‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III (volume 4)Chapitre 71 sur 106 · LES HABITANTS DE LA ROCHELLE AU BARON DE COPPET · texte numérisé non relu

LES HABITANTS DE LA ROCHELLE AU BARON DE COPPET

Ils le prient de leur continuer ses bons offices pour le maintien de la paix.

i7mai. Monsieur, nous envoyons vers vous MM. Yicte et de Lalande, pour conférer avec vous sur les réponses que nous avons adressées au mémoire que vous nous aviez laissé, et vous délivrer nos lettres pour MM. le Duc de la Trémoïlle, Maréchal de la Force et Députés généraux , vous conjurant de toute notre affection , que comme vous avez bien commencé, de ne vous lasser pas, et de continuer vos soins et votre diligence pour nous rendre jouissants de la paix; si on ne nous la donne à cette fois , on nous fera connoître qu'on ne la désire pas , et qu'on veut ruiner les affaires d'Italie en retardant le secours qui seroit prêt tout aussitôt que les affaires de deçà seroient accommodés, et surtout qu'on abrévie le plus qu'on pourra les divers temps contenus en votre écrit, lesquels les Commissaires qui pourroient être nommés, sauroient bien prolonger selon leurs intérêts, comme ont fait tous ceux qui sont venus de par deçà pour l'exécution de la dernière paix. Le parsus vous sera représenté par nos Députés, auxquels ayant donné toute créance, nous ne ferons celle-ci plus longue que pour vous assurer. Monsieur, etc. Vos très-humbles et très-affectionnés serviteurs, les Maires, Echevins, Pairs, bourgeois et habitants de la ville de la Rochelle. De la Rochelle, ce 17* mai.

Préparatifs de Spinola pour assiéger Calais. — Mauvais état de celte place. — La Force prie le Roi de donner des ordres pour la mettre en état de défense.

Sire, depuis deux jours que je suis arrivé en cette ville, 1625. j'ai tâché de mettre le meilleur ordre à toutes choses qu'il m'a ^" ^*'*"* été possible, et ai voulu en bien reconnoître l'état avant de dépêcher vers votre Majesté , de même avoir quelque connoissance certaine du dessein que pouvoit avoir le Marquis de Spinola, et de ses préparatifs; cela je ne le puis que par les avis qu'en reçoivent les particuliers qui hantent dans leurs villes pour le trafic; mais tous leurs discours sont qu'ils viennent assiéger ceci, et que ledit Spinola agit au nom de l'Empereur, qu'ils font de très-grands préparatifs et par mer et par terre. Cejourd'hui M. de Mibèze, agent de messieurs des Etats, m'a dit qu'il venoit de recevoir avis de leur Amiral, comme leur dessein est d'attaquer cette place, et ont préparé à Dunkerque une grande armée de mer, et fait apprêter quantité de vaisseaux plats pour y charger tous leurs équipages d'artillerie, munitions, gabions et toutes choses nécessaires pour un siège, qu'il en donneroit avis ici, et que si l'on ne se prépare diligemment, l'on se trouvera surpris. Je crains fort que nous le soyons en beaucoup de choses, mais surtout pour le Marquis d'Humières , ayant trouvé merveilleusement étrange qu'une place de telle importance ne fût autrement pourvue, car toute la garnison ne sauroit faire cinq cents hommes, dans lesquels il n'y a que le sieur de Paloyne, de capitaine, que votre Majesté y a encore envoyé depuis peu, et sept lieutenants pour les douze compagnies de Navarre ; il y a aussi deux compagnies de cinquante hommes chacune, de la garnison ordinaire. J'ai dépêché ce matin en diligence la Noue, Maréchal des logis de l'armée, pour faire venir les régiments duYidame et d'Humières; mais il faut que je dise à votre Majesté que l'on m'a averti que depuis la dernière montre, ils ont perdu quantité de soldats, mêmement celui d'Humières, qui ne sauroit fournir trois cents hommes à présent ; de sorte que j'ai encore mandé celui de Vervins; par l'état qui est entre les mains deM . Doquerre , il y doit avoir quatre mille hommes.

