CHAPITRE ym. S
autres^ emmena quatre canons pour assiéger le '^ cbateau de la Force^ dans lequel véritablement on avoit jeté une vingtaine d'hommes, outre ceux qui s'y étoieût réfugiés qui aiissi n'étoient pas gens de grande défense, et réellement la place bien atta^ quée pouvoit être forcée et emportée d'emblée sans qu'il fût besoin de canon. Néanmoins monsieur d'Elbœaf ne laissa pas de demeurer quatre jours devant et d'y faire tirer deux cent soixante coups de canon, et il y eut un pavillon percé tellement qu'il n'avoît plus qu'à tomber.
Il ne peut se dire les cruautés qui furent exercées durant le siége^ contre quantité de pauvres gens qui n'avoient eu le temps ni la commodité de sortir de là; eqtre autres on fit mourir une femme à force de la violer^ et on fit brûler dans de la paille un vieux homme de quatre-vingts ans qui étoit en enfantillage et n'avoit bougé du lit, il y avoit plus de dix ans ; toutes les écuries et les granges brûlées et toutes les maisons du bourg, même le jardin qui étoit assez beau , les arbres en furent coupés, et le feu fat mis à une allée de cyprès aussi belle qu'il s'en pouvoit voir.
Mais monsieur de la Force craignant encore que ceux qui étoient dans le château ne s'étonnassent, leur envoya un gentilhomme bédrnois pour les Vf. 83
su MtlIOIRES VC MâAOTl M CàSlOMàVr.
mm. «isurer ipi'il lei aeeûtUTt, ^ iMobtiferà teiirbMu
tyao qiidqiie n<mbro <k ca?»leriet etJavir.crJe d« imivetui qu'il fst là p^ur ks ieeovirt p«M il ie lo^ dans k jdiiw à vm iN>urg AMes pmebe do ebâteni.
L» nuit étant venue^ il wToie qndqnca cata- Uers tant du c6të du tertre que de la plaine pour re<x>nnoitreen quel état ae trouv^ojent tovtea cfaoaes; étant réaolu de faire un eflort contre eux^ son de^ sein étoit de les attaquer du côté du baut, nuis voici que ceux qu'il avoit envoyés de ce côté*là, rapportent qu'on avoit mis le feu partout, et qu'ils délogooient avee un extrême désordre^ tout s'en allant en déroute.
Ceux qui avoifnt été reconnottre du oôté de la pUinci rapportent la même cbû$e , voire que le bruit qu'ils faisoi^nt, étoit si grand qu'on l'mten- 4loit partout! il est vrai que ceux-là n'avoiœt pas poussé assex avant et s'étoiwt cmtentés d'allé jusques vis4*vis du château sans passer outre» et avoient eu hâte de s'm revenir pour donner avis du décampement. Ce qui oUigea monsieur de la Force de monter promptement à cheval avec tout ce qu'il put de sa cavalerie, et de s'acheminer dans la plaine^ à dessein de leur donner sur k queue;
Mi taamê t'éuAi la m\ï^ «t 6'ëMttt (Mtafié Ata tt j>» part qa'oÉl fan «Toit fidt» il B'ilVftftÇôtt dwît àtl grand efaMim(<(iii Ttde la foi»c6 à BehgëHié «t àtt ddà du dillMa) , «t phf l^él il» ftd»ôîént lelii* ntiaite, kftqu^tent prâi de qnrïqtaéd maïiâië 6ù il y ayoît d» fowës, il fot bitll iUt^Hê de ti^Uyet* qu0 HiMitMr d'ElboËtif ft'y étéit tdis èiî b&tAillé ATM Ion (urtifleriei kMBMt le th^ûAû libre derHéi« luipàur kbogagi;, et b'ëtaitlà lUUtlpéde iêÛefâçdti qpê da oàté du chàMiik U ne pottvoit étte &tti(|ué à OBUM d'un gràad fofcsé pl^ d'èatl (qUi éât le long de la prairie et pi^ où fil getié de piâd hi de «iMmd ne pewroHt |MMr )^ il le ïAAMi qu« hôtil afonk dit^ lui retidoii tes «pauléë adattréei | ftîhSi BM»akur de la Foreè ne i'ed aperçut jaidàiè (}ll'ii ne fût tout oontre^ et loiliqti'($fi ttri âtiliie ëal¥è qui tua le dieral du Baron de BeyM» ëfttt*e 8é» jàtubëé et à côté de monsietft de la Fdt^cè. Ce qui obligea ce deomier à a'anâber et à Be retirer un pëtt poUi' rallier tel gais et mettre quelque ordre pdrmi euic, lani que les autrM In^ulaièéut) ni d'éihUSseht poUr yemr apréi loi. Mais toici qu'il arrive qu'en se reoili^t^ il rencontre en tète le long de la prairie, le régnent de Bourdeille qui avoit décampé le der« nier, et qui descendoit de l'autre côté du château, par un ekemin difiërent de celui que le bagage et
ISia
SM wtmoam m uabvm db CASuutAur.
