CHAPITRE IX
SOMHAIRB.
Le Dae d'Elboraf ascM^t lloiitra?el« — Le Mtfqirf» de U Foiee y
jette det soldats. -<- La Mothe-Gaichon, Gouverneur, est tué sur la brédie. — Buasae, qui le remplace, tombe frappé d'une mousqu^ tftde. -^ Lei asfiégéif réftigiés dans une tour, ae roident à diaeré* lion. — La Force, avec sa cavalerie, cherche à entamer d'Elbœuf» qui ae retiroit vers M. de Thémines. — Siège de Granges par TbéoboB, Beyoac et Loslgnan. — Jonction de Thénlseï et d'Bl* bceuf. — lis attaquent Tonneins, où Montpouillan se fortifioit. — Délabrement de cette place. — Tonneins-Dessous et le château empor^ par les Royaux* — Coutlnuaaon du siège de Gnuiges. ** Le sieur de Miremont tente de le secourir. — M. de Castelnaul déMt complètement Miremont, prend sa cornette, et tue la chef de son infanterie. — Reddition de Tabbaye de Gran^ee. — M. de Lusigoan s'approprie tout ce qui s'y trouve. — Siège de Tonneins-Dessus par le Duc d*ElbflBuf. — M. de la Force l'approche pour secourir cette place. — InleliigeBees de Thèobon avet l'armée royale découvertes. — Grande atuque des assiégeants. — Panique des assiégèt et des troupes du sieur de. la Force. — Ili abandonnent sans e<mibat les barricadée et postes fortifiéf. — La Force contraint à se retirer. — Le jeune de Boisse, fils de Castelnaut, tue un des ennemis d'un coup de pistolet. — M. de Théobott, bl^èt est sanvé par Castelnaut. — Ce demieff tue d'un eoi^ d'épée le sîeur de Miremont. ^ M. de la Force tue également det Royaux qui le poursuivoient de trop près.
Monsieur d'Elbœuf qui étoit descendu le long de la Garonne , n'apprit pas sitôt que monsieur de b
mst.
ses MÉIKMIIS DU MAIQOIS DB GA8TSLMAUT.
Force 8'étoit éloigné de Sainte-Foi, qu'il s*en alla n fffftar. attaquer Motttrayel, lequel monsieur de la Mothe- Gaachon fortifioit. Le Marquis de la Force qui en eut avis y y lait jeter de ses amis et des soldats dedans, entre autres les sieurs de Bussac et de Laserve frères, de la Maison de Saint-Orse. Dès incontinent aussi que monsieur de la Force apprend cette nouvelle , il envoie pour savoir Tétat de la place, résolu de rompre le dessein qu'il a voit sur Tonneins et ailleurs, pour les aller assister; mais le sieur de la Mothe et ceux qui étoient avec lui , tous pleins de courage et de résolution et méprisant le pouvoir et les efforts de leurs ennemis, mandent à monsieur de la Force qu'il ne se mette pas en peine d'eux, et qu'il continue seulement ses desseinSy vu qu'ils lui donneront six semaines de temps pour les venir secourir.
Mais monsieur d'Elbœuf et ceux qui Fassistoient, piqués de ce qui leur étoit arrivé tant à Gensac qu'à la Force, emploient tous leurs moyens et font tous leurs efforts pour se rendre maîtres de la place avant qu'on ne puisse la venir secourir, et la battent de plusieurs pièces de canon; assurément elle étoit de trop grande garde pour le peu de gais qu'ils avoient, et les fortifications imparfaites, n'étant pas même encore en défense, quoiqu'il s'y
GfiânrsB ne S69
tronyat de Imyes gens et bien ëa^ble» eu mëtia*, ir».