1625. Votre Majesté juge bien que s'ils s'engagent à cette place, que loaoùt. ceseraavec un puissant équipage, et qu'ils s'y opiniâtreront à outrance , de sorte que pour y faire une vigoureuse résistance, il nous faudroit bien des hommes davantage. Je supplie trèshumblement votre Majesté que par ses commandements elle fasse diligenter le tout, et que nous puissions aussi avoir davantage d'hommes de commandement. Il ne se faut point attendre de pouvoir jeter du secours par le pont de Nieulay, car il ne se peut conserver à présent, ni empêcher qu'ils ne s'en saisissent d'abord, n'y ayant rien de fait, et le travail qui y est nécessaire nesauroitètre fait dequatremois; néanmoins nous n'avons pas laissé de le dessiner et de le faire entreprendre; mais nous courons au plus hâté et faisons faire un bon travail devers le côté de la mer sur l'avenue de Gravelines, que j'estime être l'endroit le plus dangereux. Ledit sieur de Mibèze se persuade qu'ils seront à nous avant ne soit huit jours, car il dit qu'ils prétendent nous surprendre, ayant une si claire connoissance de tout l'état de cette ville, par le libre accès qu'y donne le commerce, qu'ils n'ignorent rien de ce qui y est, et m'a fait de grands discours pour me représenter de quelle importance est cette ville à l'Espagnol, les avantages qu'il en pourroit retirer, ayant bien reconnu la faute qu'ils avoient faite par le passé de la quitter. Tout cela, Sire, me redouble le courage et l'affection de bien servir votre Majesté; j'espère que Dieu me fera la grâce de lui en faire voir les effets. J'ai, avec M. le Gouverneur, visité tous les magasins de vivres, munitions et armes; il y a force mimque de bled, nous sommes après à en retirer du voisinage, surtout du nouveau si on nous en donne le temps. Il n'y a que trois pièces d'artillerie en la ville et quatorze dans la citadelle; M le Gouverneur fait grande difficulté de s'en dégarnir, et a désiré que j'en demande d'ailleurs à votre Majesté, et des munitions. On les peut conduire à Amiens et de là par eau ; il n'y a pourtant qu'un canonnier, il est besoin d'y en envoyer et quelques officiers; mais encore qu'il y ait deçà défaut, pourvu que nous ayons des hommes, je m'assure que nous en rendrons bon compte à votre Majesté. Ellejugera, s'il lui plaît, s'il n'est pas nécessaire qu'elle se rende puissante sur mer; comme j'estime qu'elle peut avoir l'assistance de l'Angleterre

10 août.

LA MARQUISE DE LA FORCE AU MARQUIS DE LA FORCE- 283 et des Etats, qui ont leur intérêt bien avant à la conservation '^sde celte place, la diligence y est fort requise; j'ai fait que M. de Mibèze a dépêché vers l'Amiral des Etats pour faire venir quatre bons vaisseaux.

Je suis après pour trouver des hommes affidés pour envoyer le plus avant que je pourrai dans leur pays, pour être averti, si je puis, de ce qui se passe, et ne manquerai en toutes occurrences de donner avis à votre Majesté de tout ce que je jugerai le mériter, faisant prière à Dieu incessamment, etc. A Calais, ce 10^ d'août.

LA MARQUISE DE LA FORCE AU MARQUIS DE LA FORCE

Elle attend ses commandements pour aller le rejoindre. — Duels de Bouleville et de Torigny, et dHocquincourt et deLouvigny.

