III
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1638. régiments de cavalerie de Vattimont et Lignon. Pour le ré- 'i'i'iiet. gjjj^ent de Hunis, vous le pourrez retenir près de vous, donnant ordre aux autres troupes que je viens de marquer, de s'en venir à Eperlecques, et là faire halte pour attendre, en cas que quelqu'un de nos quartiers soit attaque, l'ordre que je lui enverrai de s'en venir en celui de M. du Hallier, et être puis après employés selon qu'il leur sera ordonné. La chose , ]\îonsieur , est de telle importance, comme vous la jugez bien, que je laisse à cette seule considération de vous disposer à nous envoyer ce secours, et vous supplie, etc. Chatillo'. Au camp devant Saint-Omer, cc7juillet,àquatre heures du soir.
P. S. Monsieur, depuis ma lettre écrite, M. de Gassion est arrivé, qui m'a fait rapport des propos que vous lui avez tenus, et de votre bonne alTection à nous assister de tout ce que vous pourrez en cas que nous soyions attaqués. Si les ennemis aussi , feignant avoir ce dessein, vouloient entreprendre sur votre camp, je tiendrai de la cavalerie prête, que M. de Gassion vous mènera au premier avis que vous me donnerez d'en avoir besoin.
Même sujet.
8 juillet. Monsieur, je viens de recevoir avis de W. du Hallier que les ennemis se sont saisis de la digue entre le quartier dudit sieur du Hallier et le Bac , qui y a envoyé des troupes pour les en chasser. Vous savez. Monsieur, comme nous sommes foibles, ce qui m'oblige à vous réitérer la prière que je vous fis hier par le sieur de Yalzergucs que je vous dépêchai, qui est que si déjà les deux mille hommes de pied et les régiments de cavalerie de Vattimont et Lignon, que je vous ai demandés , ne sont à Eperlecques , vous les y envoyiez promptemont pour venir renforcer les quartiers de M. du Hallier; et je crois, Monsieur, qu'il est même du tout important que vous quittiez votre camp pour venir avec toute votre armée prendre le logement dudit Eperlecques, afin qu'étant plus proches nous nous puissions mieux entre-secourir; et cela presse plus que je ne vous saurois dire, car si nous laissions les ennemis s'affermir au lieu oij ils sont, ils divi-
lOUIS Xm AUX MARÉC. DE LA FORCE ET DE CHATILLOX. 451
seroient nos quartiers et secourroient la ville. Au nom de Dieu i633 donc, ne perdez point de temps à nous envoyer les deux mille ^i"'"'^'hommes de pied et les deux régiments que je vous demande, et me faites l'honneur, etc. Chatillon. Ce 8 juillet, à dix heures du matin.
LE CARDINAL DE RICHELIEU AU MARECHAL DE LA FORCE
Il le félicite sur la victoire de Zouafques.
Monsieur, espérant avoir le bien de vous voir dans peu de 19 jaiiiet. jours, et de vous témoigner de vive voix la joie que j'ai de l'avantage que vous remportâtes dernièrement sur les ennemis, au combat que vous eûtes avec eux, et de l'honneur que vous avez acquis en cette occasion, je ne vous dirai maintenant autre chose, sinon que comme il n'y a personne qui vous estime et affectionne plus que moi , il n'y en a point aussi qui vous souhaite plus de gloire que je fais, vous conjurant de croire que je contribuerai avec un soin extraordinaire tout ce qui dépendra de moi pour vous donner lieu d'en acquérir une nouvelle, et pour vous faire connoître que je suis, etc. Le Cardinal de PiIChelieu. De Royaumont, ce 19 juillet.