E- 1622. ternel qu'il bénisse nos desseins, et nous assiste et conduise ii «vrier. par son Saint-Esprit. Hâtez encore mon cousin de Saint- Michel, et donnez ordre aux affaires qui sont là pour ces forts. Je prie Dieu, etc. A. de Cau3I0m. A Monpont, ce jeudi 17* février à midi.