‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III ... et autres peronages marquants depuis la Saint-Barthélemy jusqu'à la Fronde; pour faire suite à toutes les collections de mémoires sur l'histoire de France; (volume 5)Chapitre 30 sur 101 · CHAPITRE V. 25S · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. 25S

ment profond dans terre en angle rentrant , Tun *wt. côté flanquant l'autre, et il avoît fait je(er tout le terrain au devant et fait faire dans icelui de bonnes canonnières qui voyoient partout, sans que ceux qui étoient dedans pussent être vus ni eirdommagés par le canon quand même on l'y eût pu pointer; et avec de grandes pièces de bois qu'on avoit mises au dessus^ avec de bons hérissons qui y étoient attachés, il étoit du tout impossible de pouvoir passer outre avant de les avoir ruinés , ce qui ne se pouvoit faire qu'avec le canon, car avec la main, ils étoient trop bien attachés et pouvoient êlre trop bien défendus. Cependant, comme ils étoient logés en divers lieux dans le terrain où ils avoient de petits corps de garde couverts, ainsi qu'il a été dit, monsieur de Castelnaut qui avoit fait creuser presque partout en terre ce qu'il falloit pour qu'un homme pût aller et venir facilement, et en quelques endroits même laissé des ouvertures pour pouvoir voir le dehors en sûreté, s'avisa de faire porter un grand mortier ou pétard, lequel il remplit d'environ quinze ou vingt livres de poudre, et plaçant dessous de bons madriers pour empêcher qu'il ne fit son effet en terre, et autant par-dessus pour pouvoir mieux enlever le terrain; et y ayant fait mettre le feu, il emporta, tua ou suffoqua quatorze

MÉMOIRES DU ■IMQPV Mt CASTELHAUT.

iMmmesdeceoKqiiîétoîeiii dons le corps degavér^ eC particulièrement la sentkidfe qui fat jetée àum kft eomesi^ maia si brisée et n noire que bien qv'il fittieneorcentie^iliiepat jaanb rica éire. Obbb hinaa pat que de faire une petite sortie é'eimrDiL quittae konimes, raai& ib trourèrent qu'il n'y aTuèt plus rien à Faire, le pétard acTanl bien fait sod àe^ voir; et n'ayant ordre d'afler plu» avanti ib as re« lirèvent.

Au bout de qudlques jovrs e&eore , les ffsoi àm. Roi avoient fait une autre Hiîae anx comesde Monè- BMraty laais au delà de la tête d'ieettes et tirant sur les eome» de ViUe-jSouvdle; et dit-on que c'étoit monsieur le Maréchal de Chaulnes qui afvoil Toufaei avoir le plaisir de la voir jouer, laquelle ne maifequa pas de bieu faire son effet; il se trouva qmc pour lors monskin* de Castelnaut étoit absent de son quartier, ayant été app^ au Coasdl dans ki ville; Biais soudain qu'il eut coonoîssaneede ce qm se passoit, il ne manqua pas de s'y rendre en dili>^ gence.

Gepaidant les assiégeants avotent voulu faire eilbrt à la brèche et même y avotcnt fait porter quelqiiea barriques, mais messieurs de Lendresse^ du Fraische et autres, ainsi que le baron de Botsse^ qui avoit été malade d'une espèce de dysfltntetk^

àaai phisiears de ceux qui éloient dan& Mootaii- im. hm fcvent tnvaillés, s'y étanl trouvés, s'opfxwè- Rfit à kar dessein , renyersèrent les barriques qu'ils y aycfMnt posées, et y tuèrent quelques-uns de ceux: qui s étoîenl le plus avancés. Mcmsîeur de Gasteloaul y étant arrivé y ils furent repousses eii^ lièreikieut, et Ù y eut des femmes qui firent des norveillesy s'exposant à des périls trés-dangereux ; à Viustant même ou commença à réparer la brèche sttDskur souffrir de s'y Ic^er^ ni qu^ils pus^nl empédier le travail qu'on y fil; toat ce qu'ils y i;*agnèffent fut donc de perdre quelques-uns des kurs^ et nous un nommé Dupuy, de Sainie-Foî^ gOEitil soldat y d'une mousqoetade au travers du corps» Après cela il fallut faire une petite trêve pour leur rendre les corps de ceux qui s'éloient trop avancés et avoient été tués, et on leur permet^ toit EMdlement de monter sur le terrain, étant bien aises qu'ils reconnussent qu'il n'y faisoit pas kott pour eux. Comme on se parloit l'un à Tautre et qu'en telles occasions monsieur de Casteinaut ne ae faisoit jaraab connoilre quoiqu'il fut toujours présent) il se troava qu'il y eut de ces capitaines as régiment des Gardes qui étoient de saccmnoîsBaiice ci qàk témoignèrent de le fort regretter, croyaBÉ fu'H avoit été tué dans cette occasion^ ee qui oUi-

