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Henry Motiip«r Aê Canmoiit^ baron^ pidi nuurqini de Casteloaat, seeond fils de Jacques Nompar de Caa« iiK>iit9 éat et nai^hal de la Force, et de Charlotte de GontaoUBifoii, tia^oit en 1582. Henri Vf, alon roi de Navarre, voulut le porter lai-mème entre wtê bna jnaqn'aa temple» et le tint anr lei feots de baptême. Vers la fin de 1601» le maréciial de Biron, en-» toyé en Sntaae pour y renouveler ralKaoee des cantons aTec la France» pria M. de la Force» son bean-^frère^ de hiî donner son fils« M. de la Force y consentit^ Castelnaut ayant snivi son oncle en ambassade» se trou- Ttit encore aoprès de lui lorsqu'il fat arrêté à FootaindMean le 14 juin 1002. Le roi confia le jenne Cairtel' ■ant M conte de Saint-Paul» eousin^germain de M<*de k Fofte par alliaoce» et fan recooMMada de prend» Mii4eseii flMeol. Pe« 4e teoipa aprif i dfMaak
fille da baron de Boisse , frère de Boisse-Pardaillan gouyemeiir de la citadelle de Bourg*, célèbre par ses duelsi sa défection à la cause des protestants et sa fie tragique.
Peu après la mort du roi, Marie de Médicis donna à M. de Castelnaut le gouvernement de Bergerac ; en 1613, il présida l'assemblée de Sainte-Foi, et en 1621 , rassemblée générale de la Rochelle. Il joua un rôle fort actif dans la guerre de religion, et contribua puissamment à la défense de Montauban^ où il tua le duc de Mayenne d'un coup d'arquebuse ; en 1622, il se jeta dans Monflanquin, défit un corps de royaux près l'abbaye de Granges et se signala devant Tonneins en tuant d'un coup d'épée le sieur de Miremont, fils de Castelnau de Chalosse.
Rentré en grftce avec son père, Castelnaut le suivit dans presque toutes ses campagnes. Maréchal de camp en 1638, il couvrit avec l'armée que commandait le maréchal de la Force le siège de Saint-Omer» et prit part à la victoire remportée à Zouafques sur Piccolomini, CoUoredo et le comte de Nassau.
En 1639, le maréchal de la Force^ âgé de plus de quatre-vingts ans, accablé par les fatigues d'un com«* mandement qui avait duré dix années, se retira dans ses terres ; Castelnaut le suivit en Périgord et s'occupa de rétablissement de ses enfants; ij y maria deux de
Sun a MARQraS DE CAflTBLUAUT. 89
ses filles : Taiie an fils atné du duc de Nayailles, Tautre au marquis de MoDtbrtin ; déjà Fatnée avait épousé le comte de Lauzun. Cette alliance des Caumout-là Force avec les Caumont-Lauzun réunissait les deux branchés du même tronc , qui s'étaient séparées en Tannée 1211. Le célèbre duc de Lauxun> mari de la grande Mademoiselle, naquit de ce mariage, et se trou* Tait petit-fils du marquis de Castelnaut.
Lors des guerres de la Fronde en Guyenne, M. de Castelnaut se déclara pour Coudé, mais il n*j prit qu'un faible intérêt, et ne tarda pas à se réconcilier avec la cour par un traité ^ conclu en son nom et en celui de ses enfants. En 1675^ la mort de son frère atné, le maréchal duc de la Force, qui n'avait laissé qu'une fille , la maréchale de Turenne, appela le mar^ quis de Castelnaut à Théritage de la duché-pairie; il prit alors le titre de duc de la Force, mais il ne jouit pas longtemps des honneurs de cette nouvelle dignité, car il mourut au mois de janvier 1678, âgé de 95 ans.
Dans la notice sur le marquis de Montpouillan, nous avons parlé de Tattrait particulier que M. de Castelnaut se sentait pour tout ce qui concernait l'his* toire de sa famille; il profita des loisirs que la retraité du maréchal de la Force lui donnait pour Tencourager
1- La miniite de ee Utile le trouye pannilM papien qoi onl édiappé à la daairadioA dit archivât de la Force.
M NOUGB sch a luiQiHS m CàsmMm.
à écrire les Uhmrw. N<m eonte&t de l'eiciter à lais* 1er à ses desceodâDto le récit d'une carrière a leogu par le temps, mais si remplie par Factioii, d*aiie fia si troublée et si agitée, mais si pore et si éclatait d'homieiir et de verto, il yonlot coatribaer lû-mène à ce traTail et le compléter en décrivant certains érénements aoiqads il avait assisté et oà il était intar^ Tenu d'une mani^ toute personnelle.
Nous detoDS particuliàrement à M. de Castdnant la relation de Tarrestation du duc deBiron, insérée dans les Mémoires du maréchal de la Force; le récit de Tin* trigue des Luynes et de la mort du marédial d'Ancre, que nous venons de publier sous le titre de Mémoires du marquis de Montpouillan, enfin les Mémoires que précède cette notice*
Nos lecteurs y trouveroot un tableau complet de la guerre de religion en 1621 et 1622, curieni par les détails de mcDurs, par la netteté de caractères» par la vérité des couleurs locales; tableau repiésentant un ensemble de tsits qui donnent souvent des démentis un peu crus à ces bulletins élogieox du Mercure Framçeù^ à ces relations partialea où des écrivains gagés par la cour, célébraient dans leur style ampoulé et par des allégories mythologiques les triomphes de Louis le Juste, vainqueur de l'hydre de l'hérésie.
MËMOmSS
MARQUIS DE CASTELNAUT.