H», les troupes de moDsieiir d'ElbcBufaTOÎent (Mis. Moosieur de la Force ne les pouvanc recoimoUre à cause de robsGurité de la unity et erojpiit que ce fusaeot des siens nonobstant qu'ils lui tuoient fient^e mou»quetades^ leur crkHt toujours que c'étdt luî, et se mèloit panni eux pour se faire reoonnoitre» nuôs enfin il connut bien qu'ils n'étoient pcHnt des siens, et en même temps quelques compagnies d'infimte* rie à lui étant survenues, il lenr commande de les attaquer, le lieu ne pouvant pss bien permettre à la cavalerie de combattre; lesquels dirent et toé* rent la phis grande partie dndit régiment jusqu'au nombre d'environ quatre cents hommes, et le reste se sauva k la fuite qui çà, qui là, la nuit leur étant favorable; parmi ceux qui se trouvèrent à ce renconlre, la Mothe-Gaschon s'y fit remarquer pour s'être souvent eouragmisement mêlé parmi eux«
Après cela monsieur de la Force ayant aussi rallié ses gens, se met également en bataille, ayant derrière lui quelques prairies où il y avoit des fossés, et ainsi se passa la nuit pendant laquelle il ne manqua pas d'envoyer à ceux du château pour apprendre de leurs nouvelles; on lui manda que tout alloit bien hormis le d^àt qui y avoit été fiiit, et la brèche qui étoit très-grande.
sijtitier. Le lendemain, les uns ni les aufres ne bougèrent
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pas de la place qu'ils avoient prise^ et quoiqu'ils im. fussent assez proches, il n'y eut que de fort légères escarmouches, jusqu'à ce que la nuit venant^ cela oMigea monsieur d'Elbœuf à se retirer et à se rapprodier de Bergerac ; il se posta dans un lieu fort avantageux, mais monsieur de la Force demeura là où il étoit, jusqu'au lendemain qu'il se retira ^**'*''^' dans lé même bourg où il avoit logé auparavant; mais ce ne fut pas sans aller voir ceux du château de la Force et leur témoigner le bon gré qu'il leur savoit de s'être si bien défendus. Cependant on n'avoit pas laissé de rapporter à Sainte -Foi comme quoi il avoit été défait, et que tout étoit perdu ; mais Dieu en ordonna autrement, et monsieur de la Force s'y retira après cela le lendemain.
Et quelques jours après que monsieur d'Elbœuf eut demeuré à Bergerac, il en partit laissant par son éloignement l'entre-deux des rivières de Dordogne et Garonne assez libre.
Ce qui fit résoudre monsieur de la Force à prendre cette route avec le peu de troupes qu'il avoit, et sur l'espérance d'y pouvoir faire quelques progrès. Et s'étant acheminé du côté d'Eymet, il s'en rendit' maitre, ceux qui étoient dans la ville et le château s'étant rendus à composition.