MSU.

356 MÉMOIRES DD MAEQDIS DE CASTELNAUT.

gea monsieur de Gasteinaut à paroitre et à les re* mercier des témoignages qu'ils lui donnoient de leurs bonnes volontés, leur disant que bien qu^à cette heure ils fussent d'un parti contraire, que néanmoins il espéroit encore qu'un jour il pourroit employer sa vie pour le service du Roi.

11 arriva encore qu'à quelques jx)urs de là ^ en un autre endroit de ce même côté, les assiégeants ayant aussi joint notre terrain, il y vint un Seigneur du Dauphiné *qui venoit du côté de Picquecos , et que sa curiosité avoit amené là , tandis qu'il étoit chargé de porter des Commissions tant pour lui que pour d'autres, pour faire des levées de régiments d'infanterie. C'étoit aussi environ le midi , et caquetant avec quelques-uns de ceux du dedans» il usoit de mille bravoures et menaces, disant que bientôt on les mettroit à la raison. Monsieur de Castelnaut qui avoit aussi fait faire une petite mine d'à peu prés trente livres de poudre sous le corps de garde où il étoit, la fit jouer durant le caquet : elle ensevelit le porteur de Commissions et une vingtaine d'autpes avec lui; ainsi toujours se passoit-il quelque chose tant d'un côté que d'autre , et toujours l'entretien ne manquoit pas de continuer tous les soirs, et ceux du quartier du Roi avouoient ingénument que pour eux ils

GHAI^nU T. 257

jugeoient Uen qu'ik ne dévoient rien prétendre de leurcôtéy et que nous avions trop bien pourvu à nos affiiires pour croire d'en pouvoir si facilement venir à bout; et comme les uns et les autres étoient logés dans un même terrain, bien souvoit on leur arrachoit la pique de la main, ou on les coupoit avec des faubc manchées à une perche.

Mais ils nous disoient aussi que d'un autre côté et principalement au Moustier, nos aSaires étoient en mauvais état, et que de ce côté-là on nous contraindroit à nous soumettre à la volonté du Roi, que tous les jours ceux de ce quartier rapportoient combien leurs travaux étoient avancés, les avantages qu'ils prétendoient en tirer, et que bientôt le Moustier seroit réduit à l'extrémité. Us discourrdent avec nous librement de tout ce qui se disoit et se feisoit, et il ne faut pas douter, comme je l'ai déjà dit, que ce ne fût par une espèce de jalousie, bien marris que les autres pussent foire de leur côté ce dont ils avoient perdu l'espérance du leur; et de ces discours, nous en tirions de l'avantage et tâchions de remMier du mieux qu'il étoit possible à ce dont ils nous donnoîent connoissance pour empêcher ce dont nous étions menacés.

Pendant toutes ces entrefaites^ monsieur de Ro-

han ne laissoit pas de songer à secourir M ontauban . IV. 17

an 1IÉII0IBB8 DU IMiQW M CA8IXUIACT.

en dcrmr avec qudquet troupe» t^axt cavalerie qu'infiuiteriei mais le Roi en ayant eu eoonoin lance, y envoya des troupes plus puisaantea que les sinmea et l'eUigeaà 8e retirer.

