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avec monsieur de Parabèrc , et ensuite on le con- îeos. duisit à la Mothe, terre de monsieur de Parabère, qui lui promit de travailler à ses affaires dès que monsieur de l'Aubonyère auroit été présenté et refusé.
Le sieur de la Force en donna avis aussitôt à sa Majesté , qui écrivit derechef et très-expressément à messieurs de Parabère et de Saint-Germain en faveur de la recherche du Baron de la Force.
Les lettres du Roi produisirent l'effet qu'on en pouvoit espérer, car madame de Saint-Germain voyant que sa fille avoit déclaré qu'elle n'épouseroit jamais le fils de son beau père, et satisfaite d'avoir eu la permission de lui faire faire sa recherche, ne le présenta pas ; ainsi la poursuite du Baron de la Force fut agréée , et il fut présenté par son père à la demoiselle de Saveille. Enfin, après plusieurs contestations assez longues entre les parents, tant sur le douaire de madame de Saint-Germain que sur ses jouissances depuis la mort de son premier mari, toutes choses se terminèrent avec l'agrément des parties , et le mariage ' du Baron de la
1 Ce mariage fit grand bruit dans le temps ; tout ce qui l'avait
précédé et l'intervention si directe et si prolongée du Roi étaient
bien de nature à attirer l'attention ; mais ce qui en avait été rapporté
jusqu'ici par les Mémoires contemporains se trouve plus ou moins
1608. Force et de l'hërilière de Saveille se fit au com-
1609. mencement de l'année; après quoi la Baronne de la Force s'en alla avec madame de la Force, sa belle-mère , en Périgord , et son mari se rendit à la Cour avec son père.
1607. Nous avons déjà dit les troubles que la Religion causa en Béarn, et comment les Etats se séparè-
1608. rent fort mécontents. A l'arrivée de monsieur de la Force les choses demeurèrent assez tranquilles; mais après qu'il fut parti, l'Évêque de Lescar poursuivit de nouvelles patentes pour obtenir l'entrée au Conseil et pour être payé du voyage qu'il avoit fait à la Cour, ce qui causa de grandes difficultés aux États qui se tinrent cette année. Le Roi écrivit au sieur de la Force que puisque les États n'avoient
inexact. Sully ( liv. 25, année 1G08) suppose que mademoiselle de Saveille avait été enlevée: « L'enlèvement d'une fille, dit-il, mit les la Force et les Saint-Germain aux couteaux. Saint-Germain le fils, qui étoit le ravisseur, mandé par le Chancelier, de la part du Roi, sortit de Paris au lieu d'obéir, et alla trouver son père, laissant le Roi dans la crainte qu'il ne découvrît chez les étrangers des ordres importants qu'il ne pouvoit ignorer avoir été donnés à la Force. » M. de l'Aubonyère sortait alors de l'Académie et était presque un enfant; le Roi ne témoigna nullement cette crainte dans les lettres qu'il écrivit sur son départ à 31. de la Force. Fontenay-Mareuil parle également du mariage du Marquis delà Force avec mademoiselle de Saveille; mais, quoiqu'il n'ait pas nommé les personnes, il est facile cependant de les reconnaître à travers la fable tant soit peu romanesque dont il a brodé cette bistoire. [Mém. de Fontenay-Mareuil , tome Ier, p. 74.)