Durant le siège de la Force et quelques jours
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H«. après, monsieur de Caateluaut a¥oit wvoyé à dn verses fois vers Touaelas et Clair^c pour voir s'il se pqurroit entreprendre sur quelqu'un de œ» lieu:{c-là^ afin de a'^u rendis maître, ^ c^ paroç qu'on lui avoit donné avis que qudhpAespuna 4^ ceux de la Garonne le viendroiçnt joindre vw wiq cents, hoi^mes de pied» s'ils avoiçnt k» paiwagw libres» entre autres le sieur d'Espana; il a non* velles aussi du sîeur de GalUac et de quelques «utres» ainsi que d'une entreprise facile à e:«éciiter sur Clairac pourvu ^'il puisse mener assaa de . gens pour cet effet.
Mais tandis qu'il cherche les moyens dc^ poufvov rendre le passage de la rivière de Gwoun^ lihroi celui du liot étant aSiSuré, et lorsqu'il eut doMié avis à monsieur de la Force de l'entreprise ^'îl avoit sur Clairaç» voici que monsiiear de Luaignan se réveille» s'accoste des. sieurs (fe GalUae et de Saint-Léger qui tous ensemble par après envoient vers monsieur de Castelnaut pour Iw demander assistance pour une entreprise qu'ila ont formée. Monsieur de Castelnaut l^ur fait réponse qu'il est tout prêt à les assister, nuôa qu'il no croit piiSy qu'eux ayant besoin de lui, il ne doive avoir con« noissance de leurs desseins, avec cette condition et promesse qu'il leur fait (et ce, parce qu'il étoU bien
»se de kg eugagmr et de cmTkr tout le monde et iMi particulièrement eem de la Rei^on à prendre \eê sénats), qu'il TOi:doit Inen let pvéfiérer ea letvtaM- 8»it à exéQiter ^qucÂq u^îl leur en doftnàt 1^ les^ entreprises que lui^néme pountnt aroir^ kor offrant eueore de leur découvrir ta ttanière dcsit ^ prétendoît tes foire féosnr.
Voici doneque ces messieurs loi reoroiœt a PMteor qu'on ne nomme pas^ et lui apprems^t que c'est! Cknrac qn'tb en Terient ; il se rencontre que e^est le même deseein que monsieur de CasteW* naut y a^ok, maïs en s'aoquittant de sa prirniesse^ il leur envoie les siem^ d'Allégé ftau, Belesta, u tMm. et haàsL arec e»nron deux cent emquante à troig eents lionunes; et le même jour qu'ils partirait de BfoDflanquHi^ ils exéeutèrent k nuit après leur entreprise, en cette focon, savoir r les sieurs d'Es« pansy Biau et l'enseigne de Bdesta ftirent ordcm^ aree trente homn^es pour donner dans ua trou que mademoiselle de Gattiac aydt ftdt doM sa maisonr qui étok sur ta muraille de la TÎUe, résolution feoHffqmMe pour nue femme. Aux apfnnoK^es, ils forent découvert» par une sentinette, laquelle jeta Falarme partout avant qu'ils n'entrassent, mm les susnommé» n'hésitèrent point pour cela è donner, et étaal une fim- euirés d»e ta viHe qntf
S60 MÉIIOIBES DU MAIQUK DE CASTELlUn.
est assez petite, commencèrent à crier : iue^ tue, ce qui met une si grande épouvante parmi eux que presque sans résistance ils se rendirent les maîtres^ après avoir tué une partie de la garnison qui étoit de plus de quatre cents hommes, et pris à composition quelques-uns qui s'étoient barricadés dans un coin, mais ce ne fut pas sans beaucoup de perte pour les entrepreneurs, puisque le sieur d'i&pans qui étoit très-brave, y fut tué et l'enseigne de Belesta. Voilà donc ce que peu de gens braves et bien résolus peuvent faire puisque trente hommes seulement se sont rendus maîtres d'un si grand nombre; il est vrai que c*étoit la nuit, et que caix de Clairac ne pouvoient pas savoir combien les attaquoient; mais quoique ceux-ci envoyassent vers monsieur deLusignan, il demeura toujours dehors avec tout le reste, et ne leur voulut jamais envoyer personne; il n'avoit pas presque d autres gens que ceux que monsieur de Castelnaut lui avoit donnés, et n'entra dans la ville qu elle ne fût entièrement gagnée. Monsieur Duduc entre autres» Conseiller au Parlement de Bordeaux, y fut fait prisonnier; c'est lui qui depuis par ses pratiques fut cause et dé la perte de Tonneins et de beaucoup d'autres désavantages qui arrivèrent au parti de ceux de la Religion, comme il se dira plus tard.
