‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III (volume 4)Chapitre 75 sur 106 · LE ROI AUX MARÉCHAUX DE LA FORCE , DE SCHOMBERG · texte numérisé non relu

LE ROI AUX MARÉCHAUX DE LA FORCE , DE SCHOMBERG

ET DE AIARILLAC.

Approbation de leur conduite à Casai. — Mission de Servien prés du Prince de Piémont. — Ordre de mettre les troupes en garnison. — S. M. donne aux Maréchaux toute liberté d'agir dans ses intérêts.

«novembre. Mes Cotisins, par les dépèches qui vous ont été faites de l'onzième do ce mois, vous aurez pu connoître que je faisois le même jugement que vous de la perte de Casai s'il n'y dcmeuroit que des Montferrins ; c'est pounjtioi j'ai été fort aise de voir par la vôtre du sixième, cjui fut hier reçue, que vous ayez fait entrer dans ladite place trois régiments francois, vu même que les Espagnols vous en ont non-seulement donné prétexte, mais légitime sujet, en n'exécutant pas le traité du vingt-sixième octobre, par lequel ils dévoient sortir de toutes les places du Montferrat. Vous ne pouviez donc prendre une meilleure résolution sur ce sujet, que j'approuve d'autant plus que je vois par vos lettres que vous avez soigneusement pourvu au ravitaillement de ladite place.

J'ai bien considéré co que vous me représentez de l'avantage qu'il y a d'avoir le Prince de Piémont de son côté ; j'en fais le même jugement que vous, et désire que vous fassiez tout ce qui vous sera possible pour l'acquérir, l'assurant qu'encore qu'il y ait beaucoup de choses à dire au traité de Ratisbonne, mon intention est toutefois de tirer ledit Prince, autant avantageusement que la raison et mon honneur le pourront permettre, de tous ses intérêts; et pour cet effet, j'en donnerai charge expresse au sieur Servien, que je ferai partir dans trois jours pour aller par delà.

LOUIS Xin AUX MARÉCHAUX DE FRANCE. 331

En s'accommodant avec ledit Prince, comme je désire que *®^''" l'on fasse autant qu'il se pourra pour l'obliger à nous fourbIf des vivres, je juge qu'il n'y a rien à faire à présent avec mes armes qu'à bien conserver Casai, comme vous y avez donné ordre, en y laissant des troupes françoises et pourvoyant aux vivres , et qu'il convient mettre les troupes qui doivent demeurer en Italie, en garnison, en sorte que A'eillane, Suze, Pignerol, Briqueras, Saluées et les vallées, demeurent bien assurées.

Si ledit Prince de Piémont vouloit consentir qu'on achevât les fortifications de Pignerol , je trouverois bon qu'il y fût travaillé ; mais s'il faut perdre la commodité de tirer des vivres pour mes armées, ou manquer à fortifier, j'estime qu'il vaut mieux laisser la fortification comme elle est, et s'assurer les vivres qu'autrement il seroit difficile, pour ne pas dire impossible, de faire venir de France.

Je vois le respect que vous apportez aux choses qui vous sont écrites de ma part, et le soin et prudence que vous apportez pour les exécuter de point en point, dont je vous sais très-bon gré. Je vous dirai néanmoins que mon intention n'est point de vous prescrire des ordres déterminés, en sorte que vous ne puissiez faire ce que vous reconnoîtrez clairement être de mieux pour mon service , car vous savez qu'il est impossible de juger si bien de loin des choses, comme peuvent faire ceux qui sont sur les lieux et qui les voient de près.

