‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III ... et autres peronages marquants depuis la Saint-Barthélemy jusqu'à la Fronde; pour faire suite à toutes les collections de mémoires sur l'histoire de France; (volume 5)Chapitre 29 sur 101 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

avis de tout ce qu'il jugeoit se devoir faire. Et par- mm»

Septembra*

ticulièrement monsieur de CasCelnaut fit observer ceci, de ne rendre que les derniers de tous, les corps des personnes de condition, lesquels on demandoit avec grande instance, de peur qu'ayant retiré ceuxlà, ils ne se souciassent plus de ravoir les autres ; il fit aussi donner des linceuls à quelques-uns des principaux morts parce qu'ils avoient été dépouillés tous nuds^ et ne se hâtant pas fort de les rendre , toute la journée se passa ainsi.

Monsieur de Castelnaut de retour en son quartier, comme c'éloit presque chose ordinaire que tous les soirs, assiégés et assiégeants s'entretenoient les uns et les autres , ceux-ci commencèrent à se vanter et à parler de ce qui s'étoit passé le jour avant, qui pourtant étoit plus à leur dommage qu'à leur profit, n'ayant que fort peu avancé leurs ^ affaires du côté du Moustier. M. de Castelnaut leur reprocha qu'ils lui avoient toujours dit que c'étoit ceux de Montauban qui étoient les désobéissants , mais que meshuy ils n'en dévoient plus être accusés, mais bien eux-mêmes, puisque le -Roi leur avoit fait faire commandement aussi bien qu'aux autres, de donner et faire une attaque, et qu'ils n'en avoient rien fait.

Et comme il y avoit des Béarnois du côté du IV. 16

m MÉMOIBES DU MMUnir SA CASTELIf ADT.

fiai, eomne awfii du côté de ccii& de ManliiMhin^ «i.«|ui8»^ QcnuftMBSDÎ^it^c étok fAffSois mvafiiiti ïm^ QAlretkn , JHS^'à ee <}tte nAnsicttr de CafitduaoL leur ÛBposoit «ieace et leur eimit : fiomfe fai. grê^ Hêdêl Piiia leur faûsoit jeter quantité de eaiflomi qiû les ijMOBBSiiodoM9ii; eela dura presque toid le sî^e y et cttHuneiJa avoieut de ht, jidoueie ks eeutre ks antoes^. îk» nous dëcouTveieat hiéOEL i veiié les desdekuidte ceux du Mmislîer, se YanlanÉ de ceci et de cela, et que par ce neyeu^ ils eapé^ poieut de veair à bout de leurs desseÛBSw Pl^us en profilioBS pour éviter k mal dont ils nous ne- BttçeteaL

Encore est-il nécessaire de dire <^e de ce tempftr là moftsieur de Pardaillan Ktuludaf^oir sa. pari dm siège de IVfeniauban, soit pour tâcher d'obiesir e^ qui lui arott ébé pronis j soit pour chercher à y oUiger le Roi ou ceux quigouTemoient tout auprès de lui, par quelque signalé service. Un matin qme monsieur de Castelnaut avoit été occupé^ il se prér «enta à la tranchée, fiftisant dcinaiider par ua tambour de parkràtim; or il est à noter que souvent il s'en pvésen toit ^ maie qu/ei^n on n'eu Tonkk plue écouter. Mais pour celuirlà il y eut des pec^ sonnes curieuses et assez complaisanies» et bkaa aises de kïvojr, qiâ lui permirent de aertîr hors

dMPzm Y* 3IA

ckrlatranehéey et commeaeèreiil à diacoum- dTce IsêL Le sieur de PardaiUan se mtvmI de l'oceaMoii^ tist pour le» inttaûder que pour kur persuader de se raidre^ ks aigage à avoir recour» à la. nusëri^ eordedu Roi^ qu'autremeiàliU éioieat loua perdue.

Bioosieur de Caetelnaui arrive là^desaus qui , oyant ce didcours, ne k put sout&ir venant de luit et commença à crier tout haut ; Abus, à boê l fuom se retiré^ aminmmi je fais th-er^ Ils ne se k firent pas dire deux foi». Ainsi se passa eetle entrevue^

Mas» voici que monsieur de Gastelnaut ayant fait oootreHOÛner lent se» terrain par k dessous eâ dan^ tcrre^ à quoi dk est lré&-propre,.an dëcootre qif an ecén de l'une des côtneSi et au-dessous di» travail qu'on avoit fait, on oyt y travailler, car ik avoient joint k terrain en divers endroits , pavée qu'il n'y avoit pas de flancs suffisants pour ks ea empêcher; et on étoit û proche que de ce travail qu'on avoit fait sous terre^ on ks entendoit parler et on apprenoit toujours quelque chose qui poisvoit servir» A cause de k grande quantité de gre* uades^ eaiUoux et cercles à feu qu'on kur jeloil^ kum petits corps de garde étoknt couverte de pcBHrx pour n'en être endommagé» et pour éviter k feu ; et dans l'entretien qu on avoit au^si le soir avec eux, pour ks obliger à parler > on leur de-

3&ft MÉMOIRES DU MARQUIS DE CASTELNAUT.