Monsieur, ayant appris à ce soir le retardement du voyage jg^g du messager d'Abbeville, j'ai voulu ajouter ce mot à celle 5 mars. que je vous écrivis à soir par lui, pour vous dire comme ma nièce garde toujours le lit, et ne sera en état de partir d'ici, au discours du médecin, de huit ou dix jours. A ce soir. Monsieur m'a dit qu'il avoit envie de parler à M. de Beauclerc, de vous faire venir ici, à quoi je ne lui ai rien répondu, parce que l'incertitude de votre volonté sur rindisjiosition de n;a nièce, me retenant encore, c'eût été seulement lui donner possible opinion que je ne fuyois que sa présence; mais si ma nièce eût été en état di* partir , ou vous en volonté d'agréer mon voyage sans elle, je lui eusse dit ne pouvoir nie dilayer davantage le contentement de vous voir. Il m'a dit que peut-être n'auriez-vous pas grande satisfaction de cette demeure d'Abbeville, et que vous aimeriez autant celle de la Fère, qui fait que je vous supplie me dire franchement votre volonté; car si ma nièce étoit guérie quand je la recevrai, et que vous me fissiez connoître que ce vous fût chose indifférente de demeurer là ou de venir ici, je partirois soudain, n'ayant à cela aucune affection de choix, que celui qui me donnera le plus tôt

1626. ce contentement de vous voir. M. de Belluion ' et l'Ambas-

5 mars, gadeui de Savoie ont fort convié au ^ et proposé force

avantages en cela ; je ne sais si sur ces occasions, le Tané voudroit approcher le Bleu de lui pour avoir ses avis. On n'a point encore de nouvelles des députés qui sont allés à la Rochelle pour l'acceptation de la paix. Le Roi est, dit-on, fort ofTensé contre les Anglois, de ce qu'ils ont arrêté trois courriers que M. de Blainville envoyoit en France, et lui ont défendu l'entrée du palais royal en qualité d'Ambassadeur. Bouteville ^ a ce matin tué le Comte de Torigny d'un coup d'épée dans le cœur, et son écuyer a aussi tué celui de Torigny; la Frette * se battoit avec les deux morts contre un tiers, dont je ne sais le nom. L'on dit que Hocquincourt ne mourra pas; c'est en ôtant ses éperons et sans avoir l'épée à la main, que Louvigny l'a blessé par derrière, dit-il. Je reviendrai encore à mon premier discours , pour vous supplier de croire que je suis toute prête à faire tout ce qu'il vous plaira, et que dès le lendemain que j'aurai reçu vos commandements, j'y satisferai. Dieu aidant, et croyez, je vous supplie, que je n'ai point une plus forte affection pour les choses du monde, que d'être auprès de vous et devons plaire et obéir, etc. A Paris, ce jeudi soir 5^ mars.

Nouvelles de la Rochelle. — Le Comte de Soissons refuse de faire sa paix. — Levée du siège de Sainl-Afrique.

^^'^^- C'est par notre porteur d'eau qui s'en veut aller jusqu'à

' Sans doute BuUioii.

' L'espace marqué par des poiols était rempli par des chiffres composés de lettres grecques cl françaises, barrées d'une certaine manière.

' Le duel de François de Bouteville, Comie de Montmorency, avec M. de Torigny, de la Maison de Matignon, eut lieu effectivement en 1620.

* 11 est à remarquer que Bury et les autres historiens font battre, quelques mois après son duel avec Torigny, Bouteville avec la Frette, tandis que la Marquise de la Force dit expressément que la Frette se battit en même temps contre un troisième qu'elle ne nomme pas : Bouteville eut sans doute un autre duel avec la Frette, où celui-ci se battit personnellement contre lui. Bouteville fut décapité en Grève le 21 juin 1627.