C'est la réponse que je ferai à votre dépèche, ajoutant encore que mon intention est toujours de faire la paix en Italie en répiirant les défauts du traité de Pvalisbonne, en ce en quoi ils ne sont pas supportables. Pour le regard dudit Prince de Piémont, je vous dirai encore une fois que pourvu qu'il se mette de mon côté, il recevra toute sorte de bon traitement en ses intérêts, et que je ne ferai point difficulté de lui accorder jusqu'à vingt mille écus de rente, pourvu qu'il ne dispute pas hors de droit et sans raison, de la qualité du revenu. Sur ce, je prie Dieu, mes Cousins, etc. Écrit à Versailles, le 16* jour de novembre. Signé : Louis. Et jylus bas : Colthillier.

LE MARÉCHAL DE LA FORCE AU CARDINAL DE RICHELIEU

Ressentiment des Impériaux de la délivrance de Casai. — Motifs qui en Grenl ôter le commandement à M. de Mayenne. — Nécessité de secourir celle place,

1630. Monseigneur, après l'heureux succès des armes du Roi

Novembre, pour la délivrance de Casai, nous avons remarqué les Allemands et les Espagnols en recevoir une si grande rage et avoir une si forte pensée à pouvoir se relever de la perte qu'ils ont faite et de l'espérance qu'ils s'étoient donnée de cette place, que nous avons jugé n'en pouvoir remettre le soia à M. de Mayenne' et à ce qui peut dépendre de lui, que ce ne fût l'exposer à une évidente perte ; ainsi nous avons été contraints d'y apporter de plus puissants remèdes. Comme vous verrez par la dépêche de ce porteur, la place est en bon état pour le présent; mais je vous supplie très-humblement me permettre de vous dire avec liberté qu'il y faut pourvoir pour l'avenir : la place est de telle importance qu'elle le mérite bien, et le faisant puissamment, c'est le vrai moyen de leur en faire perdre du tout l'espérance et de rendre les armes du Roi redoutables pour toute l'Italie. Je sais, Monseigneur, que vous jugez mieux de ces choses que personne du monde ; excusez, s'il vous plaît, l'excès de mon affection, et vous supplie très -humblement me faire l'honneur que je reçoive vos volontés et commandements. Ce ... novembre.

Attente de Mazarin. — Prolongation de la trêve avec les Espagnols. — Pouvoir au Maréchal de traiter de la paix.

30 décembre. Mon Cousin, nous attendions par deçà le Mazarini, suivant les avis qui m'avoient été donnés de Piémont qu'il y devoit venir pour traiter de beaucoup de choses qui ne se peuvent ajuster qu'avec lui ou avec mon frère le Duc de Savoie. Le Comte de Drouïn, Ambassadeur dudit Duc, n'a pas été moins étonné de voir qu'il ne soit point arrivé ; et parce qu'il a estimé que le temps de la dernière trêve faite en Piémont étoit

' Ferdinand de Gonzague, second fils du Duc de Manloue et de Catherine de Lorraine, héritière de Mayenne.

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trop court pour attendre son arrivée, il a fait entendre qu'il '^^*'-

-, . 111 • j • • 30 décembre.

seroit a propos de la prolonger pour un mois ; de quoi je ne suis pas éloigné, pour le désir que j'ai de voir rétablir une bonne paix en Italie, et particulièrement avec mon frère le Duc de Savoie, auquel ledit Comte de Drouïn donnant part de la proposition qui s'est faite de la prolongation de ladite trêve, j'ai estimé aussi bien à propos de vous en donner avis, et vous dire que j'aurai à plaisir que vous fassiez savoir audit Duc que vous avez Pouvoir de traiter du sujet dont son Ambassadeur lui écrit, lequel Pouvoir, outre celui que vous avez de traiter de la paix et des choses qui en dépendent, je vous donne encore particulièrement par cette lettre. Il est du tout nécessaire que vous choisissiez iiuelciue personnage bien avisé, capable de négociations, pour envoyer vers ledit Duc, lequel, comme j'estime, saura bien agir avec les Espagnols comme il faudra, pour les porter à cette trêve qui leur est beaucoup plus nécessaire qu'à nous. Je vous dirai de plus qu'encore que je ne désire la prolongation de la trêve que pour un mois, si néanmoins les Espagnols et ledit Duc de Savoie la désiroient pour deux, je trouve bon que vous y consentiez ; mais surtout il importe de ne point faire paroîtrc que nous la désirons, et de conduire cet affaire en sorte qu'il paroisse, comme il est vrai, que nous en soyons recherchés. Si le sieur d'Étampes est encore pré» de vous, vous ne sauriez commettre cette négociation à personne plus propre, et vous pourrez prendre en lui confiance toute entière. Que si par son absence vous la commettez à un autre , vous ne lui donnerez charge de traiter que pour un mois, réservant, si l'on lui propose un plus long temps, à vous en donner avis pour y prendre la résolution nécessaire. C'est le sujet de celle dépèche, que je finis en priant Dieu , etc. Écrit à Paris , le 30=^ jour de décembre. Signé : Louis. Et plus bas : Bou-