Monsieur de Rohan ne laiase pas de continwœ son dessein, il (ait venir qudque infanterie du eôté de Languedoc et Cévennes, qui aiurès avoir tenté leur passage, furent oUigéide rebrousser chemin. Enfin ne se désistant pas de leur entreprise, et oomp mandés par un nommé monsieur de Beaufort, homme de cœur sans doute, ils se eonduiùrent à Saint-Antonin quoiqu'ils ne le purent faire sans que le Roi en eût oonnoissance, et que par consé* quent on ne tachât à y af^rter tout Tempôche^ ment qu'il seroit possible. Ils étoient envirop dou^e cents hommes qui étoient résolus de passer, et se iT MpiMbM. mirent en chemin ; ceux de Montauban leur avoient envoyé des guides entre autres un Êcossois, dont j'ai parlé, brave soldat» Tant que la lune dura et jusqu'auprès de Montauban, ils se conduisirmthîen, mais enfin ils ne purent éviter de tomber dans une

1 Henri de Bourbon, Marquis de Halauie et Vicomte de Layedan» après ateir pris le fort de Faudi, ftit défbit et oontralDt à eapttoler, le 3 septembre , par le Duc d'Angoulème : il ayait avec lui les meilleures troupes de Rohan, consistant en trois mille bommes de pied et quatre cenU cbeyaox.

CHAPRIIE T. S59

embuscade où on les attendoit et où on avoit coupé ««m tous les chemins pour les empêcher de passer. Vé« pouvante se mit un peu parmi eux ^ leurs guides s'écartèrent. On commence à tirer sur eux, et eux nonobstant cela et tous les empêchements qu'ils rencontroient, ne laissent pas de passer outre, mais ce fut pour donner dans un quartier de Suisses où ils fiirent mal-menés et beaucoup de tués.

Ceux de Mont£^uban oyànt les môusquetades et se doutant que ce pouvoit être le secours, font sonner les cloches et allumer des feux au haut du dodier pour leur donner connoissance durant l'obscurité de la nuit, de là où étoit la ville» car nul d'eux n'en savoit le chemin ni de quel côté ils dévoient aller; mais ne se contentant pas de cela» ils y firent encore allumer de grands feux. Une partie d'environ cinq à six cents honunes Se sauvent dans Montauban; d'autres se cachent dans les bois et fossés, qui après cela se rendirent dans Montau* ban, d'autres se retirent du côté qu'ils étoient venus, et environ deux cents furent pris prisonniers avec monsieur de Beaufort ^ qui , dit-on , n'étoit

1 «Beaufort» blessé, fût retenu prisonnier ayecun Ministre qui l'aeeompagnoH. Celui-d mourut peu de jours après en prison ; ai Beaufort, tenu pour un bomme dangereux et. remuant, ftat euToyé à Paris et logé dans la Bastille, dont il sortit peu de temps après; et

2M MÉMOmES DC MARQIDSB DE CASTELNAIJT.

itsi. pas homme à faire diligence à pied, et TÉcossois aussi ; ils furent menés à Picquecos où étoit le Roi, et de là conduits aux galères.

Je crois qu'il sera à propos de dire en ce lieu que dans le traité de paix qui se fit quelque temps après à Sainte-Foi, monsieur de la Force ne les oublia pas et obtint qu'on les sortiroit (tes galères, ce qui ne fut pas observé et ne put être fait que quelque temps plus tard, et après le traité de Mont* pellier, alors que monsieur de la Force alla à Paris, où il sollicita avec si grand soin et presse, comme la chose lui ayant été promise^ j:ju'a[ifîn ils furent mis en liberté.

Nous dirons encore une particularité : c'est que ceux du voisinage et nommémait ceux de Moissac, oyant le son des cloches , crurent que Monlauban étoit pris, et généralement de tous côtés, ils venoient avec ânes, chevaux et charrettes sous espérance d'avoir part au pillage et pour le pouvoir emporter. Quelques-uns ne s'en trouvèrent pas bien, qui ne prenant pas garde à eux y furent tués, et les autres se trouvèrent bien moqués. Il arrive aussi que dès aussitôt on se mit à tirer contre le

depuis fut prU à Pamiei par le Prince de Coudé, et remis entre les mains du Parlement de Toulouse , qui lui fit trencher la teste*. » {HUtoire do Loui$ XIII, par Dupieix, p. 2S6.)