MIM atitlred le sieur de Buaséc. N^nmoins étant
oc»Q|tiQueUement firtigués par âxnmes attaques et
MSàiafB y «qnoiqu'As se défeadissdnt tréa4>ien , le
malheur fut tA qu'un jour de grâad assaut» le<mH
rage de la Mothe-Gasehon le portant à s'opposer à
V^llort de rennemi» fl fut tué d'une Aousquetade ;
lé regret de sa perte ne put empê<^r quelques^tuis
de s'en éerièr; de quoi les ^lAbusi ayant eu con^
ntfissanee, au Heu qu'ils étoi^rtt déj|i eontraiots de
se retirer eomme les autres fois^ ils redoublent leurs
efforts. Mais yoiéi un second, malheur qui arrive
aux assiégés^ qui fot que le sieur de Bussac, lequel
iprincipalement gouyeraoit lottt, et ai <(ui ils avoiènt
leplusde créance, étautdouMement oblige à prendre
la charge de tout, et pour remettre le courage aux
siens que l'afflietkm de la mort de làMothe-Gaschon
a voit abattus, et pour résilier auxgnmds eflforts de
feumemi, se porte aux lienx le^ plùs^dahgeimix afin
d'y pourvoir par sa présence ; mais voici qu'encore
une mousquetade l'attrape, ce qui fit tellement par^
dre courage aux a^^gés, n'ayant plus de chef
capable de les conduire, que bientôt après ils com*
maicèrent à re<)iiter et à céder la place, finalemait
leur laissant l'entrée libre de leurs fortifications,
ils se retirent dans une vieille tour qui leur servit
wê wtnwÊ»
aw wimjam tn uiJÊnm m càgauum.
ëmUopmA à Mn lew cipitBlitiottt Cttie qoi mh
iMBttittiiiipavttmàfQbaiquiA daiui UM plicii 4e m pM g'wpoiir à toyiei 1m go« cwiaot et di M M percer pee dan» le péril lam ivie grande aéoewkéi yu que la oMrt et lee hlea^ iofea de tellea pcrsoimea canaeat him aeQveat ia parte de la pkeei n'y ayant point de doute que ai leaaiiuii» delaBfotbe etdeBnasaon'euaaent paa ét4 tn^ que la pbea n'auroit été ni ai t6t, ni ai
Slenaîeur de la Foroe ne fut paa plntdt maitre d$ Tonneina quH apprit la perte de Montmfel et de cas denx ntewmirat ce qui lui eauaa beauwup de déplpiaiPiet MTwla&tdcnieurerînatil^ etpour ne paa auaii manger le Toîaûu^ ni laiiaer éeluqw p^H» ancana eeoawm de laqudle il erikt poufoir tiivr a?anta|e (ayant «PK^ V^^ monaiettr d'£l* iMHif finaoit état de r^>aaaer b ririère de ])ordogne et ae Tenir joindre e^eo monaieur le Marédial de Tb^beinea qu'on diaoit venir au aecoura de Ton^ neina) ; il part le lendemain de la priie de Tooi»
aunm s. ITl
ncbit^DeBsoiis ayec toute m eaTakrie et alla condber à Eymet. Q avoit envoyé le CSomte de h Vaugoyon à Sainte^ot, numdaiit au Bfarqu» de laForoe de lui apprendre Tétat de iDonaieur d'El^ bœuf et la route qull prenoit, e^)éraBt que» knk qu'A rqmsserait la liTiére» il le pourroit iocoauno* àwy nomiuëBient si ledit sieur u'aToitprâit de uouh* Telles de sa veuue ; en ttmt cas qu'on pourroit fidre éprouf er un échec à quelques-unes de ses troupes^ eoit à la eaofia^, sett au logement. Four cet ^Eet| lé sieur de la Force se rend le jour smvant à Pellegrue» mais par un si nuiurais temps, ayant le jour et la nuit continiidlement la pluie, qu'appre* nant que le Duc d'Ettxnuf srfeo une tifle grande diligence aToit passé la Dordogne à Branne, et qull étok bi^i avant entre les deux rivières, cela hu fit ji^per que méahuy son dessein né ponvoit plus réussir, voire m&ne que s'il le continnoit, il loi en pourroit arriver du désavantage, ce qui lui fit re|Hrendre sa route du côté d'Eymet et de là après à To«ibeb(Buf,oùil eutccmnoissanoequemonsirar de Lusignan avec messieurs de Beynac et de Théobon, éldt allé assiéger Granges qui est une méchante petite maison laqudle était toute remplie de Ued et de quantité de meuUes, tout le voisinage y ayant apporté les commodités qu'ils avoient.
lit MtMOniB ÙO KâlQW M GASTlUrAIIT.