THILLIER.

Négociations et griefs de M. de Savoie. — 3Iission du sieur de Vignoles. — Les Espagnols gagnent le Duc. — Demande d'argent pour la subsistance de l'armée.

*^^*; Sire, j'ai été contraint de retarder la dépêche de Nazin ,

^^°^' ' attendant la réponse de M. de Savoie. Il m'a fait connoître avoir du mécontentement : il avoit demandé que l'entretenement que votre Majesté trouveroit bon qu'il fût baillé par jour à ceux de Montmeillan, que sur ce même pied la fourniture leur soit faite, à compter depuis le traité qui a été fait avec lui par M. le Maréchal de Schomberg et moi, du vingtdeuxième novembre, et de même que l'argent qui aura été levé en Savoie depuis ce temps-là, lui soit restitué. J'ai répondu à ces deux chefs que je ne pouvois y toucher sans l'ordre de votre Majesté , ce qu'il a désiré que je lui fisse savoir , et pour tous ces affaires m'avoit dépêché le sieur Gabaleon, sans me donner même connoissance que le sieur de Drouïn, son Ambassadeur, lui ait fait de proposition siu' la prolongation de la trêve, ni me faire aucune réponse sur ce que je lui en avois écrit. J'en dis quelque chose audit sieur Gabaleon, qui m'a dit qu'il n'en avoit point ouï parler; mais que si je voulois, qu'il en parleroit à S. A. de Savoie. Lors je fis le froid, lui faisant connoître que cela m'étoit indifférent, et qu'y ayant le principal intérêt, il en useroit ainsi que bon lui sembleroit; et d'autant que sur les affaires de Casai j'avois à lui faire plusieurs plaintes, j'y dépêchai le lendemain le sieur de Vignoles, et croyois qu'il lui en donneroit quelque connoissance, comme il fit ; mais ce fut en disant que cette proposition n'étoit point venue du sieur de Drouïn , et que cela étoit inutile , car l'on demcuroit dans le traité du vingtsixième octobre, qui fut fait devant Casai. Pour le regard des plaintes que je lui faisois de ce que l'on empêchoit le commerce audit Casai , il a promis qu'il y pourvoiroit. Mais le plus important est qu'il nous dénie à présent la continuation de la fourniture des bleds pour l'entretien de l'armée de votre Majesté , disant qu'il y en reste si peu dans le pays

qu'il ne sauroit en retirer cette quantité de bleds sans y mettre '«'i. la famine ; mais que si l'on veut en faire porter à ÎSice ou à ^^ i^^"'"- Montmeillan, que tout autant que l'on en délivrera là, il en délivrera de deçà. En effet, ledit sieur de \ignoles m'a rapporté qu'il a trouvé ses volontés toutes aliénées, comme d'un esprit qui témoigne n'être pas content; et lorsqu'il a voulu tirer une résolution de lui pour ce qui regarde Montmeillan, il a répondu, avec des paroles aigres, que l'on fasse ce que l'on voudra, que l'on en laisse entrer trois cents, deux cents, cinquante si l'on veut.