LOUIS Xm AU MARQUIS DE LA FORCE. 285

Cugnac , que je vous fais ce mot. Nous avons vu à ce matin *628. M. de Peyrac, qui est de retour de son voyage. 11 a vu tous ces messieurs de Limousin, que M. de Schomberg avoit amenés à l'armée. Ils disent qu'assurément ceux de la Rochelle n'ont faute de rien que de vin, et qu'ils ont des vivres largement pour quatre mois, et par le retranchement et l'ordre qu'ils y ont mis, les feront durer six mois; qu'on ne croit pas à l'armée quel'Anglois vienne jusqu'à la Madeleine; qu'il y a force maladies à l'armée; qu'ils ont vu M. de Senneterre; que la réception que lui avoit faite M. le Cardinal, étoit qu'il n'y avoit en France homme qui eût mieux mérité d'avoir la tête tranchée; que M. le Comte (de Soissons) n'a point fait sa paix, parce qu'on le vouloit forcer à épouser la Princesse Marie (de Mantoue), afin de le mettre mal avec Monsieur, ce qu'il n'a pas voulu faire. De plusieurs lieux, on a eu la confirmation que ce siège de Saint- Afrique est levé, et que M. le Prince n'y a reçu que de la honte. M. de la Faye n'est point venu; il n'étoit pas chez lui, et n'y devoit venir de huit jours. M. de Saint-Maurice est céans, lequel m'a dit que M. de Saint-Orse avoit fait force bruit sur ce que lui avoit dit M. de Bourzolles, et avoit brigué tout le monde ; aussi ce dernier presse fort , disant qu'il n'y a pas de sûreté pour lui; que le Tané pourra avoir sauvegarde pour sa famille, mais que lui n'a point travaillé à cela, et croit qu'il a grande envie d'aller au lieu d'où est écrite la lettre que ma sœur a envoyée à mon frère. Mandez-moi si vous êtes d'avis que le Bleu envoie Mery vers le sieur de Pelautier pour lui mander ce que me mandez dans votre billet. Dieu vous tienne en sa sainte garde,et vous préserve de tout mal. A. de Caumo>'t. A Castelnaut, ce vendredi matin .

LE ROI AU MARQUIS DE LA FORCE

Arrestation des Comtes de Roucy et de la Suze. — Le Roi invite le Marquis de la Force à venir le trouver.

Monsieur le Marquis de la Force, j'ai su de mon cousin le Maréchal de la Force, votre père, que vous étiez sur le point de me venir trouver, et que vous en avez été retenu sur ce que j'ai fait arrêter les Comtes de Roucy et la Suze; mais

8 mars.

1628. pour ce que je l'ai fait pour des raisons toutes particulières, j'ai s mars, jjjgjj youlu VOUS en écrire la présente pour vous dire que vous ne laissiez pas de continuer votre voyage, et vous rendre prés de moi le plus tôt que vous pourrez (comme j'ai donné charge à mondit cousin, votre père, de le vous mander), et que je serai bien aise de vous faire connoître plus particulièrement l'affection que je vous porte, et l'intention que j'ai de maintenir en grande paix et liberté, sous le bénéfice de mes Edits, tous mes sujets de la Religion prétendue Réformée, qui se contiendront en devoir, afin que vous en puissiez rendre à un chacun un clair témoignage, en assurer tous vos amis, et lever tous prétextes aux rebelles et séditieux de donner cours et créance aux bruits qu'ils font malicieusement semer pour attirer les gens de bien à leur conjuration. Sur ce, je prie Dieu, etc. Ecrit à Paris , le 8° jour de mars. Signé : Louis. Et plus bas : Phélypeaux.

LA MARQUISE DE LA FORCE AU MARECHAL «E LA FORCE

Persécution contre les Protestants. — Affaires d'intérêt. — La Rochelle se donne aux Anglois.