êm. Le iMmit court aussi que monsieur d'EttxBuf a dfessein d'attaquer eeox qui sout daas Toimeins- Dessus (où, après aroir pris k château de Ton- Beins-J)essouS| moasieurde Montpouillan s'étoît lo^é , désirant de réparer les fbrtiftcations de ce Ueu4à ksqueUes ayoient été entièremait démolies); et oe avant qu'ils eussent le moyen de s'y fortifier. ,Cda fit que monsieur de la Force arec une douzaine de cavaliers partit de Tombebœuf |KMtr aller à Tonneins-DessuS) laissant à monsieur de . Caaidnaut la conduite du reste de sa cayalerie , aQn de voir en quel état se pourroit être mis monsieur de MontpouiHan , et ce qu'il devait espérer on craindre de l'entrejmse de monsieur d'HboBuf. Messieurs de Montpomllan et de Gastets étoient donc dans Tonneins-Dessi» avec presque totttes les fidrces de gens de pied qui avoient été mises à la campagne, travaillant de tout lear pouvoir à réparer lesdites fortifications aux endroits les plus ruinés et les lieux par où ils estimoiciit devoir être le plus t6t attaqués, mais il leur e&t fallu plus de six semaines pour les pouvoir mettre en défense. Voyez donc en quel état elles pouvc^ent être , n'ayant eu que sept ou huit jours pour travailler avant qu'ils fussent attaqués ! ti Mft. Voici donc monsieur d'Elbqeuf et le Marédnl de
GHÂPITRB VL SIS
Thémines qui se présentent avec de befles forces *^^ et beauoonp d'artillerie dû oôtë de Tonneins*Dessous^ lequel ne pouvant gardor, on achève à*j' mettre le feu. Ces approches ne se firent pas sans quelque escarmouche; it y âvoit aussi pluâeurs barricades avancées d'où on ne oroyoit pas que ceux qui avoient été mis pour les garder pussent être délogés si facilement^ mais leur poltronnerie et lâcheté firent iHentôt voir le contraire, car ils n'attendirent pas seulement d'être attaqués^ qu'ils abandonnèrent tout, ce qui fut cause d'un trèsgrand désavantage à ceux de Tonneins et même de la perte de force gens, et du château dti Comte de la Vauguyon assez éloigné de Tonneins*-))e8^ sus et dans lequel on avoit laissé quelques gens, à dessein de le quitter quand ils s'y verroient obli-^ gés et d'y mettre le feu; lesquels se trouvèrent tellement siu*pris qu'ils n'eurent moyen ni de résister, ni de se pouvoir retirer, et il n'y en eut que fort peu qui se sauvèrent à la nage.
Cependant monsieur de Castelnaut avoit été prié par monsieur de Lusignan et autres qui étoient devant Granges, d'aller cherdier deux pièces de fer qui étoient chez monsieur de Saint-Léger, pensant de pouvoir abattre avec icelles quelque petite méchante tour qui ëtoit dans la basse-cour^
SI è utMoan DU MâiQOBi ni CASTBUuirr.
fioniiëi d'iule mmraiBe mundUe et enTironnée d'iia foMé^ et qu'avec cela iIb potmoient ëpoavan* ter ceux de dedans qui n'étoient que des {Mysana, et les ohligar à se reodre; mais da prmier coup, «ne pîèoecrafaet taa ou blessa deox oo trois hommes, ee <iui fit qo*OD n'osa pins se scfrir de Tantre. On s'^loit kger dans le TÎllage et assez proclie de la maison qn'on atlaqaoit, mais on n'avoit pas autrement a?aneé lea afiGures ponr pouvoir s'en rendre las maîtres.
Monsienr de Castelnaut cependant avee sa troupe et le reste de celle de monsieur de la Force, s'étoit allé logé à la Parade, d'où il aperçut dans la plaine da €6té de Montpeut, nombre de cens de guerre qui s'acheminoirat du c6té de Granges, de qucH il donna soudain avis à monsieur de Lnsignan» &i« sant monter à cheval tout ce qu'il avoit prés de lui, pour aller assister ceux qui étoîentdevant (Ranges; mais comme il fut descendu et qu'il «voit ccMnmaicé à repasser la rinére du Lot, il apprit que ces gens a'étoient retirés, sam qu'il se fiât passé aucun cond>at ni escarmouche entre eux.