Je ne dois taire à votre Majesté que par les connoissances que ledit sieur de Yignoles a de longue main en sa Maison, il a appris qu'il étoit grandement recherché de l'Espagnol , que même l'on lui a fait toucher ces jours ici trois cent mille écus, avec de belles promesses de grands avantages. Ils lui ont voulu faire entendre aussi là dedans que les Espagnols qui s'étoient retirés, avoient rebroussé et faisoient semblant de vouloir rapprocher vers Casai. Votre ^lajesté aura pu savoir de M. le Maréchal de Schomberg le fonds qui nous restoit , et ce qui est nécessaire pour l'entretenement de Tarmée; je supplie très-humblement votre Majesté de recommander que l'argent nous soit envoyé le plus tôt qu'il se pourra. La difficulté de vivre de deçà , à cause de la ruine du pays, est telle que l'armée de votre Majesté ne sauroit subsister sans cela. L'infanterie se maintient très-bien jusqu'ici; dans la cavalerie, il y en a quelques-uns qui s'en sont allés sans congé , que je fais poursuivre par justice. J'attendrai sur le tout les commandements de votre Majesté, pour laquelle je fais incessamment prière à Dieu, Sire, etc. A Rivolie , le 23* janvier.

P. S. J'écris à M. du Rallier qu'encore que M. de Savoie ne témoigne être satisfait de la fourniture ordonnée par votre Majesté à ceux de Montmeillan , que néanmoins, attendant que nous ayons plus expressément ses volontés , j'estime qu'il est à propos qu'il laisse fournir les trois cents rations.

Retraite de Monsieur à Orléans. — Approbation de la conduite du Maréchal. — Desseins des Espagnols sur Casai.

1631. Mon Cousin, je crois qu'il n'y a personne qui ne connoisse

" ^®"'*' le bon et favorable traitement que j'ai toujours fait à mon frère le Duc d'Orléans , et comme l'année dernière , avant son départ de Kancy, dont je désirai le retirer autant pour son honneur et réputation que pour aucune autre cause, je trouvai bon de lui accorder le Duché de Valois avec cent mille livres de rente par augmentation d'apanage, le Gouvernement du Duché d'Orléans, Comté de Blois et pays Chartrain, que tenoit mon cousin le Comte de Saint-Paul , et le Gouvernement particulier du château d'Amboise, avec d'autres notables avantages d'argent pour le sortir des dépenses excessives qu'il avoit faites pendant son éloignement. Depuis, mondit frère étant revenu en mon Royaume, et l'ayant vu à Troyes, où il me vint trouver, je le conviai de faire avec moi le voyage que j'allois entreprendre, et de prendre sous moi le commandement de mon armée ; ce que n'ayant pas désiré, je ne voulus pas le presser davantage. Mais étant arrivé en ma ville de Lyon, et prenant résolution de passer en Savoie, ayant entière confiance en mondit frère, je lui envoyai des Pouvoirs pour commander en cette ville de Paris et aux provinces circonvoisines , ensemble pour avoir le commandement en l'armée que j'avois lors fait assembler sur la frontière de ma province de Champagne, qui étoient les plus importants, les plus jaloux et les plus grands emplois qui s'ofTroient en mon Royaume, dont mondit frère me témoigna par ses lettres être très -content. Au retour de mon voyage, il n'y a sortes de preuves d'affection et de confiance que je n'aie rendu à la personne de mon dit frère, ayant à sa prière et recommandation, ajouté des gratifications et avantages si extraordinaires pour les siens , qu'ils avoient grande occasion d'en être très-contents, et d'attendre avec patience et retenue le reste qu'ils désiroient de plus ; aussi mondit frère m'a-t-il assuré plusieurs fois qu'il m'en étoit extrêmement obligé, me protestant qu'il demeureroit toujours lié et uni à mes volontés et intentions, et qu'il chériroit et aime-