MM. mandoit quand est-ce qu'on faisoit jouer cette mine, parce qu*on demeura bien sept à huit jours qu'on n'y entendoit plus travailler, mais croyant bien qu'il y a voit une mine, on ne pouvoit pas juger la cause de ce retardement. Enfin un de leur troupe s'écria et dit en latin : non (ardabit *. Ce qui nous fit croire que la chose étoit assurée , et ainsi monsieur de Gastelnaut mcltoit les ordres partout pour n'être pas surpris quand cela lui arriveroit, disposant les piquiers à l'endroit où se feroit la brèche et où ils se dévoient loger, les mousquetaires de même, et leur représentant ce qu'ils avoient à faire et la façon qu'il faudroit qu'ils agissent pour soutenir et défendre la brèche , s'assister les uns les autres pour repousser ceux qui voudroient entrer par icelle, les faisant d'ordinaire tenir tous les jours sous les armes.

nuf^Êbit. Et il lui arriva que le jour que cette mine joua, qu'ayant un laquais qui lui tenoit son pot de tête, cti' pour lui il avoit sa cuirasse , ce laquais reçut un coup de mousquet par la tête qui le tua, et après que la mine eut joué, de laquelle nous dirons l'efiFet, un sien laquais en reçut aussi un autre, comme il étoit sur la brèche pour s'opposer à ceux qui vien-

^ Ce barbarisme se trouve ainsi dans le manuscrit.

CHAPITBE V* 245

droient donner, mais comme il tomboit, mon- <^* sîeur de Castelnaut le prit entre ses bras et le retint, car autrement il en fût mort , à cause que tombant et donnant de la tête eu terre, le choc lui eût fait ouvrir le cerveau qui ne fut pas endommagé, le coup ne lui emportant que le test ^ et en même temps monsieur de Fraische en reçut un autre tout contre lui, mais qui ne perça pas sa cuirasse et n'y fit qu'une bosse qui ne laissa pas de s'y bien faire sentir, et monsieur de Castelnaut eut sa pique coupée en deux endroits, Tun au-dessus et . l'autre au-dessous de la main.

Comme monsieur de la Force alloit incessam* ment d'un quartier à l'autre pour apprendre et voir ce qui se passoit, il ne manqua pas de venir au quartier de Montmirat menacé de cette mine qu'on croyoit y devoir jouer. Avec lui étoit monsieur le Comte d'Orval, monsieur d'Eymet, Dupuy, premier Consul, et monsieur de Castelnaut, tous en l'endroit où la mine devoit jouer, mais voyant que le soleil se couc^oit, ils crurent que pour lors il n'y avoit rien à faire, et se retirèrent. Monsieur de Cas^ telnaut fut les accompagner jusqu'au fossé de la ville par lequel ils passoient , car le pont de cette

1 Le sommet da cràoe.

tes MÉMOIRES DU Wafffm 1NB GASTELNAUT.

f9tit av^t élé rampa ; et foyci û » ne fvt pis «ncore ici tm coup du ciel, c'est qa'xm après qu'ils se forent 6tés de là, ceUe asine je 4êlm laquelle on <itt qn'il y avoit tre&io-hmt qmiilatix de poudre; aussi fiUeile on efiet cxtnairft*naire : d'abord cUe toa ou euaevdii q«aitre-nii|;te tioinaies de ceux qui étoienten garde dans le daniliatUoa de la come ; que si elle ne tua pas antsiM: de gens de ceux du dehors, elle y fit encore un effet plu» merveilleux, c^est que quoique le vent fàl boÊL et que pis conséquent Teffet de la «né defoit faire tout son eflbrt du côlë du dedans, tonte la terre an contraire se jeta en dehors, et cotaoïe la jmne dtoit fort profonde et que oette terre est fort mas^ wr%, elle en enleva des quartiers prodigîeus et êi nocore un autre effet : c'est qne tout le régiment ordonné pour donner à la brèche lorsque k aune «unit jou^^ leqcuîl ri^giment qni étoit celui de CShappes, et qui avoit été chom pour cela à canse ^u'il avoit le premier joint le terrain et commeneé le travail, fut tout à fait hors de dé^pse, et avec -eeU toutes Isnrs mèches éteintes du vent de oetie snioe et de la poussière qu'Ole enleva* La jalomir «qne lesautrea régiments avoîsnt ressentie <pie cefanlà leur eût été préféré, tandis qu'ils n'étoient commandés que pour donner après, et qui kiireut fait

qae les autres «usMM péri, fiotonse ipt'ik tte «'ëtoîeat pas préparëB ni mis eii^étttde imt at ffpte le 'devoir les'CibKgeoil. Et reMUtqv» encore iâ * «""est pas une mer^He que si la mine eét joaé «i4aiit soit peu auparavant y elle eut emporté «Mm* aiewr de la Ferœ^ monsieur le Comte 4lX>ryal, me^ «eurscleCasielnaùt, d'Eymet^t beaucoup d^ratres fiersonnes bîea coasidërables qui étoîeiit av^c eux^