GHAPITRB V. 261

clocher d'où on avoit sonné les cloches et allumé ««i* des feux, mais voyant qu'ils n'y fôiisoient pas grand mal, ils s'en désistèrent.

Gepaidant ils ne demeuroient pas oisifs et sans entreprendi^ quelque chose; un jour que monsieur de Castelnaut avoit été au M oustier où le sieur de la Rivière venoit d'être blessé à la tète d'une mousqiietade et n'y pouvant plus servir , comme on jugeoit que ce lieu étoit le plus important et le plus pressé, monsieur de Castelnaut fut prié d'en vouloir prendre le commandement ; ce qu'il refusa, disant ne vouloir pas abandonner ses cornes, mais promettant d'aller tous les jours visiter ce quartier, car autrement il ne bougeoit jamais du sien. Pendant son absence, il arriva une fois que dans une ouverture que nous avions faite sous notre terrain^ les gens du Roi s'en étant aperçus , se résolurent d'y venir loger et y planter quelques barriques. Un des principaux de Montauban étant de garde de ce côté-là, ne s'en émut pas beaucoup et ne se mit pas en devoir *de les chasser ni repousser, ce que monsieur de Castelnaut ayant appris à son retour, le voulut obliger à aller déloger ces gens-là. Mais il n'en tint pas grand compte, méprisant en quelque façon le commandement que lui faisoit monsieur de Castelnaut, qui après lui avoir représenté son

363 MÉMOIRES DU MARQOS DE GASTELNAirr.

A«u. devoir et ce qu'il étoit d)ligé de faire, loi dit que ne le faisant pas, il alloit donner cette commission à un autre et qu'il ^i recevroit la honte; mais voyant que cela ne l'émouvoit pas dayantagey il j commit du Rouzier avec quelques autres^ qui s'en acquitta dignement, renversa les barriques que les assiégeants y avoient portées, et les en délogea.

Ledit commandant qui étoit déjà vieux et qu'on ne nomme pas par discrétion, piqué de ce qui lui étoit arrivé et de ce que monsieur de Casteloaut lui avoit dit, s'en alla plaindre à monsieur de la Force qui après avoir oui les raisons de l'un et de l'autre, le blaina et lui dit que monsieur de Castelnaut n'avoit fait que ce qu'il devoit et que quoiqu'il fût plus jeune que lui, que puisqu'on lui avoit donné le commandement, il lui devoit obéir.

Il est à propos de représenter encore combien ce secours étoit nécessaire et fut utile à ceux de Mon* tauban qui sans icelui sans doute se fussent trouvés en peine par le manque d'hommes, à cause de ceux qui avoient été tués et blessés, ou étoieut malades, dont le nombre ne se trouvoit pas petit et plus fort que le secours qui étoit entré. Autrement ib eussent été obligés à souffrir une grande fatigue, car les gens de guerre qui étoient dans les quartiers non attaqués se trouvoient en trop petit nom-

ort pour M pouToûr ra&aichir et relever les uns les autres, car même ciéjà dans les cornes deMonlr mirat, on ëtoit contraint de faire rentrer les corps de garde de l'on à l'autre, attendu qu'il y en aroit et de beaucoup plus fatigues et en lieu plus dan«« gereux et qui étdient presque toujours obligés de demeurer sous les.armes^ Mnsi ils n'eussent pu lom guement supporter cette fatigue; et de deux jours en deux jours on les ^Mmgeoit^ et par ainsi ils aTœent quatre ou einq| jours de repos. On continua encore de même quand le secours (ut entré et qu'ils se forent rafralcliis et eurent réglé leurs compa^ gnies; ensuite ils furent di^rsés par tous les quartier» selon le besoS», et à leur considération même on les fiûsoit rouler^ afin qu'ils n'eussent sujet de se jdaindre) atten<fci que dans ces r^KU»«* très les uns et les autres étoient traités également, ayant leur part de la fatigue, èa pâril et de llunw neiir qu'il y avoit à acquérir sxol occa^ons.