Lons xm AU maréchal de la force. 337

roit ceux dont je me servois en mes affaires, et particuliè- ^^^ rement mon cousin le Cardinal de Richelieu, à qui il en fit ler février, toutes les protestations qui se pouvoient désirer, en sorte que je croyois mondit frère dans une satisfaction parfaite comme à la vérité, il en avoit tout sujet, r^éanmoins, il arriva hier que, prenant l'occasion d'un petit voyage que j'étois allé faire à Versailles , il s'en alla en la maison de mon dit cousin le Cardinal de Richelieu, et lui dit qu'il venoit retirer la parole qu'il m'avoit donnée et à lui, de vouloir être à l'avenir de ses amis , et qu'il avoit résolu de monter tout à l'heure à cheval pour s'en aller à Orléans, ainsi qu'il a fait. Ce que j'ai d'autant plus trouvé étrange, que je sais que mondit frère n'a aucun sujet de se plaindre de mondit cousin le Cardinal de Richelieu, et que je suis moi-même témoin qu'il n'y a sorte de devoir et de respect qu'il put attendre de lui, qu'il ne lui ait rendu; et je puis dire, mieux que personne, qu'il a emhrassé près de moi , avec tout le soin et affection qu'il est possible, ses intérêts et toutes les autres choses qu'il a désirées. Ces considérations, jointes à la connoissance que j'ai du bon naturel de mondit frère , me font bien juger qu'il n'a pas pris cette résolution de son mouvement, et qu'il y a été poussé par de mauvais conseils qui l'ont porté à se retirer d'auprès de moi , lorsque j'estimois qu'il fut plus étroitement lié et attaché à tout ce que je me pouvois promettre de lui. Je veux croire néanmoins que cette retraite de mon frère à Orléans ne l'éioignera point de l'obéissance qu'il me doit, et n'aura aucune suite préjudiciable au bien et repos de cet Etat, auquel il est trop obligé, par son propre intérêt, pour y vouloir apporter aucun trouble ni altération. Au surplus, je vous envoie les réponses sur chacun des articles du mémoire que vous et le sieur d'Etampes m'avez envoyés, par lesquelles vous verrez ce qui est de mes intentions sur toutes les affaires de delà; j'ajouterai seulement, en réponse de votre lettre du vingt-troisième du mois passé , que vous vous êtes conduit suivant mon intention en ce que vous avez dit au sieur Gabaleon , touchant la surséance d'armes à laquelle je trouve bon de consentir quand les Espagnols et le Duc de Savoie y montreront la même disposition de leur côté, pour parvenir à une bonne paix. Cependant pourvoyez, au- III. 22

1631. tant qu'il vous sera possible, à la sûreté de Casai, soit y faii« février. ^^^^ entrer des Monlferrins comme on a commencé, soit par autres voies que verrez plus convenables; et prenez garde et avertissez ceux qui y commandent, de se bien garder des surprises; car j'ai avis de divers endroits que les Espagnols y ont dessein. L'exemple de Mantoue doit rendre vigilant mon cousin le Duc du Mayne et ceux (jui sont dans ladite place, vu même que de la conservation d'icelle dépend le salut des affaires de mon cousin le Duc de Mantoue et son rétablissement en ses Étals. Vous avez déjà su sans doute que le sieur Servien est parti de cette ville, il y a huit jours et plus, pour s'acheminer en Piémont. Mon cou-in le Maréchal de Toiras est sur le point de partir pour faire le même voyage; vous aurez à attendre par delà leur arrivée, et à continuer, comme je m'assure que vous ferez, à tenir toutes choses en ordre pour mon service, ainsi que vous avez fait i)ar le passé, dont j'ai grande satisfaction. Sur ce, je prie Dieu, etc. Ecrit à Paris, le l**' jour de février. Signé : Louis. Et plus bas:

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