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Ge ne fut pas un petit coup de partie, puisque *««• Glairac est situé au quartier de toute la Guyenne où il y a le plus de gens de la Religion et de trèsbons soldats, et où il y a aussi le moins de Catholiques romains.
Cependant monsieur de la Force avoit envoyé le capitaine Lentillac pour voir s'il pourroit entreprendre quelque chose sur Tonneins-Dessous, en attendant qu'il s'y achemineroit. Voici qu'il apprend qu'il s'est saisi de la ville à laquelle le Comte de la Vauguyon qui étoit dans le château , essaya de mettre le feu, et en efiet il s'y brûla force maisons ; mais avec ce qu'on déteignit, on ne laissa pas d'investir ledit Comte dans son château, et soudain on en donna avis à monsieur de la Force qui s'y rend en diligence et sans perdre de temps, l'attaque et fait tjrer plusieurs coups de petites pièces à quelques, guérites et défenses.
Mais avant cela , monsieur de la Force étant foible de cavalerie, avoit mandé à monsieur de Castelnaut de le venir trouver, lequel s'étoit assez bien renforcé tant en cavalerie qu'en infanterie, et lui mena cent cinquante chevaux, où il y en avoit au moins soixante armés de cuirasses.
Avant que monsieur de Castelnaut bougeât de Monflanquin, il étoit toujours menacé que mes«
Md MÉMOIRES DU UâM/Om OB CÂSTELRAIJT.
skurs de }Awéaru^^ de Fnttd et «ntres da imûnage^ avcMent peq^étudfeskent des desseine aor ceUe Tâte aifec des inidligenoes dedan» o«il yce avoit quelqiie»-«D0 ei Hkème cks pli» oonadé^ râbles qui comme voisins et amis de oeft measîmrB^ y taEU)ienC la maia. Cepeadani il étok asseï sudaisé de dëcoaTfir fofites ees améeiy el <Hà n'otoftt pas tàBMMgner de ks ao«^»çoiiner. oirtre l'exacte garde qu'on y £ûsoît pour jim grande lûreté, m^oBsieur de Caslcinaut enviaytit deux foiâ t0utes les nuits dix canraliers sorle» aircxiues pour baottrè fealradey et sounreBt il eiâ.am que ce& messieuK a'ëloieDt mie eu devoir de \m venir attaquar^ nuôs sur qudqiie ttëconple ou dtf« fieuUé^ avoienl toujiMira été <^)ligéade s'en retoar-* uer sans s'èm beaucoup approchés; car iis ju« 9«oieDt bieu qu'ils ue réussirotenC pas saus «M notable perfidie, et que par fiûrce, il u'étoit pas cb leur pouvoir de s'en rendre makres. Encore après k départ deittonrirwr de Qaia4ffhia»t.y cek cootninn pHift que jamais. Msuûeur le Cemle de Lannn frt aussi un de caix-là et même monsieur le MarédMdl de Tbémines qui aveût trouvé des geoa qui bn promettoient d'y tenir k Biain> s'ils n'eueaeni élé déceo^erls; eten effet de ceux qui étaient < kk uufr se nuiftwinl, aux autres, pi
pondwiFabatnee de moB»eur db CattrioM^ àat un cbftcm tramraoit «ou ocunpagnM on pir «ûuih çfA ou pir jakosifl^ pour tloher «faire rénanr aoii
cahii ^ k Relî|;iptt a-étoMit refiroUibl aussi Dkm Bftpinmfc janak rMaooqpUasoMMtdafoin]