Monsieur deCastelnaut^qui avoit dît qu'on lui tH&t (Percher à «ouper, n'est pas sit^ assis cp'il ^i œde miae jouer ^ et ^quand et quaod voit une si ^épaissefuméeet {duie depous9Îèrequ'il<étoit impossible d'y v«ir k diK pas. Il veut soudaîo courre o4 la miae avoit joué, mais à pevne avoit-4l oorameiioé de raârcber, n'ayant que sept pa-sannes auprès de laî , qu'il aperçoit «• <9arpseDtiéreB}e]it doit, iiriaë M brûlé, etque l'efFetde la mineavoittraaspOTté là ée oiaq om six cents pas; et œ qui u'eat pas iaaagt^ «able, l'épouvante avoitété si grande et ai générale ^hn» tout œ ^{uartie^à qne de cinq ou isix corps lie ÇÊâtét ^'il y avait dans les cornes , il n'y de- «HNira pasuaBculhaiwie, tons s'en éiani fois et ia jpinpait ptéeifjîlés dans le fossé ponr se canver,

CaMeofascoriiéiîitfat ffmaift, mèant dwa ia liëkty quokpictfloîgaée, et dnn iungHempa wee œ ifiala amit appasdioît. Monsioar A ifinUriiasH ae

2A8 MÛIOIEES DU MA&QCIS DE CASTEUIACX»

trouva avec ce petit nombi^e sur la brèche et sans apercevoir pas un des ennemis; il demeura bien ainsi un bon quart d'heure, et sans voir revenir un des siens. EnCn un nommé Ruflio, de Négrepelisse, qui éloit capitaine au régiment d'Orval , vint avec deux de ses enfants et une douzaine' de soldats, n'ayant que des mousquets; monsieur de Gastel* naut lui montra un poste et lui commanda de s'f loger^ mais au lieu de cela, il sort et donne dans la brèche ; ensuite il en arrive et vient toujours quelqu'un; les piquiers» monsieur de Gaàtelnaut les retient près de lui et en place d*autres, qui néanmoins les uns après les autres, ne laissèrent pas de sortir sans qu'on pût les retenir. Cependant les gens du Roiavoient dressé une batterie à rendroitde la brèche, et au bout de quelque temps, ils tirent plusieurs coups dont l'un par malheur rencontm le Baron de la Guépie qui n'étoit pas de ce quartier-là y et qui venoit au secours avec sa compagnie; et étant au milieu des cornes vis-àvis de la brèche, le coup lui donna au travers du corps et tua encore sept à huit soldats avec lui, qoi fut fort regretté. Ainsi de tous côtés gens arrivent, monsieur de la Force y vient aussi qui voyant l'oppcrtunité, commande à quelque troupe de sortir par un autre endroit que la mine , où ils firem

^ GHAPITBE T. 249

grand effet, enclouant le canon et mettant le feu «««• aux tranchées. On ne trouve point de résistance, ainsi ils demeurent maitres des tranchées durant deux heures et du canon qui y étoit; et demandant des cordes pour le traîner, les femmes en apportèrent plus de deux charretées quoiqu'elle^ ne servirent de rien, étant impossible de pouvoir mener le canon dedans. Il arrive même qu'un bourgeois voyant monsieur de Castelnagt sur la brèche et qui ne bougeoit pas de là , lui dit plein d'ardeur et par un zèle inconsidéré, pourquoi est-ce qu'il ne donnoit pas comme les autres, et que s'il ne vouloit pas donner, qu'il s'allât coucher. Mais il éloit trop important qu'il n'abandonnât pas ce lieu-lâ, qui autrement se fût trouvé dépourvu de défense, car comme il ne pou voit pas absolument savoir le désordre qui étoit parmi lés gens du Roi , il devoit croire aussi qu'ils pouvoient revenir, comme ils le firent , mais de leurs quartiers , le régiment des Gardes y étant et bon nombre d'autres , si bien que finalement , ils contraignirent ceux de Mon-p tauban qui étoient sortis par la brèche, à se retirer, et il y en eut plusieurs de tués et de blessés. Quoiqu'il fût nuit, la lueur du feu des tranchées étoit assez grande» et entre autres un homme bien véta s'étant avancé avec quelques autres, y fut tué. U

VD MÉMOIRES DU MiHOOi Ml CASTELNAUT.

arrtrm (pie trois hoaraies de MoQtauban sortis pour ïêJàet dépouiller» y forent tués Tun après Twilre.