Monsieur, je n'arrivai qu'à soir de Castelnaut en ce lieu de la Force, où je n'ai rien vu ni appris digne de vous être mandé. Depuis que ces navires sont disparus de la côte de la Rochelle, on ne mène pas si grand bruit. Toutefois, j'apprends que vers l'Angoumois et Saintonge, on parle de mettre garnison es maisons particulières, notamment à Montboyer, cette bonne place. La Marquise de Marigny y passa ces jours, qui assembla tout ce petit peuple, et leur dit qu'elle lesvouloit achever d'acheter, et qu'ils seroient fort soulagés quand on croiroit qu'ils ne seroient plus à vous; mais ils se mirent à pleurer, et m'ont depuis fait dire qu'ils vous donneroient ce qu'ils pourroicnt pour se faire racheter. Néanmoins je ferai savoir ce qu'elle voudra vous donner ; mais je ne crois pas que ce soit grand cas, car on attend nos confiscations. Pour Montpouillan, je ne crois pas non plus que vous en deviez espérer beaucoup, vu le temps où les Catholiques Romains ne veulent rien acheter de nous, et ceux de la Religion n'o-

Il se disculpe des calomuies de ses ennemis et demandée S. M. la permission d'aller servir en Hollande.

Sire, j'ai été merveilleusement étonné d'apprendre par une lettre que j'ai reçue de M. de la Force, qu'on a donné avis à votre Majesté que je demeurois à Castelmoron, sur la rivière de Lot, pour favoriser le passage à ceux qui vont à Montauban contre sa volonté , puisque l'imposture de cette calomnie est publique, et peut être attestée telle par toute cette province, étant très -vrai que je n'ai approché de

27 mai*

sent : nous y ferons ce qui se pourra. iMandez-moi, je vous *628 supplie, ce que devez à madame de Marigny, et quand le terme de l'engagement échoit. Nous coucluerons. Dieu aidant, demain la ferme de céans et de Mussidan. Vous dites que le bien de votre Maison a doublé en vos mains , il est vrai, et vos dettes ne se sont point faites ni par prodigalités, ni par folles ou vaines dépenses, et si les négociateurs de vos affaires s'en fussent bien acquittés, vous eussiez fait une trop puissante Maison ; mais Dieu, qui conduit toutes choses à sa gloire et à notre salut, ne l'a pas voulu ; ainsi encore en resteroit-il assez pour vivre honorablement et avec contentement, si Dieu nous donnoit une bonne paix ; mais je crains que ce que nous avons tous, nous soit bouleversé. On m'a assuré, et je le crains bien, que la Rochelle s'est tout à fait donnée à l'Anglois, et a mis les enseignes angloises sur les bastions : si cela est, voilà un grand commencement d'embrasement, et les effets de la guerre sont si douteux. Quand je pense aux vieilles guerres angloises, je frémis. Dieu nous veuille donner, s'il lui plaît, ce qu'il connoît expédient pour sa gloire et notre salut. Je crois que M. le Marquis de la Force vous enverra au lieu de Méry un très-honnète homme de Mussidan, nommé Saint-Pierre; nous vous écrirons par lui plus au long. Cependant je prie Dieu qu'il vous a euille conserver et bénir toutes vos actions, et que je puisse avoir l'honneur de vivre et mourir avec la qualité. Monsieur, de votre très-humble et Irès-obéissante fille, Saveilli^s. A la Force, ce 27'' mai.

17 J.li

1628. jjx lieues de Gascogne, ledit Castelmoron , ni la rivière 17 jui et. jJçLqj.^ il y a plus de six ans. Je croirois, Sire, être sacrilège de mentir à votre Majesté, et sans honneur d'affirmer une fausseté notoire ; c'est pourquoi je la supplie très-humblement de croire que ces rapports sont mal faits, que je n'ai aidé au passage d'aucun qui soit allé à Montauban, ni fait action qui puisse déplaire à votre iNIajesté ; et lorsque Dieu me redonnera le bonheur d'être employé à son service, j'espère m'en acquitter avec plus d'affection et de fidélité que mes calomniateurs. Cependant, Sire, puisque je reconnois être en quelque soupçon, je supplie très-humblement votre Majesté me permettre de l'aller servir en Hollande, afin qu'à l'avenir je puisse, avec plus de capacité, lui rendre le trèshumble service et obéissance que doit, etc. A. de Caumont. Ce 17^ juillet.

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