Le lendeflMuai, le soleil n'étant presque pas le^ on revoit encore parofitre du haut de b Purade des ^ens tant de pied c[ue de cheval, maisenbesnceuf^pbia giand nombre que in jonr dÏMmt| 4b
à onx qui éUMBt I Gnmgp, «n Imup iMW^iBtqw'fl «'en attnt à wk; «t fioMutt fT^anr en 4ii%aDMtaat «ipi'ii f «««It d»is ooiqMgpik dettOMinr d«l*F<vo0q«9^k4ieMqe|tt Mt ■tfttRi peu* ftVB» la riviéve «elk dp flKWilmip de )« Force d»f«ity laçMtte 4luat pMBte dit pfndiw Si fiMs daat U pioM mdtMm dn viBage de Granges.EtteidM q|— mooiiiiiy dtCutehwat «'oe^ oqpmtde ftûrf {Meer m oon^pèg^, il ntçolt nào . hUaàBmmàKttÊ dê]M r«m p» kqaeMe U loi oeanead«it d'iJkr tfoofcv MfiMieim de Lnù^ ÇÊUiy de BejUÉO, de TliéolwB et «««Tes ^ de leur que Vik jageoteedde la difiieuhé à fmmUr preo^ Grangesy qi^il les prieit de nY vepleir pM e'cfHÎllrer, d'aujtnt ^oe que «eki n'en valek pat b paÎM, et qn'éânt privé de fov «wirtaiice et ^torom qu'ib aboient, «la pourrait baMipaap [wrfiipiifii am affidne de TommIm. Mowieardel» Foeeeicmeit aoan paniUe eboee aoxdits siom^ eeqni it qM mODMfurde GaMel* lUMtt (bu«aii»dM de fiÙM paaaer «et ^ene en teiiÉ» kftla^ alla hé>mimtt tromier < et ii»ifaataa—lil*i, omme i^ dâiUnrde «B4p^ila atment à faire, ils appnn» ont 4M l'eawni pamit à la tue de (Snagne,
aM' uÈmmu vo wêMtm m càsmjum.
qu'a étoH ik^ ftsses prés et qoll s'aviaçoU ton* jour»; ce qui leur £t rompre leur oonfibrenoe pour dker s'oppoier à eDX| à quoi ces omûturs jisqiieslà, qndfttc «fie qa*îken eiMeAt eii^ ne s'étoraU point pr^perë», e'iaaigiaaBt qu'ils ne feroîént antre dfose que ce qta'ib SToient fait k jour ayant; ils les niépritdtoit Biteie sttr ce qu'ils BK^oieai qu'c» paortie ce n'était que populace ramassie, quoiqu'il y eût 4e liraves gens qui les ooMduisoMit.
La phis grande partie de sa troupe ayant déjàpassé la mière, monsieur de Casldbauft se résofait de swtir sToe eda à la campagne p<mr y attendre le rtiste et voir oqicadant quel ordre et quelle cMleBMce ces gens-là tenoient; mais il fut tout étonné, quiMad au sortir du village^ il les Tit en trés-lxm érdre, et qui aToiênt dé^ envoyé phisieurs des leurs pour escsrmoudier et attaquer la compagnie de moneteur de la Force, et même ils y tuèrent le tronqwite. Cette ccmipagnie se yo^fint seuleà kcampsgne et sans assistance, fit le csracol et se retira un petit à la faveur d'une haie.
Lies ennemis en deux gros bataillons et on escsr dron de caTakrie, mardient toujours en ixm ordre et au grsnd pas, s^vançant du c6té de Oronges, les bataillons d'environ mille hommes diacun, ^ l'escadron de cent maîtres bien armés, qui étoith
CMàSOSfLVL m.
compagnie du sietfr de MiremoQt ^ de Gastohitu de Chaloeee, avec quelques autres gentibhommes des^ environs de ViUei^uyé. Monsieur de CasteinaUt s'achemina au petit paâ droit à la place que la compagnie de moimeur de la Force avoit quittée, et ce pourdonnar le loisir kceux de Granges de sortir, ce que voyant les ennemis^ soit que ce fût leur dessein de n0 pas aller {dus avant, ils commencent à ne marcher plus si vite, et peu après s'arrêtent tout à Sût.