G^endant, eomsne p vous ai dit, à son quartier àa Moustier, le Prince de Joinville avoit fait dans le p^idiant du terrain , une tranchée cpii aHoit droit au bastion de PaiHas^ et avoit mis une battorîe au delà du Tescou, qui avoit rainé en quelque

«âii

26& MÉMOIRES DU MAAQOIS DE GASTELNAVr.

inu façon ledit bastion. Les gens du Roi dressèrent eih suite une autre batterie contre la muraille de la ville entre ledit bastion et le Moustier. Au commencement il y avoit vingt-deux pièces de canon qui m&a furent réduites à dix-huit, lesquelles ayaiit tiré durant quelques jour^, abattirent presque la muraille de ce côté-là qui n'étoit que de briques , où le canon faisoit grande brèche , et m comblèrent entièrement tout le fossé qui n'étoit ni large ni creux dans cet endroit, tellement que par là il n'y avoit nulle difficulté à pouvoir entrer dans la ville, dont les maisons étoient joignant la muraille, et par conséquent impossible d'y faire des retranr chements, si bien qu'ils n'avoient plus ri^ à faire que de chercher les moyens d'y pouvoir venir en état nécessaire pour se rendre absolument les maîtres de la ville. Ils avoient taché à reconnoitre la brèche du bastion qui fut jugée raisonnable, comnie en effet elle l'étoit, et point de moyen d'y pouvoir remédier, ni s'y opposer qu'en les repoussant à force d'hommes, car le bastion étoit trop petit pour s*y retrancher et s'y pouvoir mettre à couvert. 17 odobM. U« se résolurent donc d'y donner un jour de dimanche, et monsieur Ghamier ', Pasteur du lieu,

^ Daniel Charnier, né en Dauphinë en ltf75, profenear de Utéologis à Montauban ; U était considéré comme un abtme de adcaoe, (^^

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voulut é(re du nombre des exposants , un épieu à la main, mais malheureusement, car il fut emjxHlé d'un coup de jnéce qui lui dcmna dans l'estomac; et il se reicontra que plusieurs l'ayant vu auparavant en cet état et lui disant : Comment, MonàiéUr, vous éiês là l — Oui, leur répondoit-il ; car e'esi aujour^ d'hui le jour de mon repos. Voulant dii^ qu'il ne devoit pas prêcher ce jour-là, car il y avoit beaucoup d'autres Pasteurs, et il ne songeoit pas que quand et quand il prëdisoit sa mort, car véritablement ce fut là le jour de son repos. Les gens du Roi donnèrent ^i même temps, mais comme ils ne pou^ voi^it venir là que par un défilé, la tranchée n'ayant pu être faite que fort étroite, quoique les premiers fussent armés de cuirasses, ils furent néanmoins repoussés et contraints de se retirer avec perte. Voyant le désavantage qu'ib avoient reçu, n'y pouvant venir en corps , ils firent ensuite au bout de ladite tranchée , un corps de garde couvert avec dear ais et des soliveaux , avec des cuirs de bœuf par-dessus, pour empêcher qu'on n'y pût mettre le feu au moyen de cercles à feu et fagots goudron-

▼ertë aux langaei hébrilquei» grecqnet et latinet, et même tr ait la connaisf ance de la philosophie. H fiti muiani reffreité de $9$ wr^ li§i<mnair9i, dit Diiplelx, qu$ iHU m»<H$nt pwénk tme 4a meUkmrH ptœm d$ êireté fu^Hi Hn$9en$ an Franeê.

266 MÊlIOmES Dt MAMffOB M CASTELNIITI.

liUi nés, afia de pouvoir sortir de là dehors. Q est encore à noter que ce corps de garde ëtoit auni joignant la contrescarpe du fossé qui étoit fort petite, et à l'endroit où le canon avoit abattu la mursille et de la ruine d'icelle, eomblé entièrement le fossé; mais jugeant encore après eela que ee corps ds garde n'étoit pas suffisant pour contenir le nombre d'hommes qui étoit nécessaire pour donner^ ils ea firent un autre tout contre. Ainsi voilà leurs afiaires qui s'avancent de ce côté-4à, et le péril trto-iiBiDÎnent et inévitable à ceux de Montaûban^ s il n'y est jHTompl^neat remédié.

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