ItowJtiir et Caildhiaull fiairtît dono twc «i iKHqie; cftnft f«l pas cepairii»t«BMi(iiadodîftr» QBdraili ks cMMUBmi têù t'MfiMamiww* pont abppaatr à aon paaiage^ iMia il wt k boiibaïur da f0SMT tua iaire raamntra cpû mécitod'oa pariar^ Mtlqv'il M totthât pas daM kaa»blisttéeaqa'aii laà aioU dnaséei^ ioit qii'ik A'aaéa^cM paa aa tto» ¥aranr aea^ dbnuo* Aiaai il alk omAm à GMtor kcip el M rwfèik k kiid»ia«a Baaiia à TottMÎiiÉ. B troum qiaik k k^aw de k umif, k eaptlaiM Leiiitittaa al qualqiiaaauâtre&a'étoîaatkgrfii^attpM ^jm paktt 4pfiM0ft db tmra gatû dft kacâiiea^ oria éUyaMt camt ^ ëtoîent daw k dAteam^ dt aa myaftt paa d'appareoceda aaoous^ ik deMflyadémâ à capituler, ce qui leur fol aceeedét A ctftefiaa ils hmt aortîr k skiur de Monviel kifMt oéfr« dere- ■Mtire k <^àteai» paoïra fu'oa ka kisae aartir arec kiir» atmea et bagagw^ ce fui kiir fot rafafi^v al Ml ki oftril pauv lui et ka aiMraaqu'ik tcwiaat
M4 MÉMÛIIES DU lUAQiaS DB CàSlXUHAXyr.
faits prisonniers de guerre, mais pour le G)mte de la Vauguyon et la Garde, qu'ils seroient reçus à dtscr^cMi^ les voulant réserver pour désa[tgag» ceux de Montravel que monsieur d'Ëlbeuf tenoit assièges, au cas qu'ils vinssent à être pris. Le sieur de Monviel n'ayant voulu accepter la capitulation et étant rentré pour se résoudre avec ceux de dedans de ce'qu'ils avoient à faire, et comme pendant ces pourparlers monsieur de Gastelnaut étoit en ganfe avec sa compagnie de cavalerie, voici qu'un soldat de ceux qui étoient logés dans le fossé, se hasarde de gravir par le moyen des bouts (fe la fascine qui sôrtoioit hors du terrain de réporon, si bien qu'étant monté en haut sans avoir été aperçu, il se mit à crier tue, tue. Ceux qui y ^ient eu garde» abandonnait tout et se mettent en fuite ; les autres soldats qui étoient dans le fossé ne virent pas plutôt celui-là monté que les uns ajurès les autres ne s'essayassent d'en faire autant, sans qu'il fût possible ensuite de les en pouvoir anpècher^ et se rendant maîtres du château, commencent à tu^ tout ce qu'ils rencontrent.
Lors le Comte de la Vauguybn se voyant réduit en un si mauvais état , faute d'avoir fait bonne garde et s'étant laissé surpr^idre, n'eut autre recours pour garantir sa vie et cellei de ceux qui
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étoient ayec lui, que d'ouvrir les portes du dbàteau tm. et de crier : Miséricorde t
Monsieur de Montpouillan se rencontrant là , y entre avec ce qui se troure auprès de lui ^ et se met en devoir d'empêcher la continuation de ce désordre : et ne faut point douter que si le Comte de la Vauguyon n'en eût usé ainsi , que quand il auroit eu mille vies, on les lui auroit toutes ôtées, tant il étoit hai en ce lieu , où tous étoient de la Religion et de ses sujets, à cause du mauvais traitement qu'il leur avoit fait. Et pour le garantir, tant ils étoient animés contre lui, le sieur de Montpouillan fut obligé et contrs^nt d'en tuer et blesser plusieurs ; il eut encore, plus de peine à sauver la vie au sieur de la Garde^ jadis Gouverneur dudit Toxmeins-Dessous qui s'étoit fait corrompre pour de l'argent, comme plusieurs autres, et détesté pour sa lâcheté et perfidie, et pour avoir procuré mille déplaisirs à ceu3^ du lieu et de tout le voisinage. Il y avoit quantité de meubles et de vaisselle d'argent, et même de l'argent monnoyé, mais tout cela fut entièrement pillé sans qu'il s'en pût rien réserver, ni y mettre aucun ordre.