Monsieur de Castelnaut savoit bien que les gens de pied en quelque nombre qu'ils puissent être, redoutent toujours la oavakrie en n^e campagne, notamment cmix qui ne sont encore ni bien disd-fliaéi ni ^^rris, et surtout lorsqu'il y a de la populace et des gens fraidiement levés comme ceux4à, qui volontiers encore qu'ils aia:it de bons hommes qui leur commandatit , ne leur obéissent pas toujours; il jugea donc, et le dit à ceux qui étoient auprès de lui, qu'assurément ces gens-là ne tiendroient pas bon et ne les att^ddroient pas : 9t je veua perdre la vie^ ajouta-tnil, pour peu que nous
^ n éUài tlf éû BtfOD de CMtahiM d« Chalosse, protettânl cou* Terti an eatholidime, et GooTferntur de Mont-de-M«rsao, qiki le r^ Tolu le 2 mai 1622, à l'iDitigatioii du Baron d'Arrof et des Religion* nairee daBéan.
m MiiioiiBi ou KâiOai Ml càgaakVT.
tmtimiimi à mardmr^ ê'iU m t'm tmd, mr Umê $$mhlê ftf'îb ammmûmi é^'à à hrimUi^ mu i— dbt, Etiurodail aemitàdouUQrlapuendisaiittai^ joan, tli loiffiiMl iét$! <U ê'm vmUt
Les «nijoi» le TOyint vanir aa tfot^ u&Vemtoit pM flit6t reconno qu'ik le npntirmt 4^ ft'Almd fort tTttieét, car hiir daiftdn n'ëlmt que de se iwiiip léger à im village qu'ib avoieiit làiiaë derrière eaZ| et oà il f aroit de grandi cheoûia bien fcaaoyéi; mais comme ils n'ayolait vu personne à la eam» pt^inr, ni qui se mit en dOToir de s'eppesar à eux e| de lemr ûdre tite^ ils te pctsuadoimt fiidWiaent qii'ib Qe trouveioient pas de réiistaiioe, laais voyant bîea que tout de bott moneiear deClastekaut alloit àeux, ils tournent le dos aveo qurique i et dësMdre ; os qui étant aussitôt reoeona par 1 sîeur deCasiebiaut, il hâte encore datvanlage k pas, les diaif^e et se mêle avec eux à r«atrée du grand chemin et du village ; en mènie leiaps k eonqisgitte de monsieur de k Foroe, oomflMndée par ] de Tonneins, k vof ant diwger^ s'éteît i cte, monsieur de Cistebiaat lui cria de < rinfanterie qui s'ëloit toute mise en déroute, tandis que lui s'adressa à k cavalerie, ne pensenl pfaia qu^ilpAt lui arriver de mal que de ce côté, car cette cavalerie s'étoit maintenue jusques-là.
Il se renccmtia qn'en même temps que momdenr de Gastelnaut les abordait, cdm ' qui commua» diMt rin&ttterie, rayant vue en fuite etendëroute, voulut aussi tacher àtesaureretnioateren croupe derri^ un cavalier, mais ou pour s'être trop pressé ou pour n'avoir pas assez de disposition à cet exercice, ayant une cuirasse, il arrive que sau^ tant en croupe, qu'il porte par terre celui qui étoît à dievali lequel monsîeQr de Castelnaut prit prisonnier et le remit en garde à ceux qui étoient au-» prés de lui ; aussitôt il poussa celui qui étott à pied, et au moment qu'il vouk>it sauter un fossé, Un donna un coup d'épée dans les reins qui le tua. Il y en avoit cinq ou six qui avoient voulu fidre forme ou faire la retraite, lesquds furent aussi tuéS| même cdui que monsieur de Castelnaut avoit donné en garde ne Ait pas épargné.