Les goM du Roi se cooleotèrent d'aipoir bût retirer oeoK de fikmfaubaD, et ne sVssayèrent point •de donner à k brèche; ce que voyant le sienr de Castelnaut, il commença ày faire travailleret à réparer le dommage qu'avoit fait la mine qui étant fort profonde dans terre, mvoit aussi beaucoup creusé , et par un effet extraordinaire, quoique le vent leur fikt fiiTorable, toute la tenre néanmoins qui en sortit, se jete mu dehors, si b^ qu'on fut contraint et que cela donna occasion d'envoyer à tme vingtaine de pas de plus qu'on n'avoit tenu auparavant, et obligea d'avancer le travail jusque4à. La diligence qu'on y apporta fut si grande que le tout fut réparé avant qu*il ne fit jour ; les gens du Roi ne se pouvant servir de leur canon pour l'empêcher paroe qu'il avoit été encloué, et qu'ils étoient aussi asset occupés de réparer leurs tranchées et d'y pouvoir y être à couvert.

Au Moustier, on avoît donné la charge du comjnaadement au «ieurde la Rivière, mais les gens 'du Roi, croyant mieux faire leurs afbires d'un autre oôté, Cmt une tranchée le long du pcnciiant ée la montagne, laissant h leur droite les bastiMS et peste du Moustier, et vont <boil au iastion de

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Mlhs quiétoîi daM le pe^dunt et d'tme assee MUe iMlwMgL Ici fl ycutvn pen de miMpie de ffrfrofittce Mh par siuniBQr de Ref niez peo^^ âenq^dinpiel ee trarail avoît été coaMMencé, mes Mm &irt avancé, joitparlficyisieiurdeURiTÎère, car il d'abond îIb b en &SMnt parts gaide, â n'y avok r^a de aï C^ile que d'en eaipécber la contkmatîoii; landis que le suoeèi de cette ealrepriie «étéië tiétdangereux et un asoyen de m rendre par là sans diflieadtë makre de Mbatanban» comme H sera représenté ci*après; et cela esl em quelque ùuxm étrange ^pie le sîeur de la Rinére qui écoit si agissant quand il n'aydi pas d'empkM, et qui dcmnoît de bons avis partout pour se mieux conserver et défendre 9 que lorsqu'il eut le commandement, •'usa pas de même ea son «piartier, souffirast que les assiégeants y Gssent beaucoup de dioses ^H pouvott empêcher.

A Ville-Bourbon^ ils ne perdent pas de temps à se mettre bien en état de se pouvoir défendre* Ils avoient déjà fait quelques cofires dans leurs fessés qui leur réossireot fort bien; ils ne se osatenteat 1^ de cela, ils y plantent trois rangs de piliers avec divers crachets de ier, si bien qu'il élrât près- «qœ impossible de passer an travers, et c'étoit pour' 4^9 s'ils avoiort dessein de donner un assaut à fat

252 BIÉI10IRE8 DU MARQUIS DE GASTELNAUT.

H21. brèche ( qui pourtant ne fut pas en état pour cela quoiqu'ils le crussent), ils y rencontrassent cet empêchement. Il arriva aussi que comme souvent il y avoit quelque attaque ou démêlé entre eux, sur quelques petits dehors, pour les emporter ou défendre, que ceux du dedans en l'un d'iceux firent une fougade , et après l'avoir défendue, ils rabandonnèrent ; ceux du dehors s'en étant saisis, les autres ne manquèrent pas de faire jouer leur fougade, en attrapèrent quelques-uns et reprirent ce qu'ils avoient abandonné. Ainsi en quelque façon la résistance que trouvoient partout les assiégeants, les refroidissoit peu à peu et étoit cause qu'ils ne se montroient pas si entreprenants.

Quant à ce qui est des cornes de Montmirat, comme ceux de larmée du Roi avoient joint en divers endroits le terrain, sans que néanmoins jusque-là ils en eussent tiré nul autre avantage, car ils avoient connoissance du travail qui avoit été fait dans lesdites cornes , capable de leur donner plus de peine et d'occupation que ce qu'ils avoient attaqué jusque-là. Avec cela monsieur de Gasteinaut ne laissa pas encore d'y faire ajouter celui-ci : c'est qu'en l'endroit où la mine avoit joué , et prenant toute la tête des cornes, c'est-à-dire de l'un des demi-bastions à l'autre, il fit faire un retranche-

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