Ensuite monsieur de Castelnaut se mit à poxuv suivre le reste de la troupe qui se retirait du c6té de Montpezat, et comme il leur donnoii la cbasae, monsieur de Théobon arrive lui cinquième et tout éebauffâ, et voulant passer devant, il l'arrêta dinnt qu'il ne soufiriroît pas que personne passât devant lui* Lors monsieur de Tliéobon demanda où ëtôit
« la ikméê€Êm.immÊmêFfmmÊê,mm im,9ʧ.4m
MO MtlIOIKIS DD MftlQIJIS DB CASIBUUOT.
monueur de Castdnaut ne le reconnoissaût pas, parce qu'il avoh son casque ea tète. Monsieur de Castdiiaut lui dit que c'étoit lui, lors il s'arrêta, puis ils continuèrent à poursuivre cette cavalerie de laqudle monsieur de Casteinaùt |»rit la cornette de monsieur de Miremont, et trouvant auprès de lui lui de ceux qui étoient venus avec monsieur de Thédbon, il la lui donna en garde sans avoir eu le temps de s'assurer si c'ëtoit un des siens, et ainsi il les poussa jusqu'à la montée de Montpezat plus d'une grande lieue sans que jamais ils eussaat fait tète en aucun endroit, bien que lorsque monsieur de Castdnaut fut là , il se trouvât qu'il n'avoit que sept ou huit hommes avec lui« Tout le reste s'étoit tellement occupé à tuer des gens de côté et d'autre, que presque tous l'avoient abandonné. Il se trouva que ce jour-là un homme en avoit tué jusqu'à vingttrois , et un autre dix-sept.
Abordant le tertre de Montpezat, il le virent entièrement couvert de peuple qui étoient venus là pour regarder ; jugeant bien qu'il ne gagneroit rien d'aller plus avant, monsieur de Casteinaùt fit halte à dessein de se retirer. Ce que voyant monsieur de Miremont et ceux qui étoient avec lui , ils s'arrêtèrent aussi et assez proche les uns des autres ; lors monsieur de Villeneuve, nommé la Guarde, que
cBAmn Cf. SM
monûsnr de CasUèsaut reoommt fort biea à la parole, cria plusieurs fois : Tùurtums erdonnom^ car ils ne anU que sepêl sans qu'il fes y pût jamak obliger, tant it y a d'apparmce que la peur les avoît saisis, et s'ils eussent tourné, c'est sans doute qu'ils les auroient bien mis en peine, et penl*ètre eussentils pu faire ans» grand échec sur toutes leurs trou* pes qu'ils anroknt toutes trouvées débandées, uncfaaonn s'amusant à poursuirre et à tuer les fuyards. Finalement monsieur de Miremont conti^ nna son chemin, et monteur de Castelnaut après avoir fait rendre grâces à Dieu (par monsieur de Laurec de Baccalan qui fit la prière), de la victoire et du bon succès qu'il hii avoit donnés ' , se retira
< Lirfftoriêii Dupieh attrilme la défaite de la Noblesae et de la eommone qui s'étoit aonlevée dea tnyironi de VUIeneuye, de CaMeneoil, MoDtpeiat, et autres lieai, et de la compagnie de cavalerie de M. de Miremotat de Cutelnau de Chalofie • qui étoieot Tenoet pour iecourir Grangea, à M. de Luaignan, et loi donne toat rbonneor de ce combat, ce qai est entièrement contre la yéritë ; car ni lui ni ceux qui étoient ayec lui à ce malheureux, petit siège ne s'étoient pas seulement prépares ni mis en état de s'opposer à eux , nonobstant rayis que H* de Castelnaut leur ayoH donné de leur tenue; car ayant que M. de Lusignan et ceux qui étoient en cette troupe ne sortissent du yiilage, cette populace et ceux qui étoient ayec eux, ayoîsnt été non^seulenent mis en déroute, mais entièrement déûiits; et il se peut dire en yérité que ni lui ni pas un de ceux qui étoient n sa compagnie n'anroient pas yu seulement un des ennemis en vie, s'ils u'ayo4ent été fata prlsonnierr, et que le dessein qu'ils ayofent eu sur Granges étoit seulement pour profiter du bled et des autres
Ênmif «tftiir ton Amok^ il roiamtn moamorée ïffl*y^" ot i^usÎMrs de œs autres meteieurt, et ifiprit que moBsieur de Toaneîiu avoit continué à poursuivre cette .infaoterie jusqu'au Temple ^ , et encore arec cela il vdidut voir s'il u'auroit pn besoin de êon assistance, nuûs il trouva la défaite œtière, car oomne vous le pouvei inuiginer ceux qui élDicnt dans le vUbpge de Giun^ » commencent à sortir, soit à pied soit à dieval, et voyant tout le monde en déroute «t s'enfîiyant, un chacun se hàtoitpouravoirpart à la défaite. Os en tuèrent un bonnonJxre, et il s'en trouva dans un petit clMonp jusqu'à quatre-vingts de morts: ils en firent ausa brûler plusieurs qui pensant se sauver, s'étoient retirés dans des gpranges, et les poursuivirent jusqu'au Temple. On faisoit état qu'il y en eut bien huit cents de morts; et de notre côté il n*y eut qu'un trompette qui étoit à monsieur de la Force et deux autres de blessés, ainsi que le capitaine
connoditéf fui 4t«tai dedaii, U priN es m UeiHà ne founst d'iiUfon revMir à noUe toM sort« d'vtiiité{ M c» liége crok élé AiMi piitiUe t M s'^nat pat fait gra^é mal 1« luM bi avirat, ai kt Ètàé§M B'éloiaiit an pka éUi oa la pranier janr qu'on laa ai^ «ttafiiéa. Mala laahinartaaa liTariaaatioaTaBialatt-iaBaa taaKBaotraa aau qu'il lav platt (iVéla d»M.dê €m»ulnmmt,)
i ht Taoïpla-aw-Lat» patil bourg du dëparlanaB4 da LoiP^ei^GaffOBM» à ma Uaua al dflula da (Sfmsn» •* à aBYlron dau Uaoai da Saiata^Umda.
LiUbertqmélcrftv^eomoDâtrardeToii^^ mm
Qumiqofitade devant le Temple^ qui lui p^ynk If MSi MoBfticrar de Ganelntut eut auiti la crête de •011 cisquâ emportée tan» qu'il eti g«nttt irim; il M ae fit de prieouiiadrt que fort peu et point de pefw sonnes de condition*
El aauB perdre de tempe monsieur de Gàrtelnaut atta Boouaor emu du château de Grangeg de se rendre, ce qu'ils promirent de &îre le lendemain matin) et ëcant tous de retour à Granges^ on fit mcare la prière publique pour rendre graœs à Dieu d'une si heureuse victoire*
Ceux du château 4e voyant donc hors d'eqpé-* rance d'être secourus» se rendirent le lendemain h Qompositiony la place fut remise entre les mains de monsieur de Lusignan, monsieur de Castelnaut s'étant retiré à 8(m quartier à la Parade pour de là s'approcher de Tonneins»
n fut trouvé dans ledit château de Granges pour plus de vingt mille écus de bled» outre la quantité de meubles d'étain et de cuivre; monsieur de Luslgnan s'appropria presque le tout sauf quelque peu de oe bled qui fut envoyé à ceux de Tonneiua durant le siège.
Après ce combat^ plusieurs de ceux qui étoient venus avec monsieur de Castelnaut» s'en retourné^
Mk MÊMaOBS DO MâlQQlS Ht CAtTIUIAUT.
reat chez eùx, sans qu'aucune {Hrière ou considé« ration put les en dëtourner^ ni par le besoin qu'on pourroit avoir de leur aseistance pour le seooun du BÎége de Tonneins^ ni tu les belles oecasions qui s'y pouvoieat rencontrer d'acquérir de rbonneur, rien ne put les obliger à rester.
Et Toilà un grand désavantage que reçoivent ceux de la R^ion qui n'ayant que des volontaires avec eux et sur lesquels on n'a pas un absolu. pou« voir, ne s'assujettissent qu'autant qu'il leur plaît.
Le combat de Granges fini, monsieur de Castelnaut voulut ravoir la cornette qu'il avoit prise, et se eonnoissant pas celui à qui il l'avoit donnée, il s'en informe ; mais il ne put avoir raison de pa^ sonne , et se doutant Inen que monsieurde Théobon s'en étoit saisi, il la lui fait demander; lequel dit ne savoir ce que c'ëtoit, et comme ils étoient éloignés de ce quartier, et que les uns et les autres étoient obligés de se rapprocher de Tonneins, monsieur de Castelnaut fut obligé d'attendre qu'ils se fussent rejoints.
- Ce qui étant venu à la connoissance de monsieur de la Force, et que monsieur de Théobon feisoit difficulté de la rendre, craignant aussi que cela ne causât de la division , il ordonna à monsieur de Castelnaut de. n'en parler pas, vu l